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Voiture de société: une alternative en 2018

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Le kern a (enfin) validé, la mise en place – en 2018 – d’une allocation de mobilité qui pourra remplacer la voiture de société octroyée à certains employés et cadres. Il s’agit d’une somme d’argent dont le statut fiscal et social est similaire à celui d’un véhicule de société.

Si l’employé le désire, et pour autant que son employeur ait mis en place le système, il pourra remplacer sa voiture de société par du cash. Le montant de l’allocation sera calculé en fonction du prix catalogue du véhicule. Pour les détenteurs d’une carte carburant, cette allocation de mobilité sera augmentée de 20 % dixit L’Echo.

Le gouvernement y met plusieurs conditions restrictives pour que l’opération soit budgétairement neutre, par contre l’allocation sera versée à l’employé sans exigence particulière. Une occasion ratée de favoriser les déplacements en commun ou un rapprochement entre lieu de travail et domicile. Dommage.

Bien rémunérer nos élus 

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Il faut oser écrire cela par les temps qui courent.
Oui, il faut que les mandataires se consacrent à temps plein à la tâche pour laquelle ils ont sollicité nos voix. Non, ils ne peuvent donc la cumuler avec d’autres mandats, même gratuits. Non, ils ne peuvent pas se présenter plus de 2 fois pour un même mandat. Oui, ils doivent déclarer leurs autres sources de revenus.

Cela étant dit, il faut leur offrir un salaire généreux et une indemnité de sortie, si nous voulons attirer des personnes de qualité pour se consacrer un temps à la chose publique mais ne pas en faire un métier. Diminuer leur salaire à la hâte est démagogique et contre-productif. Je ne partage pas le point de vue émis par François Gemen dans Le Soir (1).

Le Premier ministre de Singapour avait un salaire plus important que le président des États Unis. Il n’a jamais pris le risque de le perdre pour un quelconque bakchich. Cela fait de Singapour est un des États les moins corrompus du mode.

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 (1) Le mode de rémunération des mandataires politiques devrait pouvoir être revu », propose François Gemenne. « On pourrait imaginer que leur ancien employeur continue à leur verser leur salaire pendant qu’ils exercent leur mandat politique. Que l’éducation nationale paie le salaire d’un enseignant élu. Ce qui éviterait à certains de s’enrichir. Les députés ne percevraient donc pas tous le même salaire. »
François Gemen: chercheur et enseignant à l’Université de Liège et à Sciences Po Paris. Il est l’invité du Grand Oral RTBF-Le Soir.

Un exode qui profite à la Flandre

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Le nombre de déménagements de familles avec revenus de la Région bruxelloise vers la Flandre a été de 20.094 en 2016 contre 18.499 en 2015 (+8,6%). Ce chiffre est le plus élevé enregistré depuis 2009. Par contre, les déménagements de Flandre vers les deux autres Régions ont été moins nombreux qu’en 2015. Extrait d’un article de la DH basé sur une info Het Nieuwsblad / Belga.

« Selon Pieter Decelle, de la Confédération flamande des métiers de l’immobilier, l’augmentation des déménagements du Sud vers le Nord est lié à une hausse du nombre d’emplois occupés par des Wallons (et des Bruxellois ndlr) en Flandre, mais peut également s’expliquer par des droits d’enregistrement plus favorables. »

S’il faut se réjouir de voir Wallons et Bruxellois se rapprocher de leur lieu de travail et diminuer ainsi le nombre des navettes, il faut cependant regretter que ce n’est pas (encore?) le cas des Flandriens qui travaillent à Bruxelles sans vouloir y habiter. ils ne contribuent donc en rien au budget de fonctionnement de la Région qui leur procure leur travail.

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Actualité: J’attends les conclusions de la commission d’enquête pour vous faire part de mes réactions sur ce qu’il faut cependant déjà appeler le « scandale du Samusocial » qui a permis a des administrateurs de s’enrichir – légalement ou non – à partir de subventions et de dons destinés à venir en aide aux personnes sans abris.

Accueillir les nouveaux Bruxellois

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Bruxelles attire beaucoup de nouveaux habitants. Selon leur situation, on les appelle expats, migrants, allochtones, réfugiés, sans papiers, … Dès lors que leur statut est régularisé, il nous revient de les accueillir et de les aider à s’intégrer dans la société bruxelloise, en faire des citoyens bruxellois à part entière. Force est de constater que notre Région ne s’y est pas attelé rapidement.

Permettre aux nouveaux venus de trouver une place dans la ville devrait commencer par l’apprentissage de la langue, par la transmission d’informations pratiques et réglementaires, par la découverte de nos us et coutumes (Do or Do not) et plus globalement leurs droits et devoirs. Bruxelles n’a pas voulu imposer ces moyens d’accéder à une vraie citoyenneté et s’y met avec hésitations, alors qu’elle a pu constater que c’est parmi les personnes mal intégrées – qui n’ont rien à perdre – que se recrutent la majorité des délinquants et criminels.

Comment font la Flandre et la Wallonie par rapport à Bruxelles ?
C’est à ces comparaisons que sera consacré un après-midi d’étude organisé par Philippe Van Parijs et Paul De Grauwe pour Re-Bel. Cela se passe à la Fondation universitaire le 15 juin de 14 à 18h. C’est gratuit, mais il faut s’inscrire au plus tard demain …

La fin du travail ?

Selon Express, une étude réalisée auprès de 1400 experts technologues et futurologues par le très sérieux Pew Research Center révèle que 30 % d’entre eux sont plutôt pessimistes, estimant que les progrès techniques vont créer un chômage de masse qui ne pourra jamais être résorbé. Mais la majorité estime que les bénéfices de cette révolution de la robotisation et de l’intelligence artificielle dépasseront les coûts, même très élevés.

Ils pensent que globalement, la société devrait s’enrichir, mais aussi qu’elle pourrait être confrontée à un certain nombre de problèmes de nature sociale provenant du temps excessif qui sera consacré aux loisirs, et de l’inégalité croissante des revenus.

Une très grande partie des postes seront tenus par des robots, et en conséquence, très peu d’humains auront un emploi. Il ne sera donc plus judicieux de former la plupart des gens à exercer une profession. Les programmes de formation devraient donc plutôt s’articuler sur les connaissances pratiques pour améliorer l’existence.

En conclusion, le véritable enjeu de ce type de société sera le partage des richesses dans un monde où la plupart des gens deviendront professionnellement inactifs.