Archives pour la catégorie Urbanisme

Le bus high-tech du futur

Le patron de la STIB n’en a pas parlé hier. C’est Citylab qui l’a repéré, mais est-ce bien un bus ?
Il tient à la fois du train sans conducteur, du tram sans rails et du bus électrique. Ses capteurs repèrent le tracé de l’itinéraire marqué par une simple peinture sensible. Il fonctionne déjà sur 3,2 km dans la ville de Zhuzhou en Chine qui en dit plus ICI.

Outre la Chine, on s’y intéresse déjà dans plusieurs villes du monde dont Miami.

Bruxelles dispose-t-elle de suffisamment de larges boulevards pour l’implanter avec succès ? On aurait pu l’imaginer sur des boulevards comme Lambermont ou Reyers, tout comme sur l’avenue de la Woluwe, où l’option tram classique a été préférée.

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Quel tourisme pour Bruxelles ?

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Quand on mesure les difficultés auxquelles les habitants de Berlin, Venise, Amsterdam ou Paris sont confrontés, il est temps de s’interroger sur le type de tourisme que Bruxelles doit développer. La nouvelle échevine du Tourisme de la Ville de Bruxelles affirme ne vouloir miser que sur un tourisme de niche et non sur un tourisme de masse. Karine Lalieux estime aussi que les touristes doivent être mieux répartis dans la ville.  Pas évident quand elle est limitée au territoire de la commune de Bruxelles et qu’à ce sujet on n’entend pas beaucoup Rudi Vervoort, pourtant en charge du Tourisme à la Région.

Easyvoyage rapporte qu’Amsterdam vient de prendre la décision de refuser l’installation de tout nouveau commerce ciblant spécifiquement la clientèle des touristes. Cela va des boutiques de souvenirs aux bed & breakfast en passant même par les marchands qui vendent de la nourriture à consommation immédiate, comme le relate fort bien The Guardian. Il serait intéressant de voir comment Bruxelles pourrait s’en inspirer, malgré le principe acquis de la liberté du commerce.

La transformation de maisons affectées au logement en hébergements touristiques est aujourd’hui réglementée par la Région. Le cabinet de l’Urbanisme de la Ville nous précise que: si l’appartement ou le studio a une affectation – logement – il ne peut y avoir de permis airbnb ou chambre d’hôte. Le PRAS interdit expressément la suppression de logement. Très peu sont actuellement en règle d’un point de vue urbanistique. La Ville n’a rien contre les touristes mais n’est pas d’accord que l’offre de logement soit réduite alors que déjà insuffisante. Et Karine Lalieux d’ajouter : je ne veux pas demain que le Pentagone ne soit qu’un grand hôtel.

Une ministre de l’agriculture ?

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Oui, le gouvernement bruxellois compte une ministre de l’Agriculture dans ses rangs et c’est Céline Frémault qui en dit plus ICI. Ce qui pourrait ressembler à une plaisanterie, une utopie ou un rêve fou, commence à devenir une réalité: Bruxelles produit des fruits et légumes sur ses toits.

Le potager de l’Albertine reste un précurseur, mais voilà que coup sur coup, le projet Foodmet de l’Abattoir et la Ferme urbaine du Delhaize de Boondael viennent de passer du rêve à la réalité. On va pouvoir cueillir des légumes sur le toit de son supermarché et les payer à la caisse …

Sans toujours disposer de la certification « BIO », ces légumes cultivés dans de bonnes conditions reviennent souvent moins chers que les légumes bios. Tout qui possède un toit plat pourrait cultiver des radis, de la salade de blé et même des potirons pour Halloween s’il procède à un aménagement professionnel de sa toiture et de son arrosage automatisé. Un toit qui assurera aussi une bonne rétention d’eau, un isolant thermique efficace et qui piègera modestement du CO2. Potage-toit, comme La Grange en Ville et Bruxelles Environnement  en disent plus si vous voulez tenter l’expérience.

L’avenir de la Bourse est fixé

Si vous êtes intéressé par ce débat urbain qui a fait rage à Bruxelles pendant des mois, nous faisons le point. Après bien des discussions à propos de ce bâtiment emblématique et populaire, après une enquête publique, une pétition et la réunion de la Commission de concertation, un avis favorable vient d’être émis pour la rénovation de la Bourse et de son affectation à plusieurs fonctions dont le Belgian Beer World, des salles d’expositions temporaires, un accès à l’espace archéologique, des commerces et des sanitaires que vous pouvez visualiser sur cette vidéo de BX1.

Un avis favorable – mais assorti de plusieurs conditions – que vous trouverez ICI et qui sont commentées par la presse et des associations citoyennes ICI. Si vous êtes très curieux, vous pouvez aussi accéder ICI aux nombreux « considérant » qui relatent de nombreuses questions pertinentes soulevées par les participants à la réunion de concertation.

La Bourse est un bâtiment édifié avec de l’argent public et ne peut être privatisé. Le bourgmestre garantit que la gestion du bâtiment sera bien assurée par une structure dans lequel le pouvoir public sera majoritaire. La Bourse sera plus accessible qu’avant aux Bruxellois et aux visiteurs et la grande nef restera disponible pour des expositions temporaires comme aujourd’hui. Seul l’espace Beer World sera payant. Certains regrettent cependant que la question essentielle de l’affectation n’a jamais fait l’objet d’un véritable débat et craignent une disneylandisation du centre ville.

Démolir pour construire

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En ville, pour construire il faut démolir. Se pose la question de savoir ce qu’il faut conserver et ce qui peut être détruit. Hier soir, à la Tour Philips à De Brouckère, plus de 100 personnes s’interrogeaient sur le futur des constructions de l’après-guerre qui arrivent en fin de vie. Lesquelles doivent faire partie de notre patrimoine architectural ? Lesquelles peuvent être rénovées pour être affectées à d’autres fonctions ? Lesquelles doivent disparaître sans négliger la question des déchets et des milliers de camions qui vont circuler en ville pour les évacuer vers où ?

Pour ma part, il fallait conserver la Tour Martini, emblématique d’une véritable ville dans la ville avec son théâtre, ses logements, ses commerces, ses bureaux ses salles d’expositions avec parking et sa terrasse panoramique. Par contre, Ville et Région n’ont elles pas eu tort d’accorder à la Tour Philips le droit de rénover un bâtiment qu’on n’aurait jamais dû autoriser sur des boulevards haussmanniens ? Quant à des chefs d’œuvre, témoins de l’architecture de l’après-guerre, comme Glaverbel, la Royale Belge ou ING, ne devraient-ils pas être classés ?

Ce débat ne soulève-t-il pas aussi la question des possibilités de réaffectation qui devrait se poser dès les départ lors de toute nouvelle construction, lorsque l’on voit à quelle vitesse des constructions comme le parlement européen ou le temple de la KBC sont devenues obsolètes ou inadaptées ? La Région est-elle sérieuse lorsqu’elle favorise la construction d’immenses parkings de dissuasion dont la hauteur sous plafond réduite ne permettra aucune réaffectation quand la voiture individuelle appartiendra au passé ?