Archives pour la catégorie Santé

Gratuité des transports en commun ?

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Selon TV5Monde AFP,– c’est ce que l’Allemagne envisage de tester dans cinq villes en vue de réduire la pollution, sous la menace d’amendes de l’UE et alors que la justice allemande pourrait bientôt interdire les véhicules diesel dans certaines métropoles. Avec cette mesure phare parmi d’autres, Berlin espère convaincre Bruxelles de ne pas saisir la Cour européenne de justice à son encontre, comme il menace de le faire pour neuf pays au total, dont la Belgique

Les villes concernées s’inquiètent parce que la part de financement de l’Etat fédéral pour appliquer la gratuité des transports et acquérir de nouveaux véhicules, tout en embauchant du personnel supplémentaire dans les régies de transport, n’est encore nullement définie et que les constructeurs de bus et de tramways écologiques ne pourront pas livrer en un court laps de temps.

En Belgique, la ville d’Hasselt a déjà expérimenté la gratuité des transports en commun. Mais le transport public n’est jamais gratuit, il a toujours un coût, et si l’usager ne paie plus, les pouvoirs publics devront se partager l’ardoise. Beau débat en perspective entre l’Etat fédéral et la Région si une telle mesure devait être envisagée à Bruxelles aussi menacée par l’Europe.

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Non assistance à personnes en danger

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Une bonne nouvelle Mobilité (celle de lundi) peut en cacher une mauvaise …

La  Région est en charge de la qualité de l’air que nous sommes contraints de respirer et cette qualité est médiocre, voire dangereuse. L’Echo annonce qu’une étude poussée de l’université de Gand vient de démontrer que les particules fines et les émanations de dioxyde d’azote dues au diesel ne se contentent pas de causer des problèmes respiratoires mais ont un impact presque immédiat et parfois mortel sur les infarctus du myocarde.

L’instauration de zones de basses émissions – mises en place à Bruxelles par Céline Fremault – sont un pas dans la bonne direction, mais absolument insuffisant pour régler la situation, comme le précise l’article publié par l’Atelier de Recherche et d’Action Urbaine (ARAU).

Là, on n’en est. plus à une question de confort ou de qualité de vie, mais bien dans une situation d’intoxication mortelle qui peut condamner de nombreuses personnes. Un lecteur nous demande si la Ministre ne pourrait être poursuivie pour non assistance à personnes  en danger ?

Happy Monday: Non, pas champion des embouteillages

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Non, Bruxelles n’est pas la ville la plus embouteillée du monde, ni même d’Europe, où elle fait mieux que Anvers. Arrêtons de nous flageller, même si rester à la 101e place est toujours inadmissible pour des raisons de santé publique et d’économie.

Selon l’analyse du cabinet spécialisé Inrix – qui a examiné 38 pays et 1.360 villes – voilà le tableau des heures passées dans les embouteillages:

1. Los Angeles 102h
2. Moscou 91h
3. New York. 91h
4. Sao Polo. 86 h
5. San Francisco. 79h
6. Bogota. 76h
7. Londres. 74h
8. Atlanta 70h
9. Paris 69h

101. Bruxelles 39h


Unix
évalue le coût direct du temps passé coincé au volant par un conducteur américain à 1.445 dollars par an (essence et temps de travail gâchés), ce qui représente 300 milliards de dollars à l’échelle d’un pays comptant 211 millions de voitures. En 2010 un taxi roulait à une vitesse moyenne de 10,5 km/h à Midtown, quartier du centre de Manhattan. En 2016, elle était tombée à 7,5 km/h, à peine plus vite qu’un piéton. (Source: La Libre)

Good news

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Je ne vais pas attendre lundi pour vous communiquer une première bonne nouvelle: les aides publiques aux indépendants et PME qui lancent ou étendent une activité à Bruxelles ne pourront plus servir à acheter des véhicules polluants.

La RTBF annonce que c’est à l’initiative de Jef Van Damme (SP.A), que les parlementaires bruxellois ont voté cette résolution à une large majorité. La norme Euro 6 sera le minimum et à terme il leur faudra atteindre l’écoscore le plus ambitieux.

C’est la moindre des choses avec de l’argent public,  mais le message est passé au gouvernement en plein salon de l’auto, que le roi a cru de son devoir d’inaugurer …

A propos de nos besoins essentiels

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Commentaire suite à l’article De quoi avons-nous besoin ?
 » J’imagine que ce sociologue juge indispensable d’abattre un arbre pour imprimer son livre et de brûler du pétrole pour le distribuer … On pourrait en rire si ce genre de réflexion ne portait inévitablement en germe un projet totalitariste. »

Théo

Théo Linder a raison d’attirer l’attention sur les risques évoqués d’un pouvoir totalitaire qui déciderait souverainement de nos besoins essentiels autorisés.
En cas de pénurie, nous acceptons cependant que l’Etat régule la consommation par le biais du rationnement et aujourd’hui, tous les États démocratiques se mêlent déjà des habitudes de consommation de leurs citoyens au travers des taxes et des taux de TVA qu’ils appliquent à différents produits et service. Le fait-il d’une manière éco-responsable ? taxe-t-il suffisamment la consommation des produits de luxe ? des produits nocifs pour la santé (comme les boissons trop sucrées)? des produits manifestement superflus ?

Si le taux normal de la TVA est fixé chez nous à 21%, l’Etat a prévu un taux 0 pour les matériaux de récupération, pour la presse (mais pas celle en ligne, pourquoi ?) … et pour les billets d’avion ! Il a aussi établi un taux réduit de 6% pour des biens et des services de première nécessité comme l’alimentation (mais pas le caviar et les homards …), parmi lesquels on trouve assez curieusement les objets d’art originaux, les antiquités, les hôtels et les engrais, même chimiques … Et puis un taux réduit de 12% où l’on trouve la margarine ainsi que les “houilles”, alors que l’usage des énergies fossiles devrait être découragé.

Conclusion personnelle: si l’Etat se mêle de notre consommation, il doit le faire à bon escient, à la fois dans l’intérêt de la planète et aussi en vue de favoriser l’accès pour tous aux produits de nécessité vitale comme l’eau et l’alimentation de base,, notamment grâce à une taxation plus lourde des biens et services non essentiels.