Archives pour la catégorie Sécurité

Printemps: le retour à la rue

Le plan hiver s’est terminé avec le printemps. Ce lundi ce sont plus de 1000 personnes  qui ont été contraintes de retourner dans la rue, comme le révèle  BX1. Loin d’être printanier, vous souvenez vous des averses et des bourrasques de lundi et de la température sous les 10° ?

Bien sûr, nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde, mais puisque les centres d’hébergement existent, pourquoi fermer leur portes ? Ils sont là, à quoi vont-ils servir en attendant le prochain hiver ? Des femmes avec enfants se sont trouvées brutalement dans la rue. Insupportables pour elles et aussi pour nous.

Dans une des Régions les plus riches d’Europe, il n’est pas acceptable que des gens, qui ne le souhaitent pas, se retrouvent sans abri, alors que les infrastructures existent. Le sans-abrisme est un problème complexe, qui ne peut être traité de manière uniforme, mais en attendant, les Bruxellois ne doivent-ils pas exiger que des solutions temporaires soient trouvées pour venir en aide aux plus démunis et ne pas accepter que la rue soit leur dernier refuge ?

 

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Drugrooms à Bruxelles ?

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Quittez le métro en soirée – non plus à la Bourse – mais plutôt à la station Ribaucourt, pour être témoin de « scènes ouvertes » de consommation dans les couloirs et escaliers. La confrontation est brutale.

Que faire pour eux et pour nous ?
Dans La Libre, la ministre bruxelloise (Défi) de la Santé, Cécile Jodogne, s’est clairement prononcée en faveur de l’ouverture d’une salle de shoot sur le territoire de la région. « La consommation de drogues dans un lieu prévu à cet effet, où les usagers peuvent recevoir des seringues propres, permet de réduire les risques sanitaires comme la transmission de l’hépatite C« .

Ces lieux permettent par ailleurs de rester en contact avec les consommateurs très précarisés et de les réintégrer dans un circuit d’aide psycho-médico-sociaux. L’Institut de recherche santé et société de l’UCL s’est aussi penché sur la question. Il existe 90 dispositifs de moindre risques en Europe, ils ont largement prouvé leur utilité, mais toujours rien à Bruxelles. Les raisons sont développées ICI et encore LA.

Nos bourgmestres face à l’aéroport

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Le patron de Brussels Airport Company – Arnaud Feist –  ne néglige aucun moyen pour pouvoir développer l’aéroport urbain de Zaventem, propriété d’une société privée – dont le capital est détenu majoritairement par une banque australienne et un Fonds de pensions canadien – qui lui demande de poursuivre l’expansion de cet aéroport, malgré sa mauvaise localisation à 2 km de la Région la plus densément peuplée du pays.

Arnaud Feist va prendre la parole à la Conférence des Bourgmestres pour présenter son plan de développement, il mentionnera certainement les  » milliers de nouveaux emplois directs et indirects «  qu’il va générer. Tous nos bourgmestres ne maîtrisent pas bien ce dossier, en particulier ceux dont le territoire n’est pas (encore) survolé de jour comme de nuit.

Les associations de défense des Bruxellois survolés s’attendent à un certain nombre de contre-vérités, pour ne pas dire de mensonges, en vue de convaincre nos bourgmestres de ne pas s’opposer à cette expansion et de ne pas exiger d’expropriations, ni d’indemnisations pour les victimes. L’association Coeur-Europe a apporté réponse ICI  à  26 mensonges de Monsieur Feist et les a envoyés aux 19 bourgmestres. Il leur a aussi suggéré 6 mesures pratiques pour lutter contre les nuisances sonores. L’UBCNA apporte encore ICI quelques informations complémentaires.

Bruxelles accueille ses visiteurs

Les visiteurs qui débarquent ou embarquent à Bruxelles en TGV sont reçus au sec dans le hall et les salons d’accueil du Thalys ou de l’Eurostar à la gare du Midi.

Ceux qui arrivent ou quittent Bruxelles en bus économique sont accueillis en pleine rue, pas même un abribus, ni une toilette pour attendre le départ sous la pluie au Nord comme au Midi.

Une  discrimination intolérable qui perdure.
Qu’en pensent Rudi Vervoort – ministre du Tourisme – et visitbrussels en charge de la promotion de Bruxelles ?

Echapper à la taxe sur immeuble à l’abandon ?

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Cette taxe annuelle a été instaurée par la Région et par certaines communes pour  lutter contre les immeubles à l’abandon et la spéculation. Elle se base sur  la largeur de la façade multipliée par le nombre d’étages et se montre assez dissuasive en vue de pousser les propriétaires à remettre leur bien sur le marché après rénovation ou à vendre.

Depuis peu – à Londres mais aussi ailleurs – des sociétés dites « de gardiennage »  (Property Guardians Companies) recrutent des individus qui peuvent loger à bon compte dans des maisons abandonnées en échange d’une surveillance du bâtiment. Cela permet aussi au propriétaire d’échapper à la taxe, vu que l’immeuble est « occupé « .

On se trouve aussi face à une zone grise de la loi, qui laisse les bénéficiaires de ces «  logements » complètement démunis  face aux conditions imposées, à l’absence de préavis d’expulsion et parfois même sans eau ou sans possibilité de se chauffer. CityLabt en dit plus, mais il est manifestement urgent de réglementer cette nouvelle pratique.