Un autre regard

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Des citoyens parcourent la ville en compagnie d’un photographe professionnel et photographient ce qui les frappe. L’expérience fut menée au quartier Nord, à Cureghem et au Parc d’Egmont. Une dizaine de tirages de ce projet-pilote appelé « *Atelier de Regards Photographiques* » sont visibles à la Galerie Hic au 51 rue Rodenbach à Forest (station Albert) jusqu’au 21 avril.

Si vous voulez en savoir plus sur cette initIative de Bruno D’ALIMONTE, un lecteur du blog qui anime  » SOCIALCONCEPT images are poems « , vous pouvez vous rendre ICI ou visionner une petite vidéo d’une minute et une autre plus détaillée.

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Tous bilingues ?

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Ce n’est pas la première fois que nous abordons la question de la maîtrise des langues à Bruxelles. Cette fois c’est L’Echo qui y consacre un éditorial. Selon la journaliste, parmi les chercheurs d’emploi, seuls 7% maîtrisent l’autre langue nationale, alors que la moitié des offres d’emplois disponibles à Bruxelles exigent la connaissance d’une autre langue – et de préférence le néerlandais. La navette a encore de beaux jours devant elle pour occuper une part importante les 700.000 emplois générés par Bruxelles.

Bruxelles, capitale d’un pays d’un pays bilingue – et même quadrilingue si on y ajoute l’allemand et l’anglais – se doit de faire de l’apprentissage des langues une priorité absolue. L’enseignement dispensé à Bruxelles par les deux Communautés n’a jamais été à la hauteur de ce défi. Les jeunes Bruxellois, qui ont passé obligatoirement 9 ans à apprendre la seconde langue nationale, en sortent rarement bilingues. Où sont les classes d’immersion ? Où sont les « native speakers » pour les cours de néerlandais et de français ? Reste aux parents francophones d’inscrire leurs enfants dans des écoles néerlandophones, avec tous les problèmes que cela commence à poser dans des classes où les enfants néerlandophones finissent par se retrouver en minorité.

Le pacte d’excellence avait laissé entrevoir une solution, mais selon L’Echo,  » les ambitions affichées ont été revues à la baisse, faute de moyens, et sous la pression des syndicats craignant de voir la charge de travail augmentée. L’apprentissage de deux langues en parallèle sera repoussé d’un an ». Va falloir agiter la sonnette d’alarme.

Bruxelles: une vraie page blanche

billet invité: une carte blanche d’Henri Simons

En marge du débat « En finir avec la Ville de Bruxelles ? » vous trouverez ICI le point de vue d’Henri Simons, ancien premier échevin de Bruxelles Ville. Il se dit partisan d’une page blanche, mais alors vraiment blanche !

Il se demande « comment imaginer une ville sans son hinterland, sans son aéroport, sans son périphérique, sans ses habitants les plus aisés, sans les zones industrielles situées à Diegem, à Zaventem, à Vilvorde, et avec un schéma de mobilité ou une gestion de la sécurité artificiellement divisés ? ». Pour lui, revoir les frontières régionales est un préalable indispensable, sans pour autant revoir le tracé de la frontière linguistique qui susciterait des débats inextricables. On peut cependant imaginer que les provinces du Brabant wallon et du Brabant flamand, ne se résoudront pas facilement à laisser partir leurs habitants les plus fortunés vers la Région de Bruxelles …

C’est ensuite seulement qu’il aborde la question du nombre de communes, de leur composition, de leurs compétences face au « pôle central » que doit être la Région. Et pour finir, il estime qu’avec les 20 % du Produit national brut qu’elle génère, la dotation de la Région doit être revue, afin de lui permettre d’assumer ses responsabilités au profit de tous les citoyens de la Région et du pays.

Art ou vandalisme ? un débat

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Des graffitis apparaissent régulièrement sur les murs de Bruxelles. Ils interpellent. Réjouissent. Révoltent. Révèlent une culture de la rue. La peau des murs. Distinction entre tags – simples signatures qui marquent un territoire – et graffitis. Expression artistique ou vandalisme ? A chacun de juger.

Bruzz y a consacré plusieurs reportages, entamés suite à l’opération de nettoyage des pierres bleues de l’Albertine … aussitôt ré-envahies. La situation n’est guère meilleure à la place Flagey, ni près de la Grand-Place, où elle scandalise des citoyens et des visiteurs. Les autorités s’interrogent. Bruzz tente de faire le point et donne aussi la parole à Ptirik, artiste de rue.

Côté pragmatique, certaines communes – comme Bruxelles Ville – mettent à l’amende les propriétaires qui n’effacent pas les tags sur leur façade, sauf s’ils avertissent le service qui se charge de venir les effacer, avec décharge écrite du propriétaire. A Woluwé Saint-Lambert, même stratégie : responsabiliser le propriétaire, lui venir en aide, mais seulement une fois. Ensuite, il lui incombe de mettre un vernis anti tag  et de les effacer lui-même, sous peine d’amende de 500€.

 

Bruxelles accueille ses visiteurs

Les visiteurs qui débarquent ou embarquent à Bruxelles en TGV sont reçus au sec dans le hall et les salons d’accueil du Thalys ou de l’Eurostar à la gare du Midi.

Ceux qui arrivent ou quittent Bruxelles en bus économique sont accueillis en pleine rue, pas même un abribus, ni une toilette pour attendre le départ sous la pluie au Nord comme au Midi.

Une  discrimination intolérable qui perdure.
Qu’en pensent Rudi Vervoort – ministre du Tourisme – et visitbrussels en charge de la promotion de Bruxelles ?