Archives pour la catégorie Travail

Happy Monday : les Bruxellois sont plus entreprenants

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Il n’y a jamais eu autant de Bruxellois à se lancer en tant qu’indépendants. C’est ce qui ressort des  chiffres d’Unizo et de l’agence Graydon. Un bon job aux Chemins de fer ou à la Poste ne semble plus être le rêve des Bruxellois. Selon Bruzz, ils ont été 12.461 à créer leur entreprise  en 2017 et la créativité était souvent au rendez-vous.

Le gouvernement bruxellois propose une prime de 4.000€ – dégressive sur 6 mois – pour inciter les demandeurs d’emploi à l’entrepreneuriat. Il vient aussi de créer HUB Brussel, une sorte de guichet unique qui va regrouper Atrium, Impulse et Invest et Export, dont le job sera d’aider ceux qui veulent créer leur propre job. La presse relaie des avis partagés sur la formule.

Il se pourrait qu’une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs soit davantage motivée par des projets qui ont du sens, que par des projets qui génèrent simplement du profit. Une responsable de MolenGeek écrit: Entre « marger » sur un produit ou un service acheté puis revendu et impacter de manière positive la société, le choix est fait pour une génération qui intègre dans ses projets des concepts d’économie circulaire, de développement durable ou encore de travail décent. Gagner sa vie, oui, mais pas à n’importe quel prix et surtout pas n’importe comment.
Chez ING on écrit  « Notre apport se situe surtout dans l’accompagnement davantage que dans le financement, Creatis nous permet de bien comprendre cet écosystème culturel et créatif qui est très particulier ».  Leurs contributions sont ICI.

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Tous bilingues ?

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Ce n’est pas la première fois que nous abordons la question de la maîtrise des langues à Bruxelles. Cette fois c’est L’Echo qui y consacre un éditorial. Selon la journaliste, parmi les chercheurs d’emploi, seuls 7% maîtrisent l’autre langue nationale, alors que la moitié des offres d’emplois disponibles à Bruxelles exigent la connaissance d’une autre langue – et de préférence le néerlandais. La navette a encore de beaux jours devant elle pour occuper une part importante les 700.000 emplois générés par Bruxelles.

Bruxelles, capitale d’un pays d’un pays bilingue – et même quadrilingue si on y ajoute l’allemand et l’anglais – se doit de faire de l’apprentissage des langues une priorité absolue. L’enseignement dispensé à Bruxelles par les deux Communautés n’a jamais été à la hauteur de ce défi. Les jeunes Bruxellois, qui ont passé obligatoirement 9 ans à apprendre la seconde langue nationale, en sortent rarement bilingues. Où sont les classes d’immersion ? Où sont les « native speakers » pour les cours de néerlandais et de français ? Reste aux parents francophones d’inscrire leurs enfants dans des écoles néerlandophones, avec tous les problèmes que cela commence à poser dans des classes où les enfants néerlandophones finissent par se retrouver en minorité.

Le pacte d’excellence avait laissé entrevoir une solution, mais selon L’Echo,  » les ambitions affichées ont été revues à la baisse, faute de moyens, et sous la pression des syndicats craignant de voir la charge de travail augmentée. L’apprentissage de deux langues en parallèle sera repoussé d’un an ». Va falloir agiter la sonnette d’alarme.

Nos chers taxis bruxellois

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Les taxis bruxellois constituent une des alternatives à la voiture individuelle en vue d’une mobilité plus fluide. Ils viennent, une fois de plus, de prendre les Bruxellois en otage ce mardi pour tenter de survivre à de nouvelles formes de transport rémunéré – dont Uber – mais surtout pour préserver le monopole dont ils disposent anormalement depuis des années et dont la plupart ont largement profité et souvent abusé. Le journal De Tijd y consacre un article de fond que Daardaar a traduit pour vous.

 » En soi, le combat pour leur survie peut se comprendre. Personne n’apprécie de voir soudainement s’écrouler le monde qui lui a permis de gagner sa vie pendant des années. La Région bruxelloise leur a accordé des licences exclusives pour pouvoir fournir un service de taxi « . Des licences qui se revendent entre eux jusqu’à 100.000 euros, mais qui sont retombées à 30.00 euros depuis l’arrivée d’Uber.

