Archives pour la catégorie Projets

Le futur de la ville vu par la STIB

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Le cadeau ne sera pas pour cette année. Le patron de la STIB se contenterait déjà d’obtenir ses permis pour la ligne de métro 3, ce qui n’est pas gagné. L’ARAU estime la nouvelle ligne inutile et dispendieuse. La commune de Schaerbeek veut faire classer le square Riga et donc bousculer le projet de station.

Brieuc de Meeûs, livre ICI ses projets et ses rêves au journal Le Soir repris par Bruzz.
« La ligne 3 ne sera pas ouverte d’un coup. La première partie, Albert-gare du Nord, sera mise en service en 2023 … le reste quelques années plus tard. Pour la prochaine étape, le plus sensé serait de relier la station Albert avec la moyenne ceinture, la gare d’Etterbeek et de suivre le tracé de la ligne 7 actuelle. Dans un premier temps jusqu’au canal ».

 Suivent des chiffres, des budgets, un développement du réseau tram saturé et de nouvelles lignes de bus. Pour assurer une indispensable accessibilité à tout le territoire de la Ville-Région il faut voir l’intérêt général avant l’intérêt particulier. Même les voitures individuelles – encore nécessaires – circuleront mieux lorsqu’un tram aura son site propre pour transporter 200 personnes plutôt que 150 voitures.  Il est temps de décider vu les inévitables délais que nécessite un réseau de transports en commun auquel il faudra aussi associer la SNCB, De Lijn et les TEC.

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Qui doit agir pour le climat ?

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On l’a peut-être trop répété, mais nous sommes sur le fil du rasoir en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Pour tenir nos engagements, il faut que nos rejets diminuent de 5 % par an et nous n’en sommes qu’à 0,7 % !

Les pouvoirs publics doivent encourager les économies d’énergie et décourager le gaspillage. Ils doivent utiliser davantage l’instrument fiscal – par exemple une taxe carbone – pour rendre les comportements nuisibles plus coûteux et arrêter de subventionner les énergies fossiles (les produits jetables, le kérosène des avions, les voitures de société…). A l’inverse, ils peuvent donner un coup de pouce aux actes vertueux (primes, déductibilités à l’achat de produits « verts », à la rénovation énergétique, TVA réduite pour la réparation, etc.).

Sans le culpabiliser, le citoyen doit aussi apporter sa pierre à l’œuvre collective. La manière dont nous consommons, nous logeons, nous déplaçons, nous mangeons, a un impact considérable sur notre « empreinte carbone ». C’est indolore, ce n’est pas compliqué, c’est rentable, cela n’impacte en rien la qualité de vie ni le confort. 

Premier poste d’émissions de gaz à effet de serre en Belgique, la voiture : 22,6 % des émissions en 2015 (14,1 % en 1990). Ces émissions ont augmenté de 28,2 % depuis 1990. Il faut bannir la voiture seul mais aussi l’avion pour des distances courtes, et les petits trajets pourquoi pas à pied, à vélo ou en trottinette… C’est Demain la Terre qui affirme tout cela et plus dans Le Soir. Si vous vous sentez concernés vous pouvez lire la suite ICI.

Une ministre de l’agriculture ?

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Oui, le gouvernement bruxellois compte une ministre de l’Agriculture dans ses rangs et c’est Céline Frémault qui en dit plus ICI. Ce qui pourrait ressembler à une plaisanterie, une utopie ou un rêve fou, commence à devenir une réalité: Bruxelles produit des fruits et légumes sur ses toits.

Le potager de l’Albertine reste un précurseur, mais voilà que coup sur coup, le projet Foodmet de l’Abattoir et la Ferme urbaine du Delhaize de Boondael viennent de passer du rêve à la réalité. On va pouvoir cueillir des légumes sur le toit de son supermarché et les payer à la caisse …

Sans toujours disposer de la certification « BIO », ces légumes cultivés dans de bonnes conditions reviennent souvent moins chers que les légumes bios. Tout qui possède un toit plat pourrait cultiver des radis, de la salade de blé et même des potirons pour Halloween s’il procède à un aménagement professionnel de sa toiture et de son arrosage automatisé. Un toit qui assurera aussi une bonne rétention d’eau, un isolant thermique efficace et qui piègera modestement du CO2. Potage-toit, comme La Grange en Ville et Bruxelles Environnement  en disent plus si vous voulez tenter l’expérience.

L’avenir de la Bourse est fixé

Si vous êtes intéressé par ce débat urbain qui a fait rage à Bruxelles pendant des mois, nous faisons le point. Après bien des discussions à propos de ce bâtiment emblématique et populaire, après une enquête publique, une pétition et la réunion de la Commission de concertation, un avis favorable vient d’être émis pour la rénovation de la Bourse et de son affectation à plusieurs fonctions dont le Belgian Beer World, des salles d’expositions temporaires, un accès à l’espace archéologique, des commerces et des sanitaires que vous pouvez visualiser sur cette vidéo de BX1.

Un avis favorable – mais assorti de plusieurs conditions – que vous trouverez ICI et qui sont commentées par la presse et des associations citoyennes ICI. Si vous êtes très curieux, vous pouvez aussi accéder ICI aux nombreux « considérant » qui relatent de nombreuses questions pertinentes soulevées par les participants à la réunion de concertation.

La Bourse est un bâtiment édifié avec de l’argent public et ne peut être privatisé. Le bourgmestre garantit que la gestion du bâtiment sera bien assurée par une structure dans lequel le pouvoir public sera majoritaire. La Bourse sera plus accessible qu’avant aux Bruxellois et aux visiteurs et la grande nef restera disponible pour des expositions temporaires comme aujourd’hui. Seul l’espace Beer World sera payant. Certains regrettent cependant que la question essentielle de l’affectation n’a jamais fait l’objet d’un véritable débat et craignent une disneylandisation du centre ville.

Démolir pour construire

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En ville, pour construire il faut démolir. Se pose la question de savoir ce qu’il faut conserver et ce qui peut être détruit. Hier soir, à la Tour Philips à De Brouckère, plus de 100 personnes s’interrogeaient sur le futur des constructions de l’après-guerre qui arrivent en fin de vie. Lesquelles doivent faire partie de notre patrimoine architectural ? Lesquelles peuvent être rénovées pour être affectées à d’autres fonctions ? Lesquelles doivent disparaître sans négliger la question des déchets et des milliers de camions qui vont circuler en ville pour les évacuer vers où ?

Pour ma part, il fallait conserver la Tour Martini, emblématique d’une véritable ville dans la ville avec son théâtre, ses logements, ses commerces, ses bureaux ses salles d’expositions avec parking et sa terrasse panoramique. Par contre, Ville et Région n’ont elles pas eu tort d’accorder à la Tour Philips le droit de rénover un bâtiment qu’on n’aurait jamais dû autoriser sur des boulevards haussmanniens ? Quant à des chefs d’œuvre, témoins de l’architecture de l’après-guerre, comme Glaverbel, la Royale Belge ou ING, ne devraient-ils pas être classés ?

Ce débat ne soulève-t-il pas aussi la question des possibilités de réaffectation qui devrait se poser dès les départ lors de toute nouvelle construction, lorsque l’on voit à quelle vitesse des constructions comme le parlement européen ou le temple de la KBC sont devenues obsolètes ou inadaptées ? La Région est-elle sérieuse lorsqu’elle favorise la construction d’immenses parkings de dissuasion dont la hauteur sous plafond réduite ne permettra aucune réaffectation quand la voiture individuelle appartiendra au passé ?