Happy Monday : Une source d ‘énergie gratuite et durable

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Sous nos pieds circule de la chaleur à température constante (10 à 12°C), source d’énergie inépuisable. La géothermie permet de l’exploiter. Mais pour cela, il est nécessaire de connaître les propriétés de ce sous-sol. A Bruxelles, le projet « Brugeo » s’y atèle, afin de valoriser au mieux cette ressource qu’ils décrivent ICI. Les quotidiens  Le Soir et Bruzz y consacrent aussi un article.

En Wallonie et en Flandre, des particuliers ont déjà fait appel à la géothermie « basse température ». En forant des puits de faible profondeur (entre cinq et 200 mètres), ils y puisent l’énergie qui par l’intermédiaire d’une pompe chaleur, permet d’assurer le chauffage de leur habitation en hiver ou son rafraîchissement en été en évitant l’usage énergivore de l’airco. A Bruxelles, des îlots et même des quartiers pourraient recourir à cette source inépuisable d’énergie. L’investissement est important mais très rentable à l’usage. Des entreprises bruxelloises se sont équipées avec succès et quelques particuliers s’y sont déjà lancés selon L’Echo.

Nous avons interrogé Bertrand Waucquez, consultant énergie de la Vlaamse Confederatie Bouw, dont nous retenons un certain nombre d’informations pratiques qui rendent le projet réaliste.
– pour parler des aspects bruxellois contacter Estelle Petitcler ici epetitclerc@naturalsciences.be
– pour des idées, le champion de la débrouillardise c’est Jacques Vercruysse à contacter ici info@geo-green.be 
– pour le dimensionnement des installations, voilà le site de référence (NL)

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Tous trilingues

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 » Tous trilingues «  c’’est ce que souhaitent les promoteurs du Plan Marnix pour Bruxelles. Et même quadrilingues, pour ceux et celles qui n’ont ni le français, ni le néerlandais, ni l’anglais pour langue maternelle. Bert Kruismans, bien connu des deux côtés de la frontière linguistique en parle ICI  avec humour et réalisme. Etre plurilingue constitue évidemment un précieux sésame professionnel et relationnel dans une métropole internationale comme Bruxelles

Pas évident cependant lorsque l’on constate que notre Région manque de professeurs de néerlandais et que les Communautés ne sont toujours pas arrivées à échanger leurs enseignants pour disposer de vrais native speakers qui dominent la langue et la culture. Quant aux classes en immersion, leur nombre est toujours (très) réduit à Bruxelles.

Le Plan Marnix organise  une rencontre pour faire le point  sur ce qui a été fait, sur ce qui peut et doit encore être fait, sur les obstacles rencontrés et sur les objectifs pour l’avenir.  On y entendra Guy VANHENGEL, Marie-Martine SCHYNS, Brigitte GROUWELS, Hilde Crevits et Rudi VERVOORT qui seront interpellés par Mathias DECLERCQ (Bruzz), Véronique LAMQUIN (Le Soir) et Grégor CHAPELLE (Actiris).

Cela se passera place Royale 2, dans la Salle des Guichets, le jeudi 22 février de 17h30 à 19h. C’est gratuit, mais inscription obligatoire ICI.

La revitalisation de la ville

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Peu après sa naissance, la Région s’est lancée dans un vaste projet de revitalisation de ses quartiers anciens, en visant à la fois leur réhabilitation physique, leur dynamisation sociale et économique. Avec la collaboration de l’Etat fédéral (Beliris) et des communes, elle a créé les « Contrats de quartier » aujourd’hui appelés  » Contrats de quartier durables «  dotés de budgets considérables de l’ordre de 25 millions par contrat et censés donner forme à la ville.

A l’occasion des 25 ans d’existence ce programme – qui compte plus de 20 contrats principalement situés sur Bruxelles Ville  – le Centre international pour la Ville, l’Architecture et le Paysage (Fondation CIVA) s’est lancé dans un travail de recherche et de réflexion autour de la politique des contrats de quartiers bruxellois. Ce travail se concrétise par une exposition qui se tient au CIVA jusqu’au 15 avril et qu’il sera intéressant de découvrir, malgré le nom peu engageant de « Operational Aesthetic », suivant une habitude nouvelle et discutable qui privilégie l’anglais pour ne pas devoir utiliser le français et le néerlandais.

En faisant des communes les maîtres d’œuvre de ces projets de revitalisation, certains estiment que la Région a largement perdu la maîtrise des opérations et les communes se sont parfois avérées peu équipées pour les piloter. De multiples changements d’échevins, des fonctionnaires peu habitués à gérer ce genre d’opération et des bureaux d’étude pas toujours au fait de la situation ont été cause d’importants retards, de pertes de budgets et de communication pas toujours aisée avec la population « bénéficiaire » parfois victime d’excès de gentrification. Pas sûr que l’exposition aborde cet aspect des choses. On en reparlera.

 

Non assistance à personnes en danger

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Une bonne nouvelle Mobilité (celle de lundi) peut en cacher une mauvaise …

La  Région est en charge de la qualité de l’air que nous sommes contraints de respirer et cette qualité est médiocre, voire dangereuse. L’Echo annonce qu’une étude poussée de l’université de Gand vient de démontrer que les particules fines et les émanations de dioxyde d’azote dues au diesel ne se contentent pas de causer des problèmes respiratoires mais ont un impact presque immédiat et parfois mortel sur les infarctus du myocarde.

L’instauration de zones de basses émissions – mises en place à Bruxelles par Céline Fremault – sont un pas dans la bonne direction, mais absolument insuffisant pour régler la situation, comme le précise l’article publié par l’Atelier de Recherche et d’Action Urbaine (ARAU).

Là, on n’en est. plus à une question de confort ou de qualité de vie, mais bien dans une situation d’intoxication mortelle qui peut condamner de nombreuses personnes. Un lecteur nous demande si la Ministre ne pourrait être poursuivie pour non assistance à personnes  en danger ?

Echapper à la taxe sur immeuble à l’abandon ?

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Cette taxe annuelle a été instaurée par la Région et par certaines communes pour  lutter contre les immeubles à l’abandon et la spéculation. Elle se base sur  la largeur de la façade multipliée par le nombre d’étages et se montre assez dissuasive en vue de pousser les propriétaires à remettre leur bien sur le marché après rénovation ou à vendre.

Depuis peu – à Londres mais aussi ailleurs – des sociétés dites « de gardiennage »  (Property Guardians Companies) recrutent des individus qui peuvent loger à bon compte dans des maisons abandonnées en échange d’une surveillance du bâtiment. Cela permet aussi au propriétaire d’échapper à la taxe, vu que l’immeuble est « occupé « .

On se trouve aussi face à une zone grise de la loi, qui laisse les bénéficiaires de ces «  logements » complètement démunis  face aux conditions imposées, à l’absence de préavis d’expulsion et parfois même sans eau ou sans possibilité de se chauffer. CityLabt en dit plus, mais il est manifestement urgent de réglementer cette nouvelle pratique.