Archives pour la catégorie Finances

Des économies sur le dos des seniors ?

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Maggie De Block et l’INAMI entendent « rationaliser » le secteur de l’assistance aux personnes âgées dont le nombre ne cesse de croître à Bruxelles. Le remboursement « à l’acte » préconisé est incompatible avec le type d’assistance personnalisé offert par le monde associatif bruxellois. Le maintien à domicile de nombreux seniors est mis en question.

Sans budget assuré au-delà de juin, l’asbl Dionysos, a déjà dû donner leur préavis aux membres de l’équipe. Faute de subsides adaptés, l’équipe multidisciplinaire est en voie de démantèlement. C’est une énorme expérience accumulée au service des plus fragiles parmi nos aînés qui va disparaître. Les responsables politiques bruxellois s’en sont émus au cours d’un débat de fond très intéressant au parlement, à lire ICI en page 7.

Si vous pensez qu’un accompagnement personnalisé des personnes âgées est une priorité pour notre Région, vous pouvez agir en lisant cet  appel au secours de l’équipe Dionysos et en signant – en 3 minutes – la pétition que les membres de Dionysos ont rédigée.

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Bruxellois, riches européens

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Vous aurez lu dans la presse ce communiqué Belga – sans commentaire – basé sur la dernière étude d’Eurostat : « Les Bruxellois parmi les plus riches habitants de l’Union européenne ». Pourquoi ne faut-il pas croire que tous les Bruxellois sont riches, ni même qu’ils le sont en moyenne ?

La « richesse » des Bruxellois est calculée en divisant le Produit Intérieur Brut (PIB) – qui intègre toute la production et les revenus générés à Bruxelles, y compris ceux des 340.000 navetteurs – par le nombre d’habitants de Bruxelles, limitée aux19 communes qui constituent la Région.

Pas étonnant dès lors qu’on obtienne un montant très élevé, qui n’est en aucun cas le reflet du pouvoir d’achat du Bruxellois moyen. Donc pas utile.

Se rapprocher de son lieu de travail

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Un coup de pouce fi­nan­cier pour ceux qui fe­raient le choix de s’en­ra­ci­ner près de leur lieu de tra­vail, sans tou­te­fois pé­na­li­ser ceux qui, pour diverses rai­sons ne feront ja­mais le pas. C’est un des 11 projets retenus par L’Echo parmi les contributions élaborées par 11 chefs d’entreprises.

 » Les tra­vailleurs qui se rap­pro­che­raient de leur lieu de tra­vail lors­qu’ils achètent leur ha­bi­ta­tion fa­mi­liale, payeraient moins de droits d’en­re­gis­tre­ment et de pré­compte im­mo­bi­lier que ceux qui restent en périphérie « . Voilà un incitant qui pourrait convaincre ceux qui sont lassés de passer des heures au carrefour Léonard ou autres bouchons célèbres. Vous trouverez tous les détails sur cette formule inédite ICI.

Une manière aussi de tenter de ramener la classe moyenne en ville et de la faire contribuer au développement de la cité où ils gagnent leur vie. Mais ce n’est encore qu’un projet de la société civile …

Bruxsel: Oui à la page blanche !

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Eric Corijn fait le point sur les propositions contenues dans la carte blanche de Zakia Khattabi dont nous nous sommes fortement réjouis ICI. Il est professeur émérite à la VUB et il est notamment à l’initiative de la Brussels Academy, membre actif d’Aula Magna et lecteur assidu de ce blog.

Vous trouverez ICI le contenu intégral de sa carte blanche parue dans Le Soir de ce jour. Il y souligne l’intérêt de partir d’une vraie page blanche pour reconstruire totalement les institutions bruxelloises sur de nouvelles fondations. Un exercice qui permettra aussi de distinguer les partisans d’une refonte complète des institutions par rapport aux réformateurs qui se contentent de redistribuer les pouvoirs existants.

Eric Corijn y livre son diagnostic, exige la rédaction d’un nécessaire cahier des charges, développe sa vision d’une nouvelle métropole l’institutionnel n’est plus conçu pour satisfaire l’Etat et ses tribus mais pour mieux représenter les Bruxellois dans une démocratie renouvelée et co-productive. Il s’agira aussi de traiter le grand déséquilibre fiscal qui rend la périphérie (très) riche par rapport au centre. Accabler les Bruxellois pour le désordre existant est un comble.

L’architecture actuelle du pouvoir est dépassée. Il faudra que les électeurs puissent l’exprimer clairement par leurs suffrages.

Fille de putain

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“ Bruxelles – ville ouverte – est généreuse avec ses enfants et ses visiteurs. Même ceux qui lui sont infidèles, vont dormir ailleurs après avoir profité d’elle en ne daignant même pas la payer.”

C’est Marie Thibaut de Maisières – auteure et éditrice – qui reprend à son compte et avec talent, la métaphore qui a valu bien des critiques à Pascal Smet avec son Bruxelles ville putain.

 Vous aurez du plaisir à lire ICI son billet « Je suis une fille de putain ! » paru dans La Libre. Elle y résume fort bien et à sa manière, la ville d’usage que Bruxelles est devenue et que nous ne pouvons plus accepter.