L’absence de concurrence explique un tarif unique, permet à certains taxis de refuser de courses trop courtes, de ne pas accepter une carte de crédit, de ne pas donner de souche valable, de stationner n’importe où, de refuser le taximètre intelligent de la Région, …  Leur permet aussi d’exercer un lobbying inacceptable auprès du gouvernement. Ils demandent la démission de Pascal Smet, qui tente – depuis un certain temps – de mettre de l’ordre dans la profession et d’imposer des règles à l’activité d’Uber, mais sans interdire cette nouvelle forme de transport rémunéré née de l’Internet. Des membres du gouvernement prennent le parti des taxis contre Uber et Pascal Smet, plutôt que contre cette situation de monopole qui a cependant démontré ses limites. Les Bruxellois en seront les victimes.

Qui sont les personnes étrangères vivant à Bruxelles ?

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Et bien non, ce ne sont pas les Marocains en première position. Ils ont dû céder cette place au Français (15,2%) et la deuxième aux Roumains (9,3%). Les Marocains se retrouvent à la troisième place (9%). Parmi eux, un grand nombre n’apparaissent cependant pas dans les chiffres de l’Institut Bruxellois de Statistique et d’Analyse (IBSA) parce qu’ils ont obtenu la nationalité belge. La dépêche La Libre/Belga en dit plus.

La Ville-Région abrite 179 nationalités différentes. L’an dernier, 414.139 personnes vivant à Bruxelles avaient une nationalité étrangère. Parmi elles, 66% provenaient d’un pays européen (275.167 personnes). Hors UE, on retrouve principalement des Marocains (9%), des Congolais (2,1%), des Turcs (2,1%) et par ailleurs un groupe important de personnes ayant une autre nationalité non-européenne (20,3%).

Le tableau publié en annexe de l’article montre aussi la situation de l’emploi à Bruxelles:
– 363.656 Bruxellois travaillent à Bruxelles. 49.139 travaillent en Flandre, 21.905 en Wallonie et 5.005 à l’étranger.
– 220.446 Flandriens viennent travailler à Bruxelles chaque jour
– 124.810 Wallons viennent travailler à Bruxelles chaque jour
A en croire ces chiffres, sur les 708.912 emplois bruxellois, 363.656 sont occupés par des Bruxellois et 345.256 par des navetteurs venus des deux autres Régions.

Tous trilingues

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 » Tous trilingues «  c’’est ce que souhaitent les promoteurs du Plan Marnix pour Bruxelles. Et même quadrilingues, pour ceux et celles qui n’ont ni le français, ni le néerlandais, ni l’anglais pour langue maternelle. Bert Kruismans, bien connu des deux côtés de la frontière linguistique en parle ICI  avec humour et réalisme. Etre plurilingue constitue évidemment un précieux sésame professionnel et relationnel dans une métropole internationale comme Bruxelles

Pas évident cependant lorsque l’on constate que notre Région manque de professeurs de néerlandais et que les Communautés ne sont toujours pas arrivées à échanger leurs enseignants pour disposer de vrais native speakers qui dominent la langue et la culture. Quant aux classes en immersion, leur nombre est toujours (très) réduit à Bruxelles.

Le Plan Marnix organise  une rencontre pour faire le point  sur ce qui a été fait, sur ce qui peut et doit encore être fait, sur les obstacles rencontrés et sur les objectifs pour l’avenir.  On y entendra Guy VANHENGEL, Marie-Martine SCHYNS, Brigitte GROUWELS, Hilde Crevits et Rudi VERVOORT qui seront interpellés par Mathias DECLERCQ (Bruzz), Véronique LAMQUIN (Le Soir) et Grégor CHAPELLE (Actiris).

Cela se passera place Royale 2, dans la Salle des Guichets, le jeudi 22 février de 17h30 à 19h. C’est gratuit, mais inscription obligatoire ICI.