Archives pour la catégorie Travail

20% des jeunes Bruxellois en errance

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Entre 18 à 24 ans, un Bruxellois sur cinq n’est ni à l’école ni au travail. « Vous avez bien lu : ni en formation, ni en enseignement, ni en emploi. » s‘émeut Béatrice Delvaux dans son édito publié par Le Soir.

« Ce groupe flottant, sans perspective et pourtant quasi adulte, baptisé « Neet » par les Anglo-Saxons, est la véritable bombe qui vit au cœur de notre société francophone. Comment en effet considérer autrement la masse de ces jeunes, qui « errent » en ce moment-clé où ils devraient bâtir – ou trouver – une confiance dans l’avenir et en eux-mêmes par l’insertion dans un milieu professionnel, la perception d’un salaire. Gagner sa vie, accumuler de l’expérience, être reconnu, contribuer à la société, développer sa personnalité et ses connaissances : sans ces éléments, pas de stabilité psychologique et sociale. »

Ces statistiques sont consternantes. Pour les jeunes qui les vivent au quotidien, comme pour la société bruxelloise qui se prive ainsi de ressources humaines inutilisées, pendant qu’elle importe un flux de 400.000 navetteurs par jour.

Il y a longtemps que les Etats Généraux de Bruxelles ont dénoncé cette situation, mais elle n’a pas vraiment évolué. La Communauté française n’y est pas pour rien, elle qui enregistre une situation presque similaire en Wallonie. C’est intolérable. Cela reste toléré.

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Voitures de société ou transports publics performants ?

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Terminer le RER devrait coûter 1 milliard à l’Etat. Les voitures de société lui coûtent 2 milliards tous les ans. En réduisant de moitié le nombre de voitures de société, l’Etat pourrait non seulement finir rapidement le RER, mais pourrait affecter chaque année 1 milliard pour des alternatives performantes à la voiture individuelle. C’est ce que j’ai appris mardi par Brussels Studies à l’Université Saint-Louis et qui est cité par Bruzz et détaillé par Le Soir. Une synthèse qui suscitera sans doutes des commentaires est livrée par la DH.

Il n’y a qu’à … mais ce n’est pas si simple, parce que chacun sait que la plupart des voitures de société – dont des catégories précises d’employés et de dirigeants profitent – constituent en réalité un complément de salaire non taxé, d’où perte pour le Trésor.

Ce sont souvent les mêmes qui se plaignent du temps et de l’argent perdus dans les embouteillages  – par les 400.000 voitures qui circulent à Bruxelles – qui s’opposent à limiter le nombre de voitures de société. L’Echo publie le montant des embouteillages à Bruxelles: 105 millions par an et l’avis du patron de BECI qui estime le système à bout de souffle.

Mais à l’approche des élections quel est le parti qui va oser toucher à cette vache sacrée belge ?

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« … le sentiment de ras-le-bol est généralisé. On doit revoir de fond en comble le modèle des voitures de société, promouvoir les modes alternatifs dont le vélo. Nous sommes par exemple convaincus que la technologie va beaucoup aider à débloquer la situation. Ainsi n’y a-t-il désormais plus chez les jeunes générations de besoin de possession d’une automobile à tout prix. La mobilité partagée est aussi un moyen d’avancer vers une solution. »

Olivier Willocx –  Brussels Entreprises Commerce and Industry »

Le Spielberg de Molenbeek

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Le magazine américain Time vient d’inscrire dans sa prestigieuse liste ‘Next Generation Leaders’ le bruxellois d’adoption Adil El Arbi, qu’il qualifie allègrement de « Spielberg de Molenbeek ».
Il faut se réjouir avec les jeunes de voir le futur de Molenbeek bénéficier d’une nouvelle image qui commence à se distancier du « trou à rat » proféré par Donald Trump.

Adil s’est fait connaître en 2015 avec son long métrage « Black » tourné en français à Bruxelles et dont il a assuré la régie avec Bilal Falah. Après le succès de leur dramatique bruxellois, le duo a été demandé pour le tournage du blockbuster hollywoodien Beverly Hill Cop 4 avec Eddie Murphy. Rien de moins.

Adil est d’origine flamande et marocaine et habite Berchem Sainte-Agathe. Il a étudié le cinéma au campus Sint-Lukas (nl), une section de la Hogeschool voor Wetenschap en Kunst à Bruxelles, où il côtoie Bilall Fallah avec qui il coréalisera tous ses films et vous en saurez encore plus ICI.

Changer la ville

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Ils sont jeunes. Audacieux. Entreprenants. A travers différents rendez-vous et une plateforme Internet, le collectif Brussels Together réunit et encourage les initiatives qui visent à faire bouger Bruxelles. Selon ses fondateurs, c’est maintenant qu’il faut agir. Il n’est plus question d’attendre que les politiques enclenchent le mouvement, disent-ils dans un reportage de La Libre. Tous les premiers mercredis du mois, ils organisent une réunion dans un endroit différent – ce qui permet aussi de découvrir de nouveaux lieux -, et donnent la parole à trois groupes qui viennent présenter leur propre projet.

« Auparavant, on végétait, on attendait que le politique résolvent les problèmes pour nous et, du coup, rien ne bougeait vraiment. Mais aujourd’hui, avec les outils disponibles grâce au Web, on a tout ce dont on a besoin pour réaliser les projets qui nous tiennent à cœur. Avec le crowdfunding, on peut lever un budget, avec les réseaux sociaux, on peut véhiculer des idées et communiquer des directives. Il y a aussi plein d’endroits pour se réunir. Et de ce fait, on a plus besoin de subsides ou de demander quoique ce soit aux politiques. Tout ce qu’il faut, c’est de la coordination et savoir où se trouvent les ressources dont on a besoin.
C’est exactement cela que travaille le opencollective « BrusselsTogether ».

Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, si tu as envie de créer une nouvelle école, de faire de la méditation, d’aider les réfugiés, d’améliorer la mobilité, ‘just do it’! Le coût d’un nouveau projet ne peut plus être un frein. Au lieu d’en débattre, mieux vaut en faire l’expérience, tenter l’aventure, et voir si la sauce prend. Nous ne sommes plus dans un jeu où certains gagnent et d’autres perdent! A nous de créer un système où tout le monde est gagnant.«