Archives pour la catégorie Sécurité

Echapper à la taxe sur immeuble à l’abandon ?

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Cette taxe annuelle a été instaurée par la Région et par certaines communes pour  lutter contre les immeubles à l’abandon et la spéculation. Elle se base sur  la largeur de la façade multipliée par le nombre d’étages et se montre assez dissuasive en vue de pousser les propriétaires à remettre leur bien sur le marché après rénovation ou à vendre.

Depuis peu – à Londres mais aussi ailleurs – des sociétés dites « de gardiennage »  (Property Guardians Companies) recrutent des individus qui peuvent loger à bon compte dans des maisons abandonnées en échange d’une surveillance du bâtiment. Cela permet aussi au propriétaire d’échapper à la taxe, vu que l’immeuble est « occupé « .

On se trouve aussi face à une zone grise de la loi, qui laisse les bénéficiaires de ces «  logements » complètement démunis  face aux conditions imposées, à l’absence de préavis d’expulsion et parfois même sans eau ou sans possibilité de se chauffer. CityLabt en dit plus, mais il est manifestement urgent de réglementer cette nouvelle pratique.

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Sommes-nous des collaborateurs ?

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Les collabos évoquent de douloureux souvenirs à Bruxelles. Et les remerciements de la police ne sont pas de nature à justifier la délation.

Rappel des faits:
A la Bourse, le 11 novembre, les effectifs de police sont alignés immobiles en rangs serrés devant le canon à eau. Apparemment, aucun policier en civil parmi les quelques 300 supporters du Maroc. Aucun policier disponible pour neutraliser ou filmer les quelques casseurs belliqueux qui font dégénérer la fête du sport. Ils poursuivront donc impunément leur vandalisme en s’attaquant aux commerces et véhicules du boulevard Lemonnier.

La police en est réduite à demander des photos et vidéos aux citoyens. Elle communique: « Grâce aux images & vidéos que vous nous avez envoyées, nous avons pu  à ce jour identifier 56 auteurs des incidents connus les 11, 15 &  25/11 à Bruxelles et Ixelles dont 36 ont déjà été arrêtés. Un énorme  merci à la population pour sa mobilisation et sa collaboration ».

Une collaboration citoyenne que justifie ici les blessures et les dégâts subis par d’innocentes victimes – y compris des policiers –  et l’image désastreuse dont le centre ville et la communauté marocaine ne se remettront pas facilement.

L’impunité ne pouvait perdurer et  contribuer à faire le jeu des extrémistes.

Qui a peur de la ville ?

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Il n’y aurait que 23% de Flamands qui se sentent en sécurité à Bruxelles et 44% de Wallons. Les Bruxellois seraient eux 60% à se sentir en sécurité dans leur ville. C’est un sondage qu’Ipsos a choisi de réaliser peu après les débordements à la Bourse. Ce n’est pas anodin et certainement pas sans impact sur les résultats. Il y a près de 900 manifestations à Bruxelles chaque année (même les Catalans y viennent en nombre) et la grande majorité se déroulent sans problèmes. C’est la question des casseurs professionnels et leur traitement qui doit être prise en main.

Plus qu’en Wallonie, en Flandre,nombre de citoyens n’aiment pas la ville, même s’ils y gagnent leur vie, ils la quittent dès leur travail terminé, ne s’y sentent pas chez eux. Ils se souviennent sans doute aussi du clergé catholique qui recommandait de ne pas traîner en ville, lieu de débauche et de perdition

Le sondage interroge également sur la manière dont la gestion de la Région et de la Ville sont perçues. Là aussi les différences sont grandes entre ceux qui y vivent et ceux qui habitent dans les deux autres Régions. L’article du Soir en dit beaucoup plus, mais comme il est réservé aux abonnés j’ai fait un collage sans les graphiques ICI pour les autres.

Une première conclusion: l’image de Bruxelles se dégrade dans les deux autres Régions qui estiment que Bruxelles est mal gérée et insécure. Les Bruxellois sont moins sévères, mais ne sont quand même que 31% à estimer la Région bien gérée. Il y a manifestement un espace libre pour oser présenter des réformes.

 

 

Débordements: ne pas se tromper d’ennemi

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La presse parle volontiers des « émeutes » de Bruxelles. À y regarder de plus près, ne s’agit-il pas plutôt de manifestations pacifiques qu’un petit groupe de casseurs s’emploie à faire dégénérer ? Les mêmes ou pas, la collecte de photos devrait permettre de répondre à la question. C’est évidemment à eux et aux récidivistes que la police doit s’en prendre et non infliger une punition générale à tous les participants, comme elle l’a fait à la Bourse, avec pour effet de coaliser tous les participants contre elle.

Comment empêcher ce nombre restreint d’individus de troubler l’ordre public, de porter atteinte à l’image de Bruxelles et à celle des groupes et communautés qui manifestent pacifiquement ? Comment intervenir préventivement ? Une décision de justice peut-elle empêcher les récidivistes d’aller et venir les jours de manifestation ? Comment agir vis-à-vis des mineurs – que la loi entend protéger – mais qui ont été plusieurs à participer à ces débordements ?

À la veille du Mondial 2018 – qui verra chaque communauté présente à Bruxelles manifester sa joie à la Bourse en cas de victoire – une stratégie s’impose pour que la fête du sport ne dégénère pas. Le tirage au sort pourrait même opposer les Diables rouges au Maroc.

Des cyclistes meurent

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Des cyclistes meurent … le règne automobile demeure. A Anvers, l’annonce d’un troisième décès de cycliste a secoué la ville, tel un tremblement de terre, écrit De Standaard (traduit par Daardaar). Des cyclistes quotidiens expérimentés de 27, 28 et 47 ans ont été renversés à des carrefours. Les véhicules fautifs bifurquaient chaque fois à droite, coupant ainsi la route aux cyclistes qui, eux, traversaient le croisement. Le problème est d’ordre structurel, l’organisation actuelle des flux de circulation rendent les accidents inévitables. Résultat, un cycliste n’est pas encore enterré que, déjà, le suivant meurt.

La voiture ne permet plus de pénétrer aisément dans un centre urbain. C’est une évolution inexorable. Les transports en commun et le vélo sont devenus plus intéressants. La voiture doit s’adapter à l’expansion du flux de cyclistes, attendre et céder la place. Là où les conflits deviennent mortels, les autorités doivent oser prendre des initiatives qui favorisent la vie.

L’usage abusif de la voiture et son hégémonie sont de plus perçus comme une menace en Flandre. Menace que pèse sur la mauvaise qualité de l’air, sur les routes surchargées, sur les nuisances sonores. Menace aussi vécue comme une véritable attaque à long terme contre la santé.