Archives pour la catégorie Gouvernance

Bruxelles paralyse tout le pays

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C’est De Tijd  (aimablement traduit pas Daardaar) qui l’affirme – au propre comme au figuré – en prenant l’exemple d’une canalisation bruxelloise mal entretenue « qui a paralysé la circulation ferroviaire au cœur de l’Europe ». Le journaliste Wim Van De Velden n’en reste pas là, il fustige aussi les strictes normes de bruit du gouvernement bruxellois qui menacent l’aéroport de Zaventem « Bien loin du fédéralisme de coopération, nous nous situons ici dans le cadre d’un fédéralisme de lutte politique qui asphyxie de plus en plus l’économie belge ».

Suit alors une description illustrée du système institutionnel francophone surréaliste à l’usage des Flamands qui donne à réfléchir. «  Imaginez qu’il y aurait, en Flandre, deux gouvernements flamands. L’un se chargerait de prendre des décisions économiques douloureuses et l’autre serait responsable de l’enseignement et de la culture. Et ces deux gouvernements seraient formés de coalitions différentes : par exemple, on aurait la N-VA et le CD&V dans le gouvernement économique et le sp.a avec le CD&V dans le gouvernement de l’enseignement. Et on aurait également pas moins de quatre ministres responsables de l’enseignement : deux socialistes et deux chrétiens-démocrates. Surréaliste ? Inimaginable ? Pas en Belgique francophone, après le coup d’État à moitié manqué de Benoît Lutgen. »

Et le journaliste de conclure : « La Belgique francophone s’enfonce politiquement dans le sable mouvant, l’histoire du confédéralisme imaginée par la N-VA s’écrit toute seule. Le chaos politique au sud du pays prouve pour la énième fois que la situation actuelle n’est plus tenable ».

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Rétribuer les élus. Pas les partis

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Plusieurs partis exigent de leurs élus qu’ils rendent une partie du salaire brut qu’ils perçoivent pour assurer leur mission. Certains partis vont jusqu’à 50%. Cela donne plus de pouvoir aux partis, qui peuvent ensuite « aider » leurs élus de diverses manières dont ces partis choisissent la nature.

Bruzz rapporte qu’Els Ampe – députée Open VLD au parlement bruxellois – a introduit un amendement au code de Bonne Gouvernance en discussion en commission parlementaire. Elle propose de limiter ce remboursement à 10%,  » pour que les élus multiplient les contacts avec leurs électeurs plutôt qu’avec leur parti. Une manière de lutter contre la particratie et de mettre fin à la discipline de groupe qui entrave la liberté d’expression des élus du peuple « .

Cela ne manquera cependant pas de pénaliser les petits partis qui ne bénéficient d’aucune dotation ou de faibles dotations. Els Ampe veut à ce sujet un débat sans tabous. Elle estime que les élus qui partagent la même philosophie peuvent très bien se regrouper librement pour débattre de problèmes de société avant les votes, sans pour autant restreindre leur liberté de vote. Elle estime que c’est plus libéral. D’autres parlementaires estiment que les députés font ce qu’ils veulent de leur argent et que cela s’avère encore plus libéral …

Un service public régional décapité et démotivé

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En créant une série d’Organismes d’Intérêt Public (OIP), le gouvernement Vervoort démembre l’administration de la Région et la prive d’une série de compétences qui étaient les siennes. La DH titre « Le service public régional au bord de la crise de nerfs ».

La mainmise de ces OIP est quasi totale sur les leviers économiques et urbanistiques de la Région et le contrôle des ministres en charge de ces matières est limité, comme d’ailleurs celui du parlement qui n’a pas de comptes à leur demander. Bien que Rudi Vervoort affirme que « seule compte la compétence », il faut bien constater que la direction de chacun de ces six OIP a été confiée à des personnalités issues du bord socialiste.

J’ai rassemblé ICI quelques articles de presse qui mettent cette mainmise en évidence et qui posent la question de la bonne gouvernance de la Région. Avec des cabinets pléthoriques et ces nouveaux organismes d’intérêt public que reste-t-il comme responsabilités au service public ? L’administration constate déjà les premiers départs de fonctionnaires démotivés. Peut-on continuer à ignorer cette dérive et ne pas s’interroger sur les conséquences de ces pratiques ? Une bon sujet pour le parlement bruxellois à la rentrée.

Qui gouverne Bruxelles ?

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La réponse est simple: le gouvernement régional bruxellois composé d’une coalition de partis issus des dernières élections. Un accord de gouvernement lie cette majorité dirigée par le ministre-président PS Rudi Vervoort.

Qui veut faire tomber ce gouvernement doit présenter une majorité alternative. Par l’intermédiaire de son chef de groupe Benoît Cerexhe, le cdH vient de réaffirmer ne plus vouloir gouverner avec le PS après l’affaire du Samusocial. Comme il n’a pas réussi à présenter une majorité alternative, le gouvernement Vervoort reste en place.

Situation délicate pour Céline Fremault, la ministre de l’Environnement cdH, sommée de suivre les directives de son président de parti reprises par Benoît Cerexhe, qui verrait bien le MR remplacer le PS, mais qui n’a toujours pas réussi à obtenir le soutien de Défi pour constituer une autre majorité.

Tout cela ne semble pas encore susciter auprès d’un grand nombre d ‘élus cdH de Bruxelles l’intention de se constituer en un parti humaniste bruxellois multilingue autonome.

Des travaux sans fin

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La saison d’été est aussi la saison des travaux, vu les vacances qui décongestionnent le trafic. Ils sont nécessaires et même indispensables, mais à Bruxelles ils s’éternisent. Parfois deux ouvriers sur un énorme chantier et à 16h plus personne, tout comme le WE. C’est insupportable.

Ce n’est pas comme cela partout. Il est des ville où on travaille en deux équipes. D’autres où le WE est mis à profit pour accélérer les travaux.

Mieux qu’un long discours, la photo ci-dessous montre un impressionnant effondrement de voirie à Tokyo et le même endroit 7 jours plus tard …