S’en aller vivre dans le ciel

Courtesy Safdie Architects

 » Dans des villes denses comme Chongqing en Chine, il n’y a pas de place pour de grands parcs publics, nous devons donc élever des gratte-ciel horizontaux « , a déclaré l’architecte Safdie au Guardian. Nous connaissions déjà  » le restaurant dans le ciel « , maintenant il s’agit de se détendre, de se baigner et même de vivre dans le ciel, pour ceux qui peuvent se le permettre et s’y retrouver entre eux. Curbed consacre un reportage impressionnant à cet exode de la terre, à cette fuite vers le ciel.

S’en aller vivre dans le ciel est vu par l’auteur comme une sorte d’abdication de notre responsabilité face à un paysage urbain, qui peut aller jusqu’à rendre malade, qui s’est blindé jusqu’aux dents, ou qui désire simplement produire de l’argent rapidement. Le filtre que constitue la difficulté d’accès aux espaces aériens est-il précisément ce que leurs propriétaires cherchent ? (Oui). Que se passe-t-il au sol, quand ses occupants les plus riches le quittent ? (traduction libre).

Il conclut: C’est ma peur pour l’avenir de l’occupation du sol en général: la Terre devient un immobilier de second rang. Toute personne en ayant les moyens monte, restent ceux dont les yeux ne sont pas habitués à regarder vers le haut. N’abandonnons pas nos villes pour un confort individuel dans les nuages.

AFP/Getty Images

 

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2048: Bruxsel sous eaux

Le calme d’une ville immergée, des images d’une douce étrangeté, l’exposition de l’artiste Areti Gontras – formée à la Cambre – imagine Bruxelles en 2048, après la fin de l’humanité.

Une véritable bande dessinée baroque représente le moment du choc, tandis que les vitraux évoquent le retour du calme après le réchauffement climatique, les ruines romantiques d’une ville désertée les pieds dans l’eau.

C’est à la chapelle de Boondael à Ixelles, seulement aujourd’hui et demain de 14 à 19 heures.

S’interroger sur le choix des langues

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À Bruxelles, la deuxième langue enseignée par l’école est nécessairement le français – ou le néerlandais – avec les résultats que l’on connaît pour le néerlandais et que l’on attribue généralement à un enseignement dénué d’attrait, trop souvent dispensé par des professeurs francophones qui peinent à communiquer la richesse de la culture flamande et font face à la résistance de certains élèves qui préféreraient apprendre l’anglais, à une époque où jeunes francophones et néerlandophones communiquent de plus en plus en anglais.

La VRT publie le résumé en français d’une émission consacrée au désamour des francophones pour la langue néerlandaise, parlée par la majorité des citoyens du pays. Si en Flandre, le français est obligatoirement la seconde langue, en Wallonie les lycéens  ont le choix et seul 1 étudiant sur 3 choisit le néerlandais comme deuxième langue, contre 2 sur 3 il y a seulement 8 ans. Faudrait-il imposer le néerlandais comme seconde langue, vous lirez l’avis d’un prof d’unif, qui pense que ce qu’il faut c’est rendre le néerlandais plus attrayant. Henri Sagot disait: on n’apprend pas une langue que l’on n’aime pas. Un professeur de français de Flandre livre aussi son expérience.  » Notre aversion pour les francophones et la bourgeoisie n’a-t-elle pas pris des proportions telles que nous avons jeté d’un coup aux orties une culture qui a contribué à façonner notre éducation pendant des siècles ? « . Gazet Van Antwerpen écrivait déjà il y a 4 ans: les universitaires flamands obtiennent un score moyen de 35,9% en français en début de première année, le plus mauvais score jamais enregistré. »

À Bruxelles, où en sommes nous avec les écoles en immersion ? A quand des professeurs de néerlandais et de français native speakers ? Quand l’apprentissage ne s’arrêtera-t-il plus à la grammaire et à l’orthographe pour englober la culture dans laquelle baigne la langue ?

L’imMobilité à nos portes

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La Libre de samedi annonce un 7 sur10 pour le gouvernement Michel de la part du patronat, mais avec des mais: pas assez de réduction des contributions patronales et surtout un déficit en matière de Mobilité.

« Les grandes villes comme Anvers et Bruxelles sont parmi les plus embouteillées d’Europe et l’offre de transports en commun, de parkings alternatifs, bref, de solutions durables pour le moins réduites. De grandes sociétés ont décidé de ne pas investir en Belgique en raison d’une politique de Mobilité déficitaire. Le ministre Bellot l’a récemment reconnu. »

Dans le même temps, L’Echo titre:  “Taxation des voitures de société: le gouvernement rassure”. Rassure qui ? La Fédération de l’Automobile (Febiac), qui se réjouit du report (au moins après les élections …) d’une fiscalité plus lourde pour les véhicules de société.
ll semble ne se trouver personne pour confronter les deux articles. La fluidité du trafic ne se retrouvera pas grâce à de nouvelles routes, tunnels ou même lignes de métro, mais plutôt grâce à la diminution du nombre de trajets en voiture individuelle et en parkings gratuits, en particulier pour les voitures dites « de société » aux privilèges d’un autre temps. BXI donne la parole aux Verts, mais à la veille de plusieurs élections, le courage politique nécessaire pour désengorger Bruxelles et préserver la santé des Bruxellois manque, et particulièrement du côté du fédéral.

Happy Monday: on a nagé gare du Nord

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Vendredi dernier, la circulation était interdite autour du beau plan d’eau de Tapta au boulevard Roi Albert II et les nageurs étaient les bienvenus pour la journée. Une initiative de Pool is Cool, une association qui milite de toutes les manières en faveur de trempettes en plein air dans Bruxelles.

The Northbeach a connu son succès malgré le temps, avec ses transats, son bar et ses nageurs rassemblés à ce carrefour généralement encombré. Libéré des voitures et du bruit, cet espace s’est rempli de vie, de cris et de bonheur. Dès qu’il fait beau, Bruxelles se met à rêver d’une piscine en plein air. Après le plan d’eau du Marché aux Poissons, c’est celui de la Gare du Nord qui révèle cette attente des Bruxellois.

Pascal Smet l’a évoqué à plusieurs reprises au bord du canal, sans jamais être suivi. Même la piscine sur une péniche n’a pas trouvé assez de supporters. Quelques jours de canicule pourraient peut être redonner vie à ce beau rêve ? En attendant quelques photos sur BX1 une belle petite video sur Bruzz.

photos Pool is Cool