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Ce WE, Bruxelles s’illumine

Ce soir et dimanche soir, Bruxelles s’illumine depuis le canal et Citroën jusqu’à Sainte- Catherine. Onze œuvres lumineuses ayant voyagé dans le monde entier, ou créées spécialement pour l’occasion, vont transformer la ville pour deux nuits. Après une première expérience menée en 2013, le  » Bright festival   » fêtera sa seconde édition jusqu’à dimanche 23h. Un petit aperçu sur la vidéo du Soir (après une inévitable petite pub)

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Qui sont les personnes étrangères vivant à Bruxelles ?

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Et bien non, ce ne sont pas les Marocains en première position. Ils ont dû céder cette place au Français (15,2%) et la deuxième aux Roumains (9,3%). Les Marocains se retrouvent à la troisième place (9%). Parmi eux, un grand nombre n’apparaissent cependant pas dans les chiffres de l’Institut Bruxellois de Statistique et d’Analyse (IBSA) parce qu’ils ont obtenu la nationalité belge. La dépêche La Libre/Belga en dit plus.

La Ville-Région abrite 179 nationalités différentes. L’an dernier, 414.139 personnes vivant à Bruxelles avaient une nationalité étrangère. Parmi elles, 66% provenaient d’un pays européen (275.167 personnes). Hors UE, on retrouve principalement des Marocains (9%), des Congolais (2,1%), des Turcs (2,1%) et par ailleurs un groupe important de personnes ayant une autre nationalité non-européenne (20,3%).

Le tableau publié en annexe de l’article montre aussi la situation de l’emploi à Bruxelles:
– 363.656 Bruxellois travaillent à Bruxelles. 49.139 travaillent en Flandre, 21.905 en Wallonie et 5.005 à l’étranger.
– 220.446 Flandriens viennent travailler à Bruxelles chaque jour
– 124.810 Wallons viennent travailler à Bruxelles chaque jour
A en croire ces chiffres, sur les 708.912 emplois bruxellois, 363.656 sont occupés par des Bruxellois et 345.256 par des navetteurs venus des deux autres Régions.

7ème réforme de l’Etat en vue

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Je sais que vous n’êtes pas très friands de questions institutionnelles, mais aucune simplification radicale des institutions kafkaïennes de la Région bruxelloise n’est possible sans une réforme de l’Etat. Celle-ci exige une majorité des deux tiers et lorsqu’il s’agit plus particulièrement de la loi à majorité spéciale, elle demande, en plus, une majorité simple à la fois dans le groupe des parlementaires francophones et dans celui des parlementaires néerlandophones. Plusieurs partis francophones estiment que ce serait ouvrir la boîte de Pandore et risquer de voir la N.VA obtenir des avancées vers le confédéralisme. Il y avait donc jusqu’ici un tabou sur ce sujet.

Un article de Doorbraak – journal d’opinion flamand en ligne – (traduit ICI par Daardaar), rappelle « qu’une proposition de loi spéciale a été déposée le 23 janvier à la Chambre et signée par pratiquement tous les partis, N-VA et PS compris ». Dès lors, la majorité des deux tiers requise au sein de chaque groupe linguistique serait également acquise sans peine. Il ne s’agit toutefois que d’un transfert de compétence, au singulier qui concerne la compétence des Régions en matière d’élections locales. Mais la porte est ouverte.

 » Tous les partis sont enclins à se débarrasser des anomalies gênantes présentes au sein de la structure de l’État. Les partis francophones sont également demandeurs. C’est dire. Ils sont en effet favorables à ce que les Régions soient pleinement compétentes en matière d’élections locales, sans exceptions obscures. » Et peut-être donc aussi compétentes pour permettre le vote des étrangers lors des élections régionales si elles le désirent ? Pourquoi un tel transfert de compétences relèverait-il encore du tabou ?

Tous trilingues

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 » Tous trilingues «  c’’est ce que souhaitent les promoteurs du Plan Marnix pour Bruxelles. Et même quadrilingues, pour ceux et celles qui n’ont ni le français, ni le néerlandais, ni l’anglais pour langue maternelle. Bert Kruismans, bien connu des deux côtés de la frontière linguistique en parle ICI  avec humour et réalisme. Etre plurilingue constitue évidemment un précieux sésame professionnel et relationnel dans une métropole internationale comme Bruxelles

Pas évident cependant lorsque l’on constate que notre Région manque de professeurs de néerlandais et que les Communautés ne sont toujours pas arrivées à échanger leurs enseignants pour disposer de vrais native speakers qui dominent la langue et la culture. Quant aux classes en immersion, leur nombre est toujours (très) réduit à Bruxelles.

Le Plan Marnix organise  une rencontre pour faire le point  sur ce qui a été fait, sur ce qui peut et doit encore être fait, sur les obstacles rencontrés et sur les objectifs pour l’avenir.  On y entendra Guy VANHENGEL, Marie-Martine SCHYNS, Brigitte GROUWELS, Hilde Crevits et Rudi VERVOORT qui seront interpellés par Mathias DECLERCQ (Bruzz), Véronique LAMQUIN (Le Soir) et Grégor CHAPELLE (Actiris).

Cela se passera place Royale 2, dans la Salle des Guichets, le jeudi 22 février de 17h30 à 19h. C’est gratuit, mais inscription obligatoire ICI.

La revitalisation de la ville

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Peu après sa naissance, la Région s’est lancée dans un vaste projet de revitalisation de ses quartiers anciens, en visant à la fois leur réhabilitation physique, leur dynamisation sociale et économique. Avec la collaboration de l’Etat fédéral (Beliris) et des communes, elle a créé les « Contrats de quartier » aujourd’hui appelés  » Contrats de quartier durables «  dotés de budgets considérables de l’ordre de 25 millions par contrat et censés donner forme à la ville.

A l’occasion des 25 ans d’existence ce programme – qui compte plus de 20 contrats principalement situés sur Bruxelles Ville  – le Centre international pour la Ville, l’Architecture et le Paysage (Fondation CIVA) s’est lancé dans un travail de recherche et de réflexion autour de la politique des contrats de quartiers bruxellois. Ce travail se concrétise par une exposition qui se tient au CIVA jusqu’au 15 avril et qu’il sera intéressant de découvrir, malgré le nom peu engageant de « Operational Aesthetic », suivant une habitude nouvelle et discutable qui privilégie l’anglais pour ne pas devoir utiliser le français et le néerlandais.

En faisant des communes les maîtres d’œuvre de ces projets de revitalisation, certains estiment que la Région a largement perdu la maîtrise des opérations et les communes se sont parfois avérées peu équipées pour les piloter. De multiples changements d’échevins, des fonctionnaires peu habitués à gérer ce genre d’opération et des bureaux d’étude pas toujours au fait de la situation ont été cause d’importants retards, de pertes de budgets et de communication pas toujours aisée avec la population « bénéficiaire » parfois victime d’excès de gentrification. Pas sûr que l’exposition aborde cet aspect des choses. On en reparlera.