Facile et agréable de se déplacer ?

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Après cette belle journée conviviale dans une ville apaisée et vivante – sans voiture et (presque) sans pollution et sans bruit – nous revoilà plongés dans les embouteillages et le smog bruxellois. C’est le moment de vous livrer l’index de la Mobilité urbaine établi par Politico. Il tente d’établir combien il est facile et agréable de se déplacer dans 20 grandes villes européennes.

Pas terrible pour Bruxelles dont les scores se retrouvent bien bas pour la plupart des critères retenus. Sur les 20 grandes villes nous nous retrouvons à la 15è place pour la qualité de l’air, à la 14è pour la congestion, à la 12e pour l’usage des transports en commun et à la 10è pour l’usage du vélo. La capitale de l’Europe est loin d’être un exemple pour les autres villes. Il reste du boulot.

Encore deux considérations sur la journée sans voitures.
– Quand oserons-nous la tester un jour de semaine « Au travail sans ma voiture » ?
Bruxelles champêtre, une des animations phare de la journée sans voiture au parc Bruxelles était une bien piètre édition. emberlificoté dans un système de clôtures et de contrôles peu accueillant, elle comptait beaucoup moins de stands attrayants que les autres années et les prix de la plupart des dégustations n’étaient pas dignes d’un événement populaire : 8 € pour une crêpe au sarrasin, 5 € pour une petite soupe, 4 € le café et autant pour une bière …

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Un autre regard

Si vous vous baladez au centre de Bruxelles ce WE, regardez vers le haut.

Bien cachés sur les immeubles, vous pourrez remarquer des statuettes de l’artiste espagnol Isaac Cordel. Elles font partie du Détours Festival dédié à l’art urbain et au hip-hop.

Vous en trouverez notamment à proximité de la Bourse, de l’AB et dans la rue des Bouchers. Sinon, voyez ses œuvres ICI et LA.

 

 

Sodas: les producteurs prennent le politique de vitesse

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Voilà des années que Communautés flamande et française sont conscientes de l’incitation à la consommation de sucres que représentent les distributeurs de sodas dans les écoles. C’est pour d’évidentes raisons de santé publique qu’elles devaient mettre fin à cette situation. La Flandre le prévoyait pour 2020 et la Communauté française ne s’était toujours pas prononcée sur une date …

Plus besoin de le faire, vu que la presse relate l’engagement que vient de prendre la fédération sectorielle – qui regroupe entre autres les marques Coca-Cola, Fanta, Oasis, Schweppes et Sprite – sera mis en place progressivement dans les 28 Etats membres de l’UE. Fin 2018, la vente de boissons sucrées dans les écoles secondaires devrait définitivement faire partie du passé.

Restent les friandises bourrées de sucres, de sel ou de graisses qui n’ont pas leur place à l’intérieur les écoles et dont les producteurs n’envisagent ni de limiter la vente, ni de proposer des alternatives. Le politique va-t-il légiférer à ce sujet ?


 

 

 

 

 

 

Foto: AFP

Mobilité: la Maire de Paris sur la sellette

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Suite aux embouteillages parisiens quotidiens, l’association française des automobilistes vient de publier le numéro de téléphone direct d’Anne Hidalgo et invite les 40 millions d’automobilistes à l’appeler pour lui dire ce qu’ils pensent de sa politique de Mobilité, vu qu’elle ne répond pas aux demandes de l’association, à qui elle n’a aucune concession à proposer.

 

Vous verrez qu’il est intéressant de comparer la description de la situation et les réactions de journaux comme Challenges ou Le Parisien qui se doivent d’épargner leurs lecteurs motorisés et puis celles de CityLab qui depuis Washington commente la situation vue avec les lunettes d’un journal en ligne  » dedicated to the people who are creating the cities of the future—and those who want to live there « .

 

 

Bruxelles paralyse tout le pays

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C’est De Tijd  (aimablement traduit pas Daardaar) qui l’affirme – au propre comme au figuré – en prenant l’exemple d’une canalisation bruxelloise mal entretenue « qui a paralysé la circulation ferroviaire au cœur de l’Europe ». Le journaliste Wim Van De Velden n’en reste pas là, il fustige aussi les strictes normes de bruit du gouvernement bruxellois qui menacent l’aéroport de Zaventem « Bien loin du fédéralisme de coopération, nous nous situons ici dans le cadre d’un fédéralisme de lutte politique qui asphyxie de plus en plus l’économie belge ».

Suit alors une description illustrée du système institutionnel francophone surréaliste à l’usage des Flamands qui donne à réfléchir. «  Imaginez qu’il y aurait, en Flandre, deux gouvernements flamands. L’un se chargerait de prendre des décisions économiques douloureuses et l’autre serait responsable de l’enseignement et de la culture. Et ces deux gouvernements seraient formés de coalitions différentes : par exemple, on aurait la N-VA et le CD&V dans le gouvernement économique et le sp.a avec le CD&V dans le gouvernement de l’enseignement. Et on aurait également pas moins de quatre ministres responsables de l’enseignement : deux socialistes et deux chrétiens-démocrates. Surréaliste ? Inimaginable ? Pas en Belgique francophone, après le coup d’État à moitié manqué de Benoît Lutgen. »

Et le journaliste de conclure : « La Belgique francophone s’enfonce politiquement dans le sable mouvant, l’histoire du confédéralisme imaginée par la N-VA s’écrit toute seule. Le chaos politique au sud du pays prouve pour la énième fois que la situation actuelle n’est plus tenable ».