Archives pour la catégorie Finances

Se rapprocher de son lieu de travail

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Un coup de pouce fi­nan­cier pour ceux qui fe­raient le choix de s’en­ra­ci­ner près de leur lieu de tra­vail, sans tou­te­fois pé­na­li­ser ceux qui, pour diverses rai­sons ne feront ja­mais le pas. C’est un des 11 projets retenus par L’Echo parmi les contributions élaborées par 11 chefs d’entreprises.

 » Les tra­vailleurs qui se rap­pro­che­raient de leur lieu de tra­vail lors­qu’ils achètent leur ha­bi­ta­tion fa­mi­liale, payeraient moins de droits d’en­re­gis­tre­ment et de pré­compte im­mo­bi­lier que ceux qui restent en périphérie « . Voilà un incitant qui pourrait convaincre ceux qui sont lassés de passer des heures au carrefour Léonard ou autres bouchons célèbres. Vous trouverez tous les détails sur cette formule inédite ICI.

Une manière aussi de tenter de ramener la classe moyenne en ville et de la faire contribuer au développement de la cité où ils gagnent leur vie. Mais ce n’est encore qu’un projet de la société civile …

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Bruxsel: Oui à la page blanche !

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Eric Corijn fait le point sur les propositions contenues dans la carte blanche de Zakia Khattabi dont nous nous sommes fortement réjouis ICI. Il est professeur émérite à la VUB et il est notamment à l’initiative de la Brussels Academy, membre actif d’Aula Magna et lecteur assidu de ce blog.

Vous trouverez ICI le contenu intégral de sa carte blanche parue dans Le Soir de ce jour. Il y souligne l’intérêt de partir d’une vraie page blanche pour reconstruire totalement les institutions bruxelloises sur de nouvelles fondations. Un exercice qui permettra aussi de distinguer les partisans d’une refonte complète des institutions par rapport aux réformateurs qui se contentent de redistribuer les pouvoirs existants.

Eric Corijn y livre son diagnostic, exige la rédaction d’un nécessaire cahier des charges, développe sa vision d’une nouvelle métropole l’institutionnel n’est plus conçu pour satisfaire l’Etat et ses tribus mais pour mieux représenter les Bruxellois dans une démocratie renouvelée et co-productive. Il s’agira aussi de traiter le grand déséquilibre fiscal qui rend la périphérie (très) riche par rapport au centre. Accabler les Bruxellois pour le désordre existant est un comble.

L’architecture actuelle du pouvoir est dépassée. Il faudra que les électeurs puissent l’exprimer clairement par leurs suffrages.

Fille de putain

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“ Bruxelles – ville ouverte – est généreuse avec ses enfants et ses visiteurs. Même ceux qui lui sont infidèles, vont dormir ailleurs après avoir profité d’elle en ne daignant même pas la payer.”

C’est Marie Thibaut de Maisières – auteure et éditrice – qui reprend à son compte et avec talent, la métaphore qui a valu bien des critiques à Pascal Smet avec son Bruxelles ville putain.

 Vous aurez du plaisir à lire ICI son billet « Je suis une fille de putain ! » paru dans La Libre. Elle y résume fort bien et à sa manière, la ville d’usage que Bruxelles est devenue et que nous ne pouvons plus accepter.

Le revenu cadastral, une autre vache sacrée

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Suite à l’article de L’Echo, plutôt centré sur la situation wallonne, je me hasarde dans un domaine que je ne maîtrise pas très bien. Face au silence, il faut bien que quelqu’un aille au feu.

C’est le fédéral qui détermine le revenu cadastral d’un immeuble, notamment en fonction de sa localisation, de son niveau d’équipement et de confort. La dernière remise à niveau générale des revenus cadastraux du pays date de … 1975. C’est dire si le parc immobilier de Bruxelles a bien changé depuis et la base d’imposition inadaptée et injuste, malgré une indexation qui a débuté en 1991 pour pallier cette carence.

C’est important pour Bruxelles, parce que l’Etat fédéral ristourne une (petite) partie de ces revenus à la Région et une plus importante à nos communes. C’est dire si une péréquation cadastrale serait à la fois juste et productrice de moyens dont la Région et les communes sont en demande pour répondre à de nouvelles attentes citoyennes.

Depuis 1975, il n’en a donc plus été question. Matériellement c’est compliqué et donc cher à mettre en œuvre sur le terrain. Politiquement, c’est très sensible dans un pays où  plus de trois habitants sur quatre sont propriétaires. Bref, à la veille des élections fédérales personne n’a envie de s’y coller. C’est un peu comme pour les voitures de société. Cinq minutes de courage politique ?

Le futur de la ville vu par la STIB

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Le cadeau ne sera pas pour cette année. Le patron de la STIB se contenterait déjà d’obtenir ses permis pour la ligne de métro 3, ce qui n’est pas gagné. L’ARAU estime la nouvelle ligne inutile et dispendieuse. La commune de Schaerbeek veut faire classer le square Riga et donc bousculer le projet de station.

Brieuc de Meeûs, livre ICI ses projets et ses rêves au journal Le Soir repris par Bruzz.
« La ligne 3 ne sera pas ouverte d’un coup. La première partie, Albert-gare du Nord, sera mise en service en 2023 … le reste quelques années plus tard. Pour la prochaine étape, le plus sensé serait de relier la station Albert avec la moyenne ceinture, la gare d’Etterbeek et de suivre le tracé de la ligne 7 actuelle. Dans un premier temps jusqu’au canal ».

 Suivent des chiffres, des budgets, un développement du réseau tram saturé et de nouvelles lignes de bus. Pour assurer une indispensable accessibilité à tout le territoire de la Ville-Région il faut voir l’intérêt général avant l’intérêt particulier. Même les voitures individuelles – encore nécessaires – circuleront mieux lorsqu’un tram aura son site propre pour transporter 200 personnes plutôt que 150 voitures.  Il est temps de décider vu les inévitables délais que nécessite un réseau de transports en commun auquel il faudra aussi associer la SNCB, De Lijn et les TEC.