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Qui sont les personnes étrangères vivant à Bruxelles ?

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Et bien non, ce ne sont pas les Marocains en première position. Ils ont dû céder cette place au Français (15,2%) et la deuxième aux Roumains (9,3%). Les Marocains se retrouvent à la troisième place (9%). Parmi eux, un grand nombre n’apparaissent cependant pas dans les chiffres de l’Institut Bruxellois de Statistique et d’Analyse (IBSA) parce qu’ils ont obtenu la nationalité belge. La dépêche La Libre/Belga en dit plus.

La Ville-Région abrite 179 nationalités différentes. L’an dernier, 414.139 personnes vivant à Bruxelles avaient une nationalité étrangère. Parmi elles, 66% provenaient d’un pays européen (275.167 personnes). Hors UE, on retrouve principalement des Marocains (9%), des Congolais (2,1%), des Turcs (2,1%) et par ailleurs un groupe important de personnes ayant une autre nationalité non-européenne (20,3%).

Le tableau publié en annexe de l’article montre aussi la situation de l’emploi à Bruxelles:
– 363.656 Bruxellois travaillent à Bruxelles. 49.139 travaillent en Flandre, 21.905 en Wallonie et 5.005 à l’étranger.
– 220.446 Flandriens viennent travailler à Bruxelles chaque jour
– 124.810 Wallons viennent travailler à Bruxelles chaque jour
A en croire ces chiffres, sur les 708.912 emplois bruxellois, 363.656 sont occupés par des Bruxellois et 345.256 par des navetteurs venus des deux autres Régions.

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Tous trilingues

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 » Tous trilingues «  c’’est ce que souhaitent les promoteurs du Plan Marnix pour Bruxelles. Et même quadrilingues, pour ceux et celles qui n’ont ni le français, ni le néerlandais, ni l’anglais pour langue maternelle. Bert Kruismans, bien connu des deux côtés de la frontière linguistique en parle ICI  avec humour et réalisme. Etre plurilingue constitue évidemment un précieux sésame professionnel et relationnel dans une métropole internationale comme Bruxelles

Pas évident cependant lorsque l’on constate que notre Région manque de professeurs de néerlandais et que les Communautés ne sont toujours pas arrivées à échanger leurs enseignants pour disposer de vrais native speakers qui dominent la langue et la culture. Quant aux classes en immersion, leur nombre est toujours (très) réduit à Bruxelles.

Le Plan Marnix organise  une rencontre pour faire le point  sur ce qui a été fait, sur ce qui peut et doit encore être fait, sur les obstacles rencontrés et sur les objectifs pour l’avenir.  On y entendra Guy VANHENGEL, Marie-Martine SCHYNS, Brigitte GROUWELS, Hilde Crevits et Rudi VERVOORT qui seront interpellés par Mathias DECLERCQ (Bruzz), Véronique LAMQUIN (Le Soir) et Grégor CHAPELLE (Actiris).

Cela se passera place Royale 2, dans la Salle des Guichets, le jeudi 22 février de 17h30 à 19h. C’est gratuit, mais inscription obligatoire ICI.

La revitalisation de la ville

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Peu après sa naissance, la Région s’est lancée dans un vaste projet de revitalisation de ses quartiers anciens, en visant à la fois leur réhabilitation physique, leur dynamisation sociale et économique. Avec la collaboration de l’Etat fédéral (Beliris) et des communes, elle a créé les « Contrats de quartier » aujourd’hui appelés  » Contrats de quartier durables «  dotés de budgets considérables de l’ordre de 25 millions par contrat et censés donner forme à la ville.

A l’occasion des 25 ans d’existence ce programme – qui compte plus de 20 contrats principalement situés sur Bruxelles Ville  – le Centre international pour la Ville, l’Architecture et le Paysage (Fondation CIVA) s’est lancé dans un travail de recherche et de réflexion autour de la politique des contrats de quartiers bruxellois. Ce travail se concrétise par une exposition qui se tient au CIVA jusqu’au 15 avril et qu’il sera intéressant de découvrir, malgré le nom peu engageant de « Operational Aesthetic », suivant une habitude nouvelle et discutable qui privilégie l’anglais pour ne pas devoir utiliser le français et le néerlandais.

En faisant des communes les maîtres d’œuvre de ces projets de revitalisation, certains estiment que la Région a largement perdu la maîtrise des opérations et les communes se sont parfois avérées peu équipées pour les piloter. De multiples changements d’échevins, des fonctionnaires peu habitués à gérer ce genre d’opération et des bureaux d’étude pas toujours au fait de la situation ont été cause d’importants retards, de pertes de budgets et de communication pas toujours aisée avec la population « bénéficiaire » parfois victime d’excès de gentrification. Pas sûr que l’exposition aborde cet aspect des choses. On en reparlera.

 

La soif de comprendre

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Le futur de la ville sera bientôt dans les mains d’une nouvelle génération. Celle du smartphone, des médias sociaux et de l’Infodivertissement en continu. Celle aussi qui aura à affronter la raréfaction des matières premières, l’intelligence artificielle et la concurrence des robots qui sont déjà parmi nous.

Eux – comme nous – ont la soif de comprendre le monde et d’y trouver leur place. Cette soif de comprendre et d’apprendre les habite dès le plus jeune âge. L’école, la famille et la société se doivent d’entretenir cette soif fondamentale et de réfléchir à la nature de l’éducation à dispenser.

Au moment où c’et toujours la Communauté française qui se penche sur l’école de demain – y compris pour Bruxelles – n’est il pas temps de réfléchir à celle d’après demain ?  D’en revoir les objectifs ? De définir la formation des enseignants du jardin d’enfants à l’université permanente ? Le temps du politique c’est 5 ans, le nôtre ne doit-t-il pas voir plus loin ?

Pour ceux qui en doutent encore, voici une vidéo du reportage édifiant qu’Envoyé spécial vient de diffuser sur TV5 Monde à propos de l’intelligence artificielle et de Robots, meilleur des mondes.

Se rapprocher de son lieu de travail

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Un coup de pouce fi­nan­cier pour ceux qui fe­raient le choix de s’en­ra­ci­ner près de leur lieu de tra­vail, sans tou­te­fois pé­na­li­ser ceux qui, pour diverses rai­sons ne feront ja­mais le pas. C’est un des 11 projets retenus par L’Echo parmi les contributions élaborées par 11 chefs d’entreprises.

 » Les tra­vailleurs qui se rap­pro­che­raient de leur lieu de tra­vail lors­qu’ils achètent leur ha­bi­ta­tion fa­mi­liale, payeraient moins de droits d’en­re­gis­tre­ment et de pré­compte im­mo­bi­lier que ceux qui restent en périphérie « . Voilà un incitant qui pourrait convaincre ceux qui sont lassés de passer des heures au carrefour Léonard ou autres bouchons célèbres. Vous trouverez tous les détails sur cette formule inédite ICI.

Une manière aussi de tenter de ramener la classe moyenne en ville et de la faire contribuer au développement de la cité où ils gagnent leur vie. Mais ce n’est encore qu’un projet de la société civile …