Archives pour la catégorie Jeunes

20% des jeunes Bruxellois en errance

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Entre 18 à 24 ans, un Bruxellois sur cinq n’est ni à l’école ni au travail. « Vous avez bien lu : ni en formation, ni en enseignement, ni en emploi. » s‘émeut Béatrice Delvaux dans son édito publié par Le Soir.

« Ce groupe flottant, sans perspective et pourtant quasi adulte, baptisé « Neet » par les Anglo-Saxons, est la véritable bombe qui vit au cœur de notre société francophone. Comment en effet considérer autrement la masse de ces jeunes, qui « errent » en ce moment-clé où ils devraient bâtir – ou trouver – une confiance dans l’avenir et en eux-mêmes par l’insertion dans un milieu professionnel, la perception d’un salaire. Gagner sa vie, accumuler de l’expérience, être reconnu, contribuer à la société, développer sa personnalité et ses connaissances : sans ces éléments, pas de stabilité psychologique et sociale. »

Ces statistiques sont consternantes. Pour les jeunes qui les vivent au quotidien, comme pour la société bruxelloise qui se prive ainsi de ressources humaines inutilisées, pendant qu’elle importe un flux de 400.000 navetteurs par jour.

Il y a longtemps que les Etats Généraux de Bruxelles ont dénoncé cette situation, mais elle n’a pas vraiment évolué. La Communauté française n’y est pas pour rien, elle qui enregistre une situation presque similaire en Wallonie. C’est intolérable. Cela reste toléré.

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Pagaille et désolation ?

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J’espère que vous avez bien profité du répit que je vous ai laissé pendant quelques jours ?
Ce n’est pas faute d’informations relatives au futur de la ville, mais plutôt parce qu’il y en avait trop. Un temps nécessaire pour prendre du recul par rapport à ces divers événements et commencer à en évaluer l’impact en matière de cohabitation, de qualité de vie et d’image.

Les débordements qu’ont connu un certain nombre de rassemblements – infiltrés par des casseurs – assez vite qualifiés « d’émeutes » ont fait la une de tous les médias. La presse flamande a été quasi unanime à s’en servir pour affirmer que les autorités bruxelloises n’étaient pas capables de gérer leur capitale. Vous verrez un édito de Béatrice Delvaux qui prend ses distances et une interview de Philippe Close qui demande plus de moyens pour recruter des policiers, plutôt que les mesures spectaculaires évoquées par le fédéral. La police relate que de nombreux jeunes identifiés sont des récidivistes bien connus qui ont été appréhendés pour des faits similaires, mais relâchés par la Justice. Et pour finir, le témoignage de deux citoyens d’origine marocaine qui ont honte de leurs compatriotes  « sportifs ».

Faudra aussi faire le point sur tout ce qui se dit pour le moment sur la pollution de la ville : des déchets triés passés à l’incinérateur sans distinction, 95 nouveaux camions à ordures au diesel commandés par la Région, une enquête sur l’air des écoles, l’aéroport enfin condamné par la justice pour non-respect des normes de bruit bruxelloises et les réactions du Taal Aktie Komitee (TAK) illustrées ci-dessous par Bruzz …

Information sexuelle en Flandre

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Le ministre de la Jeunesse flamand, Sven Gatz (Open VLD), a fait réécrire le Jongeren Gids, une brochure de cent pages destinée aux enfants de cinquième et de sixième primaires. Ce guide est distribué dans les écoles et dans les services pour les jeunes. « Sa distribution n’est pas obligatoire, mais encouragée« ,  précise le cabinet. Vous trouverez aussi le site de Sensoa ICI.

La Libre poursuit son article en précisant que le guide a été rédigé avec des organisations spécialisées dans la jeunesse, souhaite répondre à la Convention des droits de l’enfant qui stipule que chaque jeune a droit à recevoir une information de qualité, explique le cabinet. « Le guide a été conçu pour que les jeunes qui se posent des questions intimes et délicates ne doivent pas naviguer sur Internet où ils peuvent tomber sur des informations inappropriées. »

Avec tout ce qui est aisément disponible aujourd’hui sur le web, cette démarche des pouvoirs publics peut s’avérer nécessaire. Nous avons interrogé un médecin du Brabant flamand, père de 4 enfants, dont l’épouse est froebelienne. Il livre une ici réaction rapide mais il doit bien sûr y avoir d’autres avis

photo La Libre

Vers une mixité sociale dans tout Bruxelles ?

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La démolition des « 5 blocs » au Rempart des Moines – près de Dansaert – va mettre fin à une conception architecturale et sociale qui prévalait dans les années soixante et favorisait le rassemblement de locataires sociaux dans des tours. Cette démolition programmée de 314 logements sociaux sera remplacés par 350 nouveaux logements avec jardin central privatif, mais ne comptera que 210 logements sociaux, vu l’adjonction de 140 logements moyens pour en assurer la mixité. Les logements sociaux perdus seront reconstruits ailleurs.

Mais où ailleurs ? Alors que l’impératif de mixité s’impose de plus en plus aux quartiers pauvres déjà densément peuplés, il est loin de s’imposer dans les quartiers riches à croissance démographique beaucoup plus faible. Les logements sociaux perdus au Rempart des Moines seront-il reconstruits à Woluwé ou à Uccle en manque de mixité sociale ? Rien n’est moins sûr. La ville duale et l’entre soi qui progressent constituent ils un futur désirable pour Bruxelles ?

inégalités.be écrit: « s’il existe un consensus politique pour favoriser la mixité sociale, elle ne pourra être mise en œuvre qu’à travers une politique très volontariste dans la mesure où une telle politique doit s’opposer à l’ensemble des mécanismes de ségrégation entre les groupes sociaux dans l’espace urbain, en particulier à travers le coût de l’immobilier » et il en dit plus ICI.

Saint-Gilles pourrait constituer un exemple assez réussi de mixité et d’un nouvel art de vivre à la bruxelloise. Le bourgmestre n’a pas peur de prétendre « La seule solution, c’est la mixité. Spatiale, sociale, culturelle. Comme à Saint Gilles, où se mélangent Portugais, Espagnols, Polonais, Maghrébins, Asiatiques, Français: dans ma commune on brise l’enfermement mental ». 

Le Spielberg de Molenbeek

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Le magazine américain Time vient d’inscrire dans sa prestigieuse liste ‘Next Generation Leaders’ le bruxellois d’adoption Adil El Arbi, qu’il qualifie allègrement de « Spielberg de Molenbeek ».
Il faut se réjouir avec les jeunes de voir le futur de Molenbeek bénéficier d’une nouvelle image qui commence à se distancier du « trou à rat » proféré par Donald Trump.

Adil s’est fait connaître en 2015 avec son long métrage « Black » tourné en français à Bruxelles et dont il a assuré la régie avec Bilal Falah. Après le succès de leur dramatique bruxellois, le duo a été demandé pour le tournage du blockbuster hollywoodien Beverly Hill Cop 4 avec Eddie Murphy. Rien de moins.

Adil est d’origine flamande et marocaine et habite Berchem Sainte-Agathe. Il a étudié le cinéma au campus Sint-Lukas (nl), une section de la Hogeschool voor Wetenschap en Kunst à Bruxelles, où il côtoie Bilall Fallah avec qui il coréalisera tous ses films et vous en saurez encore plus ICI.