Archives pour la catégorie Urbanisme

Happy Monday: les Bruxellois veulent une ville plus verte

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Le futur de Bruxelles sera vert ou ne sera pas. Ce n’est pas la victoire des femmes et des hommes politiques d’Ecolo que je salue, mais la victoire d’un avenir plus sain et plus durable que ce parti met en avant. Alors qu’aux communales on vote pour des gestionnaires, ici les Bruxellois ont voté massivement pour un programme, pour une politique. Il est particulièrement réjouissant et rassurant de constater cette victoire saluée par la presse au lendemain du rapport alarmant du GIEC.

La plupart des communes vont devoir mettre davantage de vert à leur programme, pas seulement des espaces verts, mais surtout une meilleure qualité de l’air, des chaussées plus sûres, des itinéraires protégés pour des cyclistes quotidiens, des circuits plus courts et équitables pour l’alimentation et un contrôle constant des effets sur l’environnement des décisions à prendre. C’est une grosse responsabilité pour ce parti s’il veut confirmer son score aux régionales, aux fédérales et aux européennes de mai prochain. L’Echo interroge:  Les écologistes pourront-ils transformer « le signal de l’électeur » en prise de pouvoir? Quelle sera la durabilité de ce rebond vert ? Dans son édito, Le Soir y voit un avertissement aux partis traditionnels.

Le virage à droite et le populisme annoncés ne se sont donc pas confirmés. Le nationalisme prôné par la N.VA n’a pas séduit l’électeur bruxellois manifestement plus mûr et plus prudent que les politologues et les sondages ne l’envisageaient.

Mon billet sur les réactions rapides de Paris et de Tokyo suite aux canicules était programmé pour ce lundi, il paraîtra demain, en illustration de cette vague verte qui a déboulé sur notre Happy Monday.

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La renaissance du Conservatoire

© vzw Conservamus

Cette fois, ça y est, le master plan est approuvé et apprécié. C’est une société anonyme a finalité sociale qui prendra le chantier en charge. Elle est composée des communautés française et flamande et de Beliris au fédéral. La Régie des Bâtiments leur a vendu le Conservatoire pour 1 euro symbolique. Elles mettront chacune 20 millions pour couvrir le programme de restauration et d’extension du bâtiment de Cluysenaar qui se chiffre à 60 millions d’euros. Tous les détails sont ICI.

Si les 20 millions déboursés par Beliris pour entretenir un bâtiment appartenant au fédéral pouvait sembler singulier, aujourd’hui que le bâtiment revient à Bruxelles et aux deux communautés qui y enseignent, la situation se normalise. L’asbl Conservamus, qui s’est beaucoup impliquée pour faire avancer ce dossier et à même sollicité la contribution des Bruxellois pour refaire tous les châssis d’un bâtiment appartenant au fédéral, gardera un oeil attentif sur l’exécution des décisions prises.

Ne croyez pas voir des ouvriers dès demain. Didier Reynders envisage le début des travaux pour 2023, vu les études approfondies à réaliser, les permis à obtenir et les appels d’offre à lancer. Le projet de l’association Origin-A2RC architects-FVWW relie les bâtiments de la rue de la Régence à ceux de la rue aux Laines par une sorte de rue intérieure qui créera le lien entre les deux parties et permettra l’installation d’un jardin intérieur propice aux rencontres pour les étudiants et les visiteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Happy Monday: une nouvelle place Royale

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La place Royale est la  » Grand-Place «  du haut de la ville. Elle mérite d’être mise en valeur, de jour comme de nuit et de se réconcilier avec les piétons. Une rénovation en discussion depuis 20 ans. Beliris vient de présenter un projet en Commission de Concertation, ce 26 septembre. Une occasion pour la société civile de découvrir les plans et de donner son avis sur un projet à propos duquel elle n’a nullement été impliquée. Les interventions furent nombreuses, riches et constructives. Un magnifique exemple d’intelligence collective.

Les intervenants constatent que la place est un lieu de passage et non un lieu de destination. Le projet présenté ne modifie en rien cette situation. Il fait d’une laide place stérile, une belle place stérile. L’asbl Quartier des Arts fait une proposition alternative très détaillée et illustrée que vous découvrirez ICI. Toute la place est piétonne dans l’esprit de la place Vendôme à Paris. Le tram et les automobiles sont invités à la traverser avec juste l’espace nécessaire, mais rien de plus. De nombreux intervenants soutiennent ce projet alternatif. Les tenants d’un classicisme plus formel comme l’ARAU ou Mont des Arts s’y opposent. Il est aussi proposé de placer le prince de Ligne au centre de la place du siècle des Lumières et d’offrir la statue de Godefroy à Bouillon ou a Baisy-Thy ou Boulogne, dont il serait natif.

Des intervenants demandent également de retirer les feux rouges pour en faire un vrai rond-point avec large marquage pour les passages piétons. Marie-Laure Roggemans, de l’asbl Mont des Arts, suggère que les vitrines soient utilisées et animées. Des bancs et des terrasses devraient être placés pour inciter à la détente et à la flânerie.

La Commission de Concertation devait remettre son avis vendredi dernier, mais la décision est reportée … faute de consensus. L’espoir de ne plus voir les piétons cantonnés sur des trottoirs rectilignes reste à portée demain, si la Commission ne s’en tient pas à une conservation historique rigide, que même Paris a abandonnée pour rendre la place Vendôme aux piétons et lui redonner vie.

Projet Quartier des Arts suivi par les plans de Beliris et de la place Vendôme à Paris.

Ci-dessous, le projet Beliris avec trottoirs rectangulaires élargis.

Plus bas, la place Vendôme à Paris, entièrement piétonne avec une voie de circulation centrale et une simple desserte locale autour de la place.

 

Gagner le grand défi de la mobilité ?

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J’ai testé la nouvelle ligne de tram 9 vers Jette – directement accessible en souterrain depuis la station Simonis/Elisabeth – et j’en suis revenu convaincu par la formule tram en site propre qui offre une ponctualité et un confort dignes d’une ligne de métro, mais avec un coût de construction, des délais et des frais d’entretien, bien plus limités, si l’espace en surface est disponible. Je relate cela, parce que certains rêvent (naïvement ?) d’un réseau métro à la parisienne, pour résoudre nos problèmes de mobilité. Tout simplement impossible à financer et à rentabiliser pour une ville qui ne compte qu’un bon million d’habitants, dispersés sur un territoire plus grand que Paris, sans compter les nombreuses années nécessaires pour le construire.

Brussels Studies vient de publier à ce sujet une recherche fouillée de Vincent Carton dont la DH publie un résumé transmis par un lecteur. L’étude éclaire le débat sur les choix possibles: faut-il investir dans une ligne de métro entre Albert et Bordet ou investir ces moyens dans le réseau de surface avec extension du réseau au moyen de lignes à « haut niveau de service », protection (et même priorité) des trams et bus vis-à-vis des véhicules individuels et amélioration des fréquences ? Une réponse : « Bruxelles gagnera la bataille de la mobilité si elle continue à diversifier son offre en surface et en souterrain ».

Extraits. « A court terme, la demande (croissante) de déplacements ne peut être rencontrée ni par la voiture privée sur des voiries saturées aux (longues) heures de pointe, ni par les trams et bus (englués) dans ce trafic, ni par le métro dont l’extension prendrait énormément de temps ». Il faut donc prôner des investissements plus systématiques dans les réseaux (protégés) de bus et de tram. Mais favoriser les réseaux de surface nécessite plus de courage politique pour des arbitrages entre intérêt général et intérêt local, tout le monde n’étant pas forcément heureux de voir passer un tram ou un bus devant chez lui. « Les défis à rencontrer sont complexes vu l’offre de stationnement (souvent gratuit) dans les zones d’emploi, le faible coût perçu de l’usage des transports individuels et une politique fiscale avantageuse pour l’automobile. Cela rend les politiques de transfert entre modes de déplacement aléatoires, y compris en faveur du futur RER. Bien sûr, le vélo prend progressivement sa place et la voiture partagée et le covoiturage permettent de réduire les besoins d’espace du transport privé ». Mais est-ce bien suffisant ?

Happy Monday: les Bruxellois ont pu se passer de voiture

Comme chaque année, le soleil était de la partie et les Bruxellois n’ont pas boudé leur plaisir de reconquérir leur ville. Jamais vu autant d’enfants, ni autant de vélos du dimanche.
Les médias vous auront déjà tout dit à propos de cette journée de repos pour la planète.
Je me contenterai donc de vous livrer trois découvertes dominicales.

Dans les quartiers, peu d’activités organisées, mais la vie y revient spontanément et les enfants accourent de partout, dès que les voitures dégagent la chaussée.

Des groupes d’action citoyens sont venus nombreux ce dimanche pour affirmer leurs vérités.
Ici la prestation silencieuse d’ Anonymous for the Voiceless.

Vivaqua se lance aussi dans la protection de l’environnement en nous conseillant – comme Test Achats – de boire l’eau du robinet, parfois plus saine que l’eau en bouteille … grande consommatrice de plastic. Une cruche d’eau placée dans le réfrigérateur élimine l’odeur de chlore en 2h et quelques feuilles de menthe fraîche ou de verveine, et pourquoi pas quelques gouttes de citron, achèveront de la rendre agréable à boire.