Archives pour la catégorie Jeunes

Sodas: les producteurs prennent le politique de vitesse

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Voilà des années que Communautés flamande et française sont conscientes de l’incitation à la consommation de sucres que représentent les distributeurs de sodas dans les écoles. C’est pour d’évidentes raisons de santé publique qu’elles devaient mettre fin à cette situation. La Flandre le prévoyait pour 2020 et la Communauté française ne s’était toujours pas prononcée sur une date …

Plus besoin de le faire, vu que la presse relate l’engagement que vient de prendre la fédération sectorielle – qui regroupe entre autres les marques Coca-Cola, Fanta, Oasis, Schweppes et Sprite – sera mis en place progressivement dans les 28 Etats membres de l’UE. Fin 2018, la vente de boissons sucrées dans les écoles secondaires devrait définitivement faire partie du passé.

Restent les friandises bourrées de sucres, de sel ou de graisses qui n’ont pas leur place à l’intérieur les écoles et dont les producteurs n’envisagent ni de limiter la vente, ni de proposer des alternatives. Le politique va-t-il légiférer à ce sujet ?


 

 

 

 

 

 

Foto: AFP

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Changer la ville

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Ils sont jeunes. Audacieux. Entreprenants. A travers différents rendez-vous et une plateforme Internet, le collectif Brussels Together réunit et encourage les initiatives qui visent à faire bouger Bruxelles. Selon ses fondateurs, c’est maintenant qu’il faut agir. Il n’est plus question d’attendre que les politiques enclenchent le mouvement, disent-ils dans un reportage de La Libre. Tous les premiers mercredis du mois, ils organisent une réunion dans un endroit différent – ce qui permet aussi de découvrir de nouveaux lieux -, et donnent la parole à trois groupes qui viennent présenter leur propre projet.

« Auparavant, on végétait, on attendait que le politique résolvent les problèmes pour nous et, du coup, rien ne bougeait vraiment. Mais aujourd’hui, avec les outils disponibles grâce au Web, on a tout ce dont on a besoin pour réaliser les projets qui nous tiennent à cœur. Avec le crowdfunding, on peut lever un budget, avec les réseaux sociaux, on peut véhiculer des idées et communiquer des directives. Il y a aussi plein d’endroits pour se réunir. Et de ce fait, on a plus besoin de subsides ou de demander quoique ce soit aux politiques. Tout ce qu’il faut, c’est de la coordination et savoir où se trouvent les ressources dont on a besoin.
C’est exactement cela que travaille le opencollective « BrusselsTogether ».

Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, si tu as envie de créer une nouvelle école, de faire de la méditation, d’aider les réfugiés, d’améliorer la mobilité, ‘just do it’! Le coût d’un nouveau projet ne peut plus être un frein. Au lieu d’en débattre, mieux vaut en faire l’expérience, tenter l’aventure, et voir si la sauce prend. Nous ne sommes plus dans un jeu où certains gagnent et d’autres perdent! A nous de créer un système où tout le monde est gagnant.« 

Les médias font le jeu de Daesh

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Daesh – l’Etat islamique – perd du terrain tous les jours, mais gagne en audience. Les petits et grands attentats qu’il revendique accroissent son pouvoir, la peur qu’il inspire et la haine de l’autre qu’il développe et attise. Impossible bien évidemment de ne pas parler de ce qui s’est passé à Barcelone dans les médias, mais une simple information factuelle, sans photos ni témoignages divers n’eut elle pas été suffisante ? Pourquoi en première page ? Pourquoi plusieurs articles ? Pourquoi y revenir tous les jours pour nous révéler si on a, ou non, retrouvé le conducteur agresseur ?

A qui profite ce matraquage ?
– aux médias qui vendent du papier ou gagnent de l’audience
– à la pulsion voyeuriste de certains lecteurs et spectateurs.
– … et surtout à Daesh, qui se réjouit de la couverture mondiale acquise avec une simple camionnette. On est loin de la technologie complexe et coûteuse du 11septembre

Les médias ne pourraient-ils s’entendre pour traiter une telle agression comme un triste fait divers ? Il y a bien plus de14 morts chaque jour sur les routes d’Europe. Les chefs d’Etat et de gouvernement ne pourraient-ils s’abstenir de faire parler d’eux en répétant en boucle les mêmes condoléances de circonstance à chaque attentat visant l’occident ?
Il en va de l’évolution de l’image de Daesh et de la fascination que cette organisation exerce sur les jeunes désoeuvrés et frustrés de Bruxelles et des banlieues de l’Europe.

La fin des « machines à crasse »

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C’est ainsi que Test Santé appelle les distributeurs de sodas dans les écoles. Bannis dans l’enseignement secondaire en Flandre, Bruxelles et la Wallonie sont toujours à la traîne avec les conséquences que l’on connaît en termes de santé publique malgré des annonces demeurées sans effet depuis 12 ans.

Le lobbies ne doivent pas y être pour rien, mais la ministre Schyns vient de déclarer vouloir remplacer les sodas par des boissons plus saines.

Les trois ministres de l’enseignement vont discuter avec les distributeurs afin de trouver un accord. La fin d’une trop longue saga ?

 

Bruxelles : la capitale la plus internationale ?

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Londres, Paris, New York ou Sydney comptent un grand nombre d’habitants originaires de pays étrangers, sans doute davantage que Bruxelles. Mais en y regardant de plus près, Bruxelles est peut-être la seule capitale dont les habitants nés dans le pays sont devenus moins nombreux que les allochtones.

Les statistiques Bisa FOD Economie publiées par Bruzz montrent qu’entre 2000 et 2016 les Bruxellois nés en Belgique sont devenus minoritaires à Bruxelles: ils sont passés du taux de 59% à 44%. C’est un phénomène bruxellois, vu qu’en Belgique seul 1 citoyen sur 10 n’est pas né Belge.

Cela démontre l’attrait que Bruxelles exerce sur le plan international. Si un grand nombre de nouveaux Bruxellois se sont intégrés à la société d’accueil et contribuent à son développement, ce n’est pas le cas de tous et on ne peut pas dire que ce soit particulièrement grâce aux programmes d’intégration proposés par la Région ou à la formation assurée par nos écoles. Ce n’est parce que la plupart des ressortissants des pays hors Union Européenne acquièrent la nationalité belge – et même plus de70% parmi les personnes originaires du Maroc et de Turquie – que leur intégration est nécessairement réussie.

La Région et les Communautés ne peuvent continuer à être aussi peu actives en matière d’intégration et le temps compte.