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Un nouvel accord de majorité ?

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Si la composition du gouvernement bruxellois devait être modifiée et reposer sur d’autres partis, un nouvel accord de majorité devrait lier ses membres.

Bianca Debaets (CD&V) donne le ton:  » Si l’on parle d’un nouvel accord de majorité, il va de soi que les partis néerlandophones auront largement voix au chapitre. Et dans ce cadre, nous mettrons certainement une réforme de la Région bruxelloise – avec une gestion plus efficace et plus cohérente, et un poids plus important pour la Région – sur la table ».

Manifestement, le sort du gouvernement actuel est dans les mains d’Olivier Maingain et l’acceptation de nouveaux modes de gouvernance définis entre lui et Ecolo/Groen seront la condition sine qua non pour en faire partie.

Revendications flamandes

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Une fête nationale flamande sans une série de griefs vis à vis de Bruxelles, c’est comme des moules sans frites, comme dit Paul Magnette. Je n’en ferai pas ici la longue liste du cru 2017, ne reprendrai ni les réactions d’Els Ampe (Open VLD), ni celle Jan Peumans (N.VA).

Certains griefs sont justifiés. Par exemple l’absence d’une police régionale ou les compétences et frontières communales bloquées par nombre de Bruxellois francophones. D’autres relèvent des fantasmes de la Flandre qui ne craindrait pas d’instaurer l’apartheid des Bruxellois sommés de choisir la Flandre ou la Fédération Wallonie-Bruxelles pour tout ce qui concerne les « matières personnalisables ». Geert Bourgrois (N.VA) reproche aux écoles francophones bruxelloises de ne pas former de bons bilingues, alors que la Flandre ne fait rien pour favoriser un échange efficace entre professeurs des deux Communautés, afin que chaque enfant bénéficie de native speakers qui puissent partager leur culture et la faire aimer.

Ce n’est en aucun cas aux Flandriens ou aux Wallons à nous dire comment notre Région doit fonctionner. Il revient aux Bruxellois néerlandophones, francophones et allophones de gérer démocratiquement la Région où ils ont fait choix de vivre. Une nouvelle réforme de l’Etat s’impose d’ailleurs pour que Bruxelles dispose d’un statut de Région à part entière.

By the way, difficile de ne pas s’offusquer de voir l’affiche reprise par BRUZZ d’une fête du 11 juillet bruxelloise qui regroupe les grandes pointures de la N.VA et du Vlaams Belang de Bruxelles et de Flandre.

 

 

http://www.bruzz.be/nl/actua/gezien-vlaams-belang-en-n-va-vieren-samen-11-juli

Frontières communales revues ?

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Corriger certaines scories territoriales communales à Bruxelles – et plus particulièrement les frontières de la Ville – a été proposé par Ecolo et recueille l’assentiment des socialistes et des libéraux. Défi et le MR n’y seraient pas opposés. C’est un article de L’Echo qui le révèle.

En 2008 déjà, Le Soir et La Libre reprenaient la proposition de découpage que nous avions faite sans trop de résultats du côté de la Région. Remettre ce découpage sur la table aujourd’hui, constitue un pas en avant majeur pour une meilleure gestion de la Région avec des compétences de proximité revues pour les communes.

A toutes fins utiles, nous avons renvoyé cartes et documents à Zakia Khattabi, Laurette Onkelnx et Olivier Maingain.

Vers une démocratie participative ?

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La crise politique, à rendu plus visible la différence de culture politique entre Bruxelles et la Wallonie. En Wallonie, les relations sont devenues très difficiles entre le PS et le CDH, mais pas à Bruxelles.  » Ça se passe bien, y compris pour les Flamands (les Bruxellois néerlandophones ndlr) qui ne comprennent pas trop ce qui se passe, mais ont peur de voir revenir Groen dans l’attelage. Pour Guy Vanhengel (Open VLD), c’est : Non, surtout pas Groen « .

« Les Bruxellois sont les otages, le dégât collatéral, d’une stratégie décidée dans le sud du pays « .

Dans Le Soir, Vincent Engel prend du recul et écrit:  » Ce ne sont pas les partis qui fondent la démocratie, mais le rapport entre les citoyens et leurs représentants. Puisque ces derniers ne peuvent ou ne veulent plus assumer leurs engagements, puisqu’il n’est pas possible de retourner aux urnes, prenons les deux années qui viennent pour lancer ces assises de la démocratie, véritablement démocratique, pas guidé par des lobbies financiers et des grands groupes de presse. Cela semble impossible, tant les partis ont structuré la vie sociale et politique belge, façonné la manière de penser des citoyens « .

La fin de la dépendance de Bruxelles ?

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Le coup de théâtre de Monsieur Lutgen (cdH) aura permis de mettre la dépendance de Bruxelles en lumière: ce qui peut être souhaitable pour la Wallonie ne l’est pas nécessairement pour Bruxelles.

Les fédérations bruxelloises des divers partis francophones commencent enfin à s’en rendre compte. C’est sans attendre le congrès de juillet du PS que Philippe Close a renoncé à son siège de député pour être bourgmestre à temps plein. C’est sans attendre ce congrès que les militants socialistes de Bruxelles se sont prononcés pour le décumul intégral et pour la gratuité des mandats associés aux fonctions exécutives (Bruzz). Quid si les socialistes wallons ne sont pas d’accord ?

Dans une réponse aux questions du journal De Standaard, Philippe Van Parijs nous rejoint à propos de l’impact pour Bruxelles de la position du cdH francophone et sur la nécessaire autonomie des partis de notre Région.