Archives pour la catégorie Travail

Changer la ville

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Ils sont jeunes. Audacieux. Entreprenants. A travers différents rendez-vous et une plateforme Internet, le collectif Brussels Together réunit et encourage les initiatives qui visent à faire bouger Bruxelles. Selon ses fondateurs, c’est maintenant qu’il faut agir. Il n’est plus question d’attendre que les politiques enclenchent le mouvement, disent-ils dans un reportage de La Libre. Tous les premiers mercredis du mois, ils organisent une réunion dans un endroit différent – ce qui permet aussi de découvrir de nouveaux lieux -, et donnent la parole à trois groupes qui viennent présenter leur propre projet.

« Auparavant, on végétait, on attendait que le politique résolvent les problèmes pour nous et, du coup, rien ne bougeait vraiment. Mais aujourd’hui, avec les outils disponibles grâce au Web, on a tout ce dont on a besoin pour réaliser les projets qui nous tiennent à cœur. Avec le crowdfunding, on peut lever un budget, avec les réseaux sociaux, on peut véhiculer des idées et communiquer des directives. Il y a aussi plein d’endroits pour se réunir. Et de ce fait, on a plus besoin de subsides ou de demander quoique ce soit aux politiques. Tout ce qu’il faut, c’est de la coordination et savoir où se trouvent les ressources dont on a besoin.
C’est exactement cela que travaille le opencollective « BrusselsTogether ».

Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, si tu as envie de créer une nouvelle école, de faire de la méditation, d’aider les réfugiés, d’améliorer la mobilité, ‘just do it’! Le coût d’un nouveau projet ne peut plus être un frein. Au lieu d’en débattre, mieux vaut en faire l’expérience, tenter l’aventure, et voir si la sauce prend. Nous ne sommes plus dans un jeu où certains gagnent et d’autres perdent! A nous de créer un système où tout le monde est gagnant.« 

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Bruxelles : la capitale la plus internationale ?

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Londres, Paris, New York ou Sydney comptent un grand nombre d’habitants originaires de pays étrangers, sans doute davantage que Bruxelles. Mais en y regardant de plus près, Bruxelles est peut-être la seule capitale dont les habitants nés dans le pays sont devenus moins nombreux que les allochtones.

Les statistiques Bisa FOD Economie publiées par Bruzz montrent qu’entre 2000 et 2016 les Bruxellois nés en Belgique sont devenus minoritaires à Bruxelles: ils sont passés du taux de 59% à 44%. C’est un phénomène bruxellois, vu qu’en Belgique seul 1 citoyen sur 10 n’est pas né Belge.

Cela démontre l’attrait que Bruxelles exerce sur le plan international. Si un grand nombre de nouveaux Bruxellois se sont intégrés à la société d’accueil et contribuent à son développement, ce n’est pas le cas de tous et on ne peut pas dire que ce soit particulièrement grâce aux programmes d’intégration proposés par la Région ou à la formation assurée par nos écoles. Ce n’est parce que la plupart des ressortissants des pays hors Union Européenne acquièrent la nationalité belge – et même plus de70% parmi les personnes originaires du Maroc et de Turquie – que leur intégration est nécessairement réussie.

La Région et les Communautés ne peuvent continuer à être aussi peu actives en matière d’intégration et le temps compte.

 

 

 

 

Des travaux sans fin

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La saison d’été est aussi la saison des travaux, vu les vacances qui décongestionnent le trafic. Ils sont nécessaires et même indispensables, mais à Bruxelles ils s’éternisent. Parfois deux ouvriers sur un énorme chantier et à 16h plus personne, tout comme le WE. C’est insupportable.

Ce n’est pas comme cela partout. Il est des ville où on travaille en deux équipes. D’autres où le WE est mis à profit pour accélérer les travaux.

Mieux qu’un long discours, la photo ci-dessous montre un impressionnant effondrement de voirie à Tokyo et le même endroit 7 jours plus tard …

Limiter la navette

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A Bruxelles, un emploi sur deux est occupé par un navetteur, avec les problèmes de mobilité et de pollution que cela génère sans compter que les navetteurs ne contribuent pas à Bruxelles mais dans leur Région de résidence. Ceci dit, heureusement qu’ils viennent occuper les postes disponibles. Les Bruxellois ne sont pas assez nombreux, et parfois pas assez qualifiés ou assez bilingues pour les occuper tous.

Sur 100 personnes travaillant en Région Bruxelles-Capitale, salariées ou indépendantes, 51 à peine y sont vraiment domiciliées. Citydev vient de prendre une initiative : les employeurs basés sur des sites de la société de développement régionale pourront toucher une prime s’ils embauchent prioritairement des Bruxellois.

A l’inverse, vu son taux de natalité bien plus faible, la Flandre fait de plus en plus appel à des travailleurs bruxellois. Notre Région multiplie les aides pour la mobilité des travailleurs et prévoit même que les employeurs flamands qui embauchent un demandeur d’emploi bruxellois pourront cumuler les aides de la capitale et de la Flandre.

Vous en saurez plus en lisant ces deux extraits de presse.

Voiture de société: une alternative en 2018

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Le kern a (enfin) validé, la mise en place – en 2018 – d’une allocation de mobilité qui pourra remplacer la voiture de société octroyée à certains employés et cadres. Il s’agit d’une somme d’argent dont le statut fiscal et social est similaire à celui d’un véhicule de société.

Si l’employé le désire, et pour autant que son employeur ait mis en place le système, il pourra remplacer sa voiture de société par du cash. Le montant de l’allocation sera calculé en fonction du prix catalogue du véhicule. Pour les détenteurs d’une carte carburant, cette allocation de mobilité sera augmentée de 20 % dixit L’Echo.

Le gouvernement y met plusieurs conditions restrictives pour que l’opération soit budgétairement neutre, par contre l’allocation sera versée à l’employé sans exigence particulière. Une occasion ratée de favoriser les déplacements en commun ou un rapprochement entre lieu de travail et domicile. Dommage.