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Un Grand Monsieur nous revient

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Après 15 ans à la tête de La Monnaie et 12 ans consacrés à la direction du Festival d’Aix-en-Provence, Bernard Foccroulle annonce son retour à Bruxelles pour se consacrer à la composition et à la pratique de l’art de l’orgue, mais aussi pour y assumer un rôle culturel et politique actif.

Avec toute l’autorité morale et intellectuelle qui est la sienne, il compte s’investir pour que l’Europe soit davantage présente dans la ville et  » pour valoriser la richesse de toutes les cultures et des liens qui existent entre nous et forment une certaine identité européenne « .

Un extrait de l’interview de la RTBF vous en dira plus sur ses projets pour faire de Bruxelles la capitale vivante de l’Europe et un accès au texte complet qui livre aussi un regard sur son goût des découvertes et son ambition de rapprocher l’opéra des gens qui n’y vont jamais.

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 » On ne peut pas lire assez dans le tissu Bruxellois que cette ville est capitale européenne. Et l’Union Européenne n’a pas fait le choix qui s’imposait à mes yeux de s’ancrer à Bruxelles et de montrer à Bruxelles, dans sa capitale, la diversité des cultures, la richesse de toutes ces cultures, les liens qui peuvent exister entre nous, et quelque part, au-delà de la diversité, une certaine identité européenne. Je trouve ça très dommage. » (Bernard Foccroulle)

Vers une grande université européenne ?

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La question des regroupements de pôles universitaires se pose avec acuité à Bruxelles où l’Université Saint-Louis parle de fusion avec l’UCL et Pierre Gurdjian, président de l’Université libre de Bruxelles (ULB), estime dans La Libre qu’une fusion de l’ULB avec la Vrij Universiteit Brussel (VUB) est une « vision stratégique assez logique qui nous ferait sauter environ 100 places dans les rankings internationaux. C’est le contexte institutionnel qui rend les partenariats vraiment difficiles. »

Faut-il aller vers des regroupements idéologiques ou géographiques ?
Les regroupements envisagés sont-ils une fin en soi ou une étape vers des regroupements d’une dimension bien plus importante ?

D’aucuns rêvent d’une grande Brussels European University qui regrouperait toutes les institutions universitaires et grandes écoles spécialisées du territoire bruxellois en une entité multilingue.

D’autres voient encore plus grand et proposaient déjà en 2011 la création d’une Brussels European Metropolitan University (BEMU) qui engloberait aussi la KUL, l’UCL dans un triangle bien connecté comptant près de 80.000 étudiants. Une entité qui pourrait rapidement figurer parmi les cinq premières universités en Europe et les quinze premières dans le monde.

Une Belgique en voie de confédéralisation

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C’est écrit dans les astres: la Belgique sera confédérale ou ne sera plus. Juste une question de temps. Pour le futur de Bruxelles, il importe que cet État confédéral soit composé de 4 Régions à part entière.

Le plan paru dans le nouveau livre de Bart De Wever, l’interview du chef de file bruxellois de la N.VA – Johan Van den Driessche – avec les réactions de Charles Picqué et ICI une première note négative d’une députée bruxelloise néerlandophone, qui font l’actualité et nous obligent à y revenir

Pour nous c’est NON à une Belgique fédérale à deux Régions qui cogèrent à Bruxelles les matières liées aux individus en imposant à tous ses habitants de se déclarer Flamands ou Wallons pour bénéficier des politiques personnalisables. NON à cette forme brutale d’apartheid dans une ville dont plus de la moitié des habitants ne sont ni Wallons, ni Flandriens.

OUI à un Bruxelles Ville-État – comme Berlin, Vienne, Hambourg, Singapour ou Monaco – à un Bruxelles ville ouverte et multiculturelle au sein d’une confédération belge moderne et décomplexée et à un Bruxelles capitale d’une Europe plus humaine, plus juste et qui réenchante le rêve européen.

… sonnez trompettes, battez tambours et résonnez musettes !

Le futur de Bruxsel

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Ce blog est dédié au futur de notre ville. Un avenir évidemment intimement lié au futur d’une Europe – dont elle est la capitale – qui vacille et peine à nous proposer une vision prometteuse. Un avenir aussi lié au développement rapide du rejet de l’establishment et des « parvenus » – voire même de la démocratie. Et un avenir finalement lié au futur de l’espèce humaine menacée de toutes parts.

Cette question était au centre de l’interview de l’anthropologue-économiste belge Paul Jorion ce samedi à la Foire du Livre de Bruxelles et que vous pouvez écouter ICISelon lui, l’extinction de l’espèce humaine pourrait déjà intervenir dans trois générations, si rien n’est fait pour remédier radicalement et rapidement à notre mode de vie qui conduit à l’épuisement de la planète et donc de nos conditions de survie. Pas lieu de sombrer dans le pessimisme pour autant. Si cette perspective effrayante déclenche les réactions qui s’imposent aux humains et à ceux qu’ils élisent pour veiller à l’intérêt général de leurs semblables, l’espèce humaine n’est pas encore en voie de disparition. Vous trouvez ici résuméet critiques de son livre « Le dernier qui s’en va éteint la lumière » ( éd. Fayard – publié en poche par Pluriel)

Pendant ce temps, à Bruxelles, nous en sommes encore à devoir attendre la fin des cumuls des mandats, l’existence de partis bruxellois, un statut de Région à part entière, la fin de l’ingérence des Communautés linguistiques, la réorganisation des compétences de la Région et des communes et à attendre 2030 pour que l’ensemble de la flotte de bus de la STIB soit enfin verte et qu’un RER tente de résorber les embouteillages qui polluent l’air que nous sommes contraints de respirer …

Faut-il quitter Bruxelles ?

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C’est la question provocante que pose « Question à la Une » dans un reportage que vous trouverez ICI, à la 44ème minute, parce qu’il est précédé d’une question tout aussi provocante: La Flandre a-t-elle pris le pouvoir ?

Si vous ne pouvez prendre le temps d’écouter cela un de ces soirs, voilà un texte de la RTBF qui le résume très imparfaitement …

A bruxselsfuture notre réponse est claire: fuir Bruxelles pour aller miter la campagne et gonfler le flot des navetteurs qui encombrent quotidiennement les entrées de la ville n’est pas une option. Certes, Bruxelles est loin d’être parfaite, mais elle a du potentiel et il nous appartient de contribuer à son développement harmonieux et à sa convivialité.