Archives pour la catégorie Langues

Tous trilingues

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 » Tous trilingues «  c’’est ce que souhaitent les promoteurs du Plan Marnix pour Bruxelles. Et même quadrilingues, pour ceux et celles qui n’ont ni le français, ni le néerlandais, ni l’anglais pour langue maternelle. Bert Kruismans, bien connu des deux côtés de la frontière linguistique en parle ICI  avec humour et réalisme. Etre plurilingue constitue évidemment un précieux sésame professionnel et relationnel dans une métropole internationale comme Bruxelles

Pas évident cependant lorsque l’on constate que notre Région manque de professeurs de néerlandais et que les Communautés ne sont toujours pas arrivées à échanger leurs enseignants pour disposer de vrais native speakers qui dominent la langue et la culture. Quant aux classes en immersion, leur nombre est toujours (très) réduit à Bruxelles.

Le Plan Marnix organise  une rencontre pour faire le point  sur ce qui a été fait, sur ce qui peut et doit encore être fait, sur les obstacles rencontrés et sur les objectifs pour l’avenir.  On y entendra Guy VANHENGEL, Marie-Martine SCHYNS, Brigitte GROUWELS, Hilde Crevits et Rudi VERVOORT qui seront interpellés par Mathias DECLERCQ (Bruzz), Véronique LAMQUIN (Le Soir) et Grégor CHAPELLE (Actiris).

Cela se passera place Royale 2, dans la Salle des Guichets, le jeudi 22 février de 17h30 à 19h. C’est gratuit, mais inscription obligatoire ICI.

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Happy Monday: une école dans les bois

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Des parents et des pédagogues viennent de concrétiser BOS, leur projet d’école dans la nature basée au Rouge-Cloître à l’orée de la forêt de Soignes. Cette école multilingue – d’inspiration Montessori   met la curiosité et la créativité de l’enfant au centre de son projet éducatif qui se déroule au minimum à 70% dans la nature et par tous les temps. « Play is the work of the child » (Maria Montessori).

Actuellement, une initiative privée entièrement financée par les parents (qui peuvent se le permettre) et qui fonctionne 2 jours par semaine pour les enfants de 3 à 6 ans, mais qui ambitionne de s’ouvrir à l’enseignement primaire. Voici le premier programme  de Brussels Outdoor School – BOS.

Une innovation intéressante à un moment où Bruxelles s’interroge sur le type d’enseignement qui doit être dispensé aux futurs adultes de la société de 2034.

Si le patronat plaide pour une formation pragmatique qui délivre des travailleurs immédiatement prêts à l’emploi, d’autres pensent que devant l’inconnue du développement saisissant de l’intelligence artificielle et des robots multifonctions, il faut préparer la nouvelle génération à vivre dans un univers inédit où ne trouveront leur place que ceux qui auront développé l’ensemble de leur potentiel humain et cognitif, affûté leur esprit critique et auront finalement appris à apprendre.

Un service civil pour les jeunes Bruxellois ?

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Pourquoi pas un service civil pour les jeunes bruxellois à la fin de leurs études et avant d’entrer dans la vie professionnelle ? Une occasion unique pour une ville multiculturelle comme Bruxelles de permettre aux filles et aux garçons d’origines diverses de se rencontrer et de collaborer dans des projets utiles à la société.

C’est Benoît Derenne de la Fondation des Générations Futures qui relance cette idée qui pourrait aussi palier l’absence effective d’un parcours d’intégration et favoriser le développement du savoir faire et du savoir être des participants.

Un tel projet suppose un accompagnement spécifique et des asbl capables d’encadrer les jeunes et d’offrir de réels services à la société bruxelloise. Des remédiations et des cours de langues pourraient compléter l’offre lorsque nécessaire. Une indemnité d’attente pourrait être accordée à tous par Actiris.

Si le sujet vous intéresse, voici quelques liens pour en savoir plus.

 

 

Des murs entre communautés

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Ce n’est pas à la frontière mexicaine, ni à la frontière israélienne, mais à Schaerbeek. Selon La Capitale, une école francophone et une néerlandophone vont s’ouvrir, côte à côte, sur le site « Van Oost » avec une salle de sport commune financée par la Région, mais avec une clôture qui séparera les enfants dans la cour de récréation à la demande des Communautés (1). En 2018, dans une ville officiellement bilingue, on croit rêver.

 » Cela nous est imposé par le Vlaamse gemeenschapscommissie et la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui subsidient respectivement l’école communale néerlandophone et l’école communale francophone. Cette clôture n’empêchera pas le contact entre les élèves. » (Michel De Herde DéFI échevin de l’enseignement francophone).  «  2 km de murs et clôtures sont la réalité quotidienne vécue par environ 30.000 enfants bruxellois » affirme le Groupe du vendredi dans une excellente analyse  tandis que Jette  montre qu’autre chose est possible.

Quand la Région finance, c’est une salle de sport commune, quand les Communautés financent, c’est l’apartheid. Vivement la régionalisation de l’enseignement et la fin des Communautés en tant qu’entité fédérées.

(1) Sans mur, pour les assurances, il faudrait que les enseignants qui surveillent la cour soient bilingues (sic). Ils n’ont donc pas pensé à en mettre deux: un de chaque régime linguistique ?

Favoriser une intégration réussie

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Fort tard et plus que temps. Nous militons depuis longtemps pour un parcours d’intégration dynamique et motivant destiné à tous les primo-arrivants à Bruxelles, comme c’est le cas en Flandre et maintenant aussi en Wallonie. C’est leur intérêt et c’est le nôtre. L’apprentissage de la langue véhiculaire de la Région et de la citoyenneté bruxelloise doivent en être la base. La fierté de rejoindre la communauté bruxelloise ?

Il est hélas trop tard pour ceux qui sont ici depuis 3 générations et n’ont pas pu bénéficier de ce soutien. De plus, ce parcours ne peut être imposé aux personnes originaires d’un pays membre de l’U.E. Elles peuvent cependant être volontaires. “Heureusement qu’on m’a dit de venir, cela m’a redonné le moral et une vision positive de mon avenir ici. ». Le Soir en dit plus dans  cet article.

Le parcours n’a débuté à Bruxelles qu’en 2016 et uniquement sur base volontaire. Bien sûr, dans la capitale, les participants ont le choix de le suivre dans une asbl néerlandophone ou francophone. Peut-on oser espérer qu’ils ont été informés que dans le Bruxelles multilingue, la lingua franca reste le français et qu’elle leur donnera encore actuellement plus de chance de se faire comprendre et d’obtenir un emploi ?

En Wallonie, ce parcours d’intégration est obligatoire et donne des résultats. A Bruxelles, le parlement a adopté une ordonnance il y a un an pour le rendre obligatoire, mais comme on pouvait s’y attendre « les arrêtés d’application tardent à se concrétiser. En cause, comme souvent, des discussions politiques complexes entre Flamands et francophones et l’éternelle « lasagne institutionnelle » qui complique la donne ».