Archives pour la catégorie Logement

Sans domicile fixe


La multiplication du nombre de personnes sans domicile fixe pose des problèmes inextricables, surtout dans le centre ville. Ils seraient aujourd’hui près de 700. Une situation inacceptable pour les victimes comme pour nous. C’est bien évidemment contre la pauvreté et pas contre les pauvres qu’il faut lutter.  Mais cependant, les missions de réinsertion et d’accompagnement des personnes sans-abri ne sont possibles que s’il y a du logement (la ministre bruxelloise du Logement).

On avait déjà connu le projet de Luc Schuiten, voilà maintenant que la RTBF annonce un projet pilote lancé par 400 Toits pour créer rapidement du logement temporaire à faible coût pour des personnes sans-abri. Deux logements modulaires viennent d’être installés temporairement près du pont Van Praet afin de susciter l’intérêt d’investisseurs et des pouvoirs publics. Il s’agit de deux studios déplaçables d’une vingtaine de m2 avec une en ossature bois. Moving Nest et Wald-Cube – présentent l’avantages d’être construits en peu de temps et d’être financièrement accessibles.

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La gentrification en question

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Alors que Bruxelles souffre de paupérisation, toute tentative en vue d’y maintenir ou d’y ramener une classe moyenne est régulièrement rejetée et qualifiée de « gentrification ». S’il faut légitimement lutter contre les abus et le dérives de la gentrification, n’est-il pas regrettable de s’opposer à tout développement qualitatif en agitant le spectre de la gentrification ?

Selon CityLab, la renaissance de South Bronx à New York semble s’être opérée sans éliminer la population existante et sans rejeter ses valeurs et son mode de vie particulier.  Carter y affirme : “ Gentrification happens when people in certain communities are taught to believe that their neighborhood has no real value”. La construction de logements à prix abordable et la reconnaissance du mode de vie des habitants en sont les conditions de base.

Avec l’opposition qui se manifeste actuellement contre le contrat de quartier des Marolles, il pourrait être intéressant de lire le témoignage d’habitants du Bronx qui ne se sont pas opposés au développement de leur quartier pour autant qu’ils n’en soient pas exclus. Je vous livre ici un extrait significatif, mais je vous encourage à trouver le temps de lire ICI le texte complet paru sur le site de CityLab. Facile à lire, encourageant, à contre courant et rafraîchissant.

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Le futur de la construction

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Quel avenir pour la construction à Bruxelles ? Les geniuses de la Silicone Valley ne sont pas loin de penser ICI, que les modes de construction de nos logements relèvent toujours des siècles passés à l’ère de l’imprimante 3D. Ce qu’ils ils font de mieux c’est de perturber, de changer de paradigme comme avec Uber ou Airbnb. Ils travaillent donc ferme sur de nouvelles manières de construire vite et bien (?) … et moins cher, vu le peu de main d’œuvre nécessaire. Produire des maisons comme Starbucks presse un latte.

Pendant ce temps, la Mairie de NewYork City dresse ICI les lignes de force des logements abordables de l’avenir dans un cahier de bonnes pratiques.

Et puis ICI encore, ce que les architectes de l’occident ont déjà produit de mieux (?) en matière d’habitat collectif en ville.

Tout cela est extrait de CityLab et est en anglais, mais vous serez surpris de découvrir qu’il y des photos et que c’est parfaitement lisible, sans pouvoir aborder William Shakespeare dans le texte.

A construction crane towers over a modular apartment building next to the Barclay’s Center, Monday, May 5, 2014 in the Brooklyn borough of New York. The apartment building is part of the Atlantic Yards development. (AP Photo/Mark Lennihan)

S’en aller vivre dans le ciel

Courtesy Safdie Architects

 » Dans des villes denses comme Chongqing en Chine, il n’y a pas de place pour de grands parcs publics, nous devons donc élever des gratte-ciel horizontaux « , a déclaré l’architecte Safdie au Guardian. Nous connaissions déjà  » le restaurant dans le ciel « , maintenant il s’agit de se détendre, de se baigner et même de vivre dans le ciel, pour ceux qui peuvent se le permettre et s’y retrouver entre eux. Curbed consacre un reportage impressionnant à cet exode de la terre, à cette fuite vers le ciel.

S’en aller vivre dans le ciel est vu par l’auteur comme une sorte d’abdication de notre responsabilité face à un paysage urbain, qui peut aller jusqu’à rendre malade, qui s’est blindé jusqu’aux dents, ou qui désire simplement produire de l’argent rapidement. Le filtre que constitue la difficulté d’accès aux espaces aériens est-il précisément ce que leurs propriétaires cherchent ? (Oui). Que se passe-t-il au sol, quand ses occupants les plus riches le quittent ? (traduction libre).

Il conclut: C’est ma peur pour l’avenir de l’occupation du sol en général: la Terre devient un immobilier de second rang. Toute personne en ayant les moyens monte, restent ceux dont les yeux ne sont pas habitués à regarder vers le haut. N’abandonnons pas nos villes pour un confort individuel dans les nuages.

AFP/Getty Images

 

A’dam veut rendre la ville à ses habitants

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La nouvelle majorité qui gouverne la ville n’y va pas par quatre chemins: elle veut rendre la ville aux habitants et remettre la voiture et les touristes à leur place.

Fini l’ouverture de nouveaux commerces de souvenirs, de snacks et de tout autre commerce destinés prioritairement aux touristes. La ville veut des commerces de proximité pour les habitants et des commerces spécialisés.

Les voitures occupent trop de place dans la ville. La majorité municipale veut plus de place pour les habitants et plus de verdure. Il sera interdit de construire de nouveaux parkings. Pour les visiteurs le prix max. du parking passe de 5 à 7,50 € l’heure. Les grands axes sont coupés pour éviter le transit par le centre. De nouvelles connections métros et bus vont être créées. Inutile de dire que – là comme ailleurs – les réactions sont partagées. Bruzz en Gazet van Antwerpen en disent plus.