Archives pour la catégorie Propreté

Art ou vandalisme ? un débat

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Des graffitis apparaissent régulièrement sur les murs de Bruxelles. Ils interpellent. Réjouissent. Révoltent. Révèlent une culture de la rue. La peau des murs. Distinction entre tags – simples signatures qui marquent un territoire – et graffitis. Expression artistique ou vandalisme ? A chacun de juger.

Bruzz y a consacré plusieurs reportages, entamés suite à l’opération de nettoyage des pierres bleues de l’Albertine … aussitôt ré-envahies. La situation n’est guère meilleure à la place Flagey, ni près de la Grand-Place, où elle scandalise des citoyens et des visiteurs. Les autorités s’interrogent. Bruzz tente de faire le point et donne aussi la parole à Ptirik, artiste de rue.

Côté pragmatique, certaines communes – comme Bruxelles Ville – mettent à l’amende les propriétaires qui n’effacent pas les tags sur leur façade, sauf s’ils avertissent le service qui se charge de venir les effacer, avec décharge écrite du propriétaire. A Woluwé Saint-Lambert, même stratégie : responsabiliser le propriétaire, lui venir en aide, mais seulement une fois. Ensuite, il lui incombe de mettre un vernis anti tag  et de les effacer lui-même, sous peine d’amende de 500€.

 

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Pagaille et désolation ?

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J’espère que vous avez bien profité du répit que je vous ai laissé pendant quelques jours ?
Ce n’est pas faute d’informations relatives au futur de la ville, mais plutôt parce qu’il y en avait trop. Un temps nécessaire pour prendre du recul par rapport à ces divers événements et commencer à en évaluer l’impact en matière de cohabitation, de qualité de vie et d’image.

Les débordements qu’ont connu un certain nombre de rassemblements – infiltrés par des casseurs – assez vite qualifiés « d’émeutes » ont fait la une de tous les médias. La presse flamande a été quasi unanime à s’en servir pour affirmer que les autorités bruxelloises n’étaient pas capables de gérer leur capitale. Vous verrez un édito de Béatrice Delvaux qui prend ses distances et une interview de Philippe Close qui demande plus de moyens pour recruter des policiers, plutôt que les mesures spectaculaires évoquées par le fédéral. La police relate que de nombreux jeunes identifiés sont des récidivistes bien connus qui ont été appréhendés pour des faits similaires, mais relâchés par la Justice. Et pour finir, le témoignage de deux citoyens d’origine marocaine qui ont honte de leurs compatriotes  « sportifs ».

Faudra aussi faire le point sur tout ce qui se dit pour le moment sur la pollution de la ville : des déchets triés passés à l’incinérateur sans distinction, 95 nouveaux camions à ordures au diesel commandés par la Région, une enquête sur l’air des écoles, l’aéroport enfin condamné par la justice pour non-respect des normes de bruit bruxelloises et les réactions du Taal Aktie Komitee (TAK) illustrées ci-dessous par Bruzz …

 » Salauds de pauvres « 

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C’est le titre du documentaire réalisé à Bruxelles à la demande du Forum bruxellois de lutte contre la pauvreté. Vous pouvez visionner ICI ou en lire quelques citations. Le film donne un point de vue sur une situation qui se dégrade à Bruxelles où le nombre de personnes dans la rue ne cesse de croître. Depuis 1993 la mendicité n’est plus un délit en Belgique. Plusieurs villes ont publié des règlements limitant ce droit à la mendicité. A Bruxelles, seul Etterbeek a instauré une réglementation communale dans le même sens. Bruxelles Ville hésite entre liberté, assistance, ordre public et image de la ville. Le bourgmestre devrait bientôt se prononcer. Karine Lalieux précise cependant que la Ville agit dès qu’il y a délit.

Il faut distinguer les mendiants des musiciens de rue, des personnes sans domicile, des personnes en errance et des mendiants « professionnels » recrutés par des organisations criminelles. A Bruxelles, le bourgmestre demande de ne rien donner parce qu’il y a suffisamment de places dans les refuges pour les abriter, mais face à ceux qui ne veulent pas y aller, la contrainte n’est pas possible sans délits. Restent les bandes organisées et l’exploitation des enfants qui doivent être combattues sans hésitation.

La police se dit souvent dépendante du parquet. Celui-ci se défend dans la presse.  « La mendicité n’est pas punissable en soi mais le parquet peut intervenir en cas de faits potentiels de trafic d’êtres humains ou si des mineurs sont concernés. Inciter des mineurs à commettre des délits est punissable par la loi mais quand il s’agit uniquement de mendicité, la voie judiciaire n’est pas toujours évidente. En 2015, le tribunal correctionnel de Bruxelles a prononcé des peines de prison de 5 ans à l’encontre de quatre membres d’une famille roumaine qui obligeaient des handicapés roumains issus de familles pauvres ou séparées, et leur promettaient monts et merveilles.

Dormir dans la rue

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Aujourd’hui un premier refuge d’hiver va fermer ses portes. 300 personnes vont s’ajouter à celles qui dorment déjà dans nos rues. D’autres fermetures vont suivre jusqu’au mois de mai.

Cette situation est elle admissible pour ces personnes ? et pour nous ?  Puisque ces refuges du gouvernement fédéral existent, pourquoi les ferme-t-on alors que la pluie, le froid et le vent peuvent sévir à tout moment ? 

La ville subit déjà toute l’année la charge et les nuisances des personnes en errance qui refusent de rejoindre les refuges, faut-il encore que le fédéral lui impose d’autres personnes sans domicile fixe alors que les infrastructures existent ? Yvan Mayeur le déplorait samedi matin au forum du pentagone et Bruzz y consacre un article et une analyse.

 

Faut-il quitter Bruxelles ?

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C’est la question provocante que pose « Question à la Une » dans un reportage que vous trouverez ICI, à la 44ème minute, parce qu’il est précédé d’une question tout aussi provocante: La Flandre a-t-elle pris le pouvoir ?

Si vous ne pouvez prendre le temps d’écouter cela un de ces soirs, voilà un texte de la RTBF qui le résume très imparfaitement …

A bruxselsfuture notre réponse est claire: fuir Bruxelles pour aller miter la campagne et gonfler le flot des navetteurs qui encombrent quotidiennement les entrées de la ville n’est pas une option. Certes, Bruxelles est loin d’être parfaite, mais elle a du potentiel et il nous appartient de contribuer à son développement harmonieux et à sa convivialité.