Archives pour la catégorie Europe

Gratuité des transports en commun ?

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Selon TV5Monde AFP,– c’est ce que l’Allemagne envisage de tester dans cinq villes en vue de réduire la pollution, sous la menace d’amendes de l’UE et alors que la justice allemande pourrait bientôt interdire les véhicules diesel dans certaines métropoles. Avec cette mesure phare parmi d’autres, Berlin espère convaincre Bruxelles de ne pas saisir la Cour européenne de justice à son encontre, comme il menace de le faire pour neuf pays au total, dont la Belgique

Les villes concernées s’inquiètent parce que la part de financement de l’Etat fédéral pour appliquer la gratuité des transports et acquérir de nouveaux véhicules, tout en embauchant du personnel supplémentaire dans les régies de transport, n’est encore nullement définie et que les constructeurs de bus et de tramways écologiques ne pourront pas livrer en un court laps de temps.

En Belgique, la ville d’Hasselt a déjà expérimenté la gratuité des transports en commun. Mais le transport public n’est jamais gratuit, il a toujours un coût, et si l’usager ne paie plus, les pouvoirs publics devront se partager l’ardoise. Beau débat en perspective entre l’Etat fédéral et la Région si une telle mesure devait être envisagée à Bruxelles aussi menacée par l’Europe.

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Droit de vote pour toutes et tous

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310.000 personnes majeures qui résident à Bruxelles n’auront pas le droit de voter aux prochaines élections régionales, ni la possibilité de s’impliquer dans la vie politique. Parmi elles 220.0000 sont des ressortissants de pays de l’Union Européenne et 90.000 originaires d’autres pays.

Cette situation en fait des citoyens de seconde zone et pose la question de la légitimité d’un parlement issu d’une élection dont un tiers des citoyens sont exclus, alors qu’ils vivent à Bruxelles et contribuent.à son développement et à son financement.

Si vous pensez que cette injustice doit cesser, vous avez l’occasion de l’exprimer en signant et transmettant, comme moi, la pétition dont le texte est (fort) long mais dont l’objectif est clair: 1 BRU = 1 VOTE

www.1bru1vote.be,

Favoriser une intégration réussie

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Fort tard et plus que temps. Nous militons depuis longtemps pour un parcours d’intégration dynamique et motivant destiné à tous les primo-arrivants à Bruxelles, comme c’est le cas en Flandre et maintenant aussi en Wallonie. C’est leur intérêt et c’est le nôtre. L’apprentissage de la langue véhiculaire de la Région et de la citoyenneté bruxelloise doivent en être la base. La fierté de rejoindre la communauté bruxelloise ?

Il est hélas trop tard pour ceux qui sont ici depuis 3 générations et n’ont pas pu bénéficier de ce soutien. De plus, ce parcours ne peut être imposé aux personnes originaires d’un pays membre de l’U.E. Elles peuvent cependant être volontaires. “Heureusement