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La Région prend le pas sur la Communauté

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Il faut être reconnaissant à Martin Buxant – éditorialiste de L’Echo – pour avoir réalisé cette interview de Willy Demeyer – l’homme de l’ombre du PS wallon –  qui va relancer le régionalisme wallon. Il faut le remercier aussi pour son édito cinglant qui met la Région de Bruxelles devant ses responsabilités historiques. N’ayons pas peur des mots. Morceaux choisis.

Les socialistes wallons vont se réunir sans nous et aucune initiative ne semble poindre au PS bruxellois pour affirmer un régionalisme bruxellois qui développe une identité bruxelloise inclusive, ouverte et en phase avec ce que nous sommes et voulons être. Et pourtant à Bruxelles, Rudi Vervoort et les camarades régionalistes ont pris le pas sur les derniers francophonissimes.

 » On se définit comme Bruxellois ou comme Wallon, pas comme francophone  » écrit Martin Buxant.  » Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde « , disait déjà Albert Camus. Il est temps de commencer à bien nous nommer.

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Pas de médias bruxellois ?

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Bien sûr, il y a des médias qui parlent de Bruxelles, comme BX1, Viva Bruxelles, Bruzz, … mais ce sont des médias financés par la Communautés française ou par la Communauté flamande qui parlent de nous. La Région de Bruxelles ne peut avoir ni soutenir aucun média, parce qu’elle est fragmentée dans ses institutions qui reproduisent (toujours) un imaginaire fondé sur (deux) communautés linguistiques. Les partis politiques, les infrastructures culturelles, le bien-être, le sport sont divisés en groupe linguistique. Il en va de même pour les médias. Il n’y a pas de médias bruxellois : seuls des médias (domiciliés) à Bruxelles. Cette division linguistique détermine fortement leur point de vue sur Bruxelles (Brussels Academy).

De quelle manière cet apartheid influence la vision et l’imaginaire de Bruxelles par ses citoyens, ses politiques, ses habitants, ses touristes etc. ? Comment Bruxelles et une possible « Bruxellitude » pourraient être présentées ? Est-ce que les médias existants sont des partenaires d’un tel projet ou est-ce que ces derniers sont un frein à l’épanouissement urbain de Bruxelles ?

La Brussels Academy vous invite à un état des lieux nuancé ainsi que des rencontres avec des médias bien établis et des médias alternatifs dont bruxelsfuture. Le 29 septembre  démarrera  un cycle de cinq cours-débats qui permettront de faire le point. Ils se concluront par un grand débat final avec Béatrice Delvaux (Le Soir), Jeroen Roppe (Bruzz), Tarik Laabi (Arabel), Simon Werner (Tout Autre Information), Jean-Jacques Deleeuw (BX1), Martine Simonis (Fédération néerlandophone et francophone des journalistes professionnels) le 27 octobre de 18 à 20h au Beursschouwburg. Tous les détails ICI. L’inscription gratuite au cycle ICI (cochez Register) et au débat final ICI.

Bruxelles à Berlin

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“ Why Brussels is the new Berlin “ est le titre quelque peu provocateur de l’exposition qui entend mettre en valeur la place de Bruxelles comme capitale multiculturelle de l’art contemporain dans l’ancien aéroport urbain de Tempelhof à Berlin.

C’est à partir d’un article du New York Times et de sa suite plus touristique qu’est né cet axe entre Bruxelles et Berlin qui ne se limitera pas à cette exposition temporaire qui présentera six jeunes artistes et quelques valeurs sûres plus anciennes. Le porteur du projet, Hans De Wolf de la VUB, déclare: “ Brussel ziet de samenwerking met het wereldvermaarde kunstencentrum Bethanien en de Berlijnse overheid trouwens als iets structureels. Er komt een echte as tussen de twee stadsstaten Brussel en Berlijn. De bedoeling is om volgend jaar ook al Duitse kunstenaars naar Brussel te halen ”.  Bruzz en dit plus.

Même s’il anticipe un peu sur un avenir possible pour Bruxelles dans une Belgique confédérale, on peut se réjouir de l’entendre  oser affirmer:  « … un véritable axe entre les deux Villes-Etat ». Ce qui est vrai pour Berlin mais pas (encore) pour Bruxelles …

Ah non pas ça ! (suite)

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Plusieurs réactions opposées à ce mastodonte sans âme et une proposition de pétition que personne n’a encore concrétisée. Comme ce projet est à l’enquête publique, il vous est possible d’agir efficacement en envoyant un message à :

<CommissionConcertation.Urbanisme@brucity.be>

Chaque réaction personnelle est comptabilisée, alors qu’une pétition n’est enregistrée que comme un seul message. Ne tardez pas à réagir parce que la limite est fixée au 15 septembre. Vous pouvez en même temps demander à être entendu(e) à la séance publique du 27 septembre.

Vous trouverez ICI la demande de permis du bureau Jaspers Eyers.

Et vous pourrez voir ICI le reportage que BX1 (ancien Télé Bruxelles) vient de consacrer aux craintes que le projet suscite.

C’était au temps …

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Engagés dans le futur de cette ville où tout est possible, il ne nous est pas interdit de jeter un oeil dans le rétroviseur. Deux expositions mettent en lumière un Bruxelles qui bruxselait entre ville de province et capitale qui tentait de ressembler à Paris.

Jusqu’au 17 septembre seulement, Bozar présente « Bruxelles est un Plaizier ». Une rétrospective du travail remarquable du couple d’éditeurs Wijnand et Mieke Plaizier qui témoignent depuis1977 de leur amour pour Bruxelles dans chacune des illustrations de leurs cartes postales et calendriers. Ils donnent ainsi forme à une mémoire collective documentaire mais aussi touchante. Si vous courez à Bozar, vous y verrez d’autres expos davantage tournées vers le futur. Plus ICI.

La Ville vient d’inaugurer à la Bourse une exposition qui met en lumière les Boulevards du Centre. Sublime Bruxelles replace leur construction dans son contexte historique: le voûtement de la Senne et la pose d’un geste urbanistique qui laissera une empreinte profonde sur la géographie et les usages de la ville. Elle met en avant les bâtiments et les éléments architecturaux remarquables dont regorgent ces quatre artères haussmaniennes que sont Adolphe Max, Jacqmain, Anspach et Lemonnier articulées autour de la place De Brouckère.