Archives pour la catégorie Propreté

Happy Monday : une ville sans sacs poubelles

A Bruxelles c’est un vieux rêve, mais près de chez nous, à Amsterdam, c’est déjà largement une réalité. Dans de très nombreux quartiers, la municipalité a installé près de 11.000 containers à déchets enterrés, un peu sur le modèle des bulles à verre enterrées. Certains permettent à chacun de se débarrasser à tout moment de déchets triés tels que papier, plastic, verre, alimentation, …

La formule n’est réalisable que si les rues sont larges, si les containers enterrés les plus courants se situent à une distance raisonnable du domicile, s’ils sont suffisamment vastes et s’ils sont vidés régulièrement par la municipalité. Sans quoi, les déchets s’accumulent autour des bouches. Des caméras de surveillance mobiles ont été installées a proximité des lieux problématiques. Un environnement  » gazon fleuri «  autour des containers a donné des résultats dans certains quartiers. Ne plus sortir de chez soi et mettre tout dans un vide-ordures qui se passe de camion poubelle est une autre formule en voie d’achèvement dans un nouveau quartier, où les ordures seront acheminées directement vers leur destination finale à 70km/h par une sorte d’aspirateur.

La récolte des déchets, leur tri permettant un recyclage aisé et la propreté des espaces publics qui les entourent est un challenge pour toutes les villes. Si la solution miracle n’existe pas, certaines villes font des efforts de créativité pour expérimenter de nouvelles solutions. Bruxelles-Propreté pourrait s’en inspirer.

A Amsterdam

A Bruxelles

 

 

 

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Happy Monday: moins de plastique à usage unique

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Les rivières, les océans, nos boulevards et nos bords de routes respirent: ils vont bientôt absorber moins de plastique à usage unique et de canettes. L’Europe s’en mêle et son parlement se montre déterminé. Nos gouvernements régionaux s’engagent dans le combat à des vitesses variables.

En Allemagne, il est « impensable » de jeter une bouteille à la poubelle. La Wallonie lance une expérience pilote. La Flandre a une solution, mais reporte sa mise en application à 2023. A Bruxelles le gouvernement réfléchit à une formule.

C’est pour donner une nouvelle impulsion au débat qu’Ecover va tester à Anvers un premier système de consigne. Les citoyens qui rapporteront canettes et bouteilles en plastique à un magasin éphémère, recevront un euro ainsi qu’un flacon de produit vaisselle. « Si l’on tient à ce que le plastique ne soit pas considéré comme un déchet, il faut lui donner de la valeur ». Un article de la RTBF en dit plus.

Pour les produits jetables, le parlement européen va plus loin que la Commission qui veut interdire en 2021 une dizaine de produits comme les cotons-tiges, assiettes, couverts, pailles, bâtonnets pour ballons, touillettes, etc., pour lesquels existe déjà une solution de rechange. La RTBF détaille les avancées votées le 10 octobre.

Quel avenir pour le centre-ville ?

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C&A ouvre son plus grand magasin de Belgique à la rue Neuve, après deux ans de travaux et un investissement de 10,5 millions d’euros, titrent L’Echo et BX1.  Pas le genre de nouvelles que je répercute sur ce blog centré sur le futur de notre Ville-Région. Un tel investissement au cœur de la ville, en plein développement du commerce en ligne et avec la menace de l’ouverture du méga shopping center Néo au Heysel est cependant une preuve de confiance incontestable dans l’avenir du centre-ville et cela me réjouit.

Dans la plupart des grandes villes, le centre historique est recherché et les citadins aux revenus confortables y sont installés depuis des générations. Ils constituent une clientèle privilégiée pour les commerces spécialisés du centre-ville. Chez nous, la bourgeoise et les classes moyennes ont progressivement quitté le coeur de la ville pour s’installer dans la banlieue verte où ils paient aussi leurs contributions. Un certain nombre de commerces haut de gamme les y ont suivi, que ce soit à Fort Jaco ou à Waterloo.

Le centre historique de Bruxelles ne peut accepter de se voir réduit n’être qu’un parc à thème pour touristes en quête de Grand-Place, de Manneken Pis, de frites, de bière et de gaufres. Pour retrouver la mixité qui lui fait défaut, pour faire vivre ses commerces spécialisés d’exception et ses nombreux lieux de culture et de fête, le cœur de Bruxelles doit pouvoir compter sur la visite régulière des Bruxellois aisés, qui en ont perdu le chemin et pris d’autres habitudes depuis le lock out, les attentats et les travaux du piétonnier. C’est pourquoi la réouverture de C&A, l’arrivée d’Uniqlo Tokyo et plus tard l’installation de la grande surface de délicatesses italiennes Eataly à la Bourse sont de bonnes nouvelles. Reste au prochain Collège de la Ville d’y assurer une propreté et une sécurité qui y font encore défaut et dont chacun doit pouvoir jouir.

Sans domicile fixe


La multiplication du nombre de personnes sans domicile fixe pose des problèmes inextricables, surtout dans le centre ville. Ils seraient aujourd’hui près de 700. Une situation inacceptable pour les victimes comme pour nous. C’est bien évidemment contre la pauvreté et pas contre les pauvres qu’il faut lutter.  Mais cependant, les missions de réinsertion et d’accompagnement des personnes sans-abri ne sont possibles que s’il y a du logement (la ministre bruxelloise du Logement).

On avait déjà connu le projet de Luc Schuiten, voilà maintenant que la RTBF annonce un projet pilote lancé par 400 Toits pour créer rapidement du logement temporaire à faible coût pour des personnes sans-abri. Deux logements modulaires viennent d’être installés temporairement près du pont Van Praet afin de susciter l’intérêt d’investisseurs et des pouvoirs publics. Il s’agit de deux studios déplaçables d’une vingtaine de m2 avec une en ossature bois. Moving Nest et Wald-Cube – présentent l’avantages d’être construits en peu de temps et d’être financièrement accessibles.

Art ou vandalisme ? un débat

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Des graffitis apparaissent régulièrement sur les murs de Bruxelles. Ils interpellent. Réjouissent. Révoltent. Révèlent une culture de la rue. La peau des murs. Distinction entre tags – simples signatures qui marquent un territoire – et graffitis. Expression artistique ou vandalisme ? A chacun de juger.

Bruzz y a consacré plusieurs reportages, entamés suite à l’opération de nettoyage des pierres bleues de l’Albertine … aussitôt ré-envahies. La situation n’est guère meilleure à la place Flagey, ni près de la Grand-Place, où elle scandalise des citoyens et des visiteurs. Les autorités s’interrogent. Bruzz tente de faire le point et donne aussi la parole à Ptirik, artiste de rue.

Côté pragmatique, certaines communes – comme Bruxelles Ville – mettent à l’amende les propriétaires qui n’effacent pas les tags sur leur façade, sauf s’ils avertissent le service qui se charge de venir les effacer, avec décharge écrite du propriétaire. A Woluwé Saint-Lambert, même stratégie : responsabiliser le propriétaire, lui venir en aide, mais seulement une fois. Ensuite, il lui incombe de mettre un vernis anti tag  et de les effacer lui-même, sous peine d’amende de 500€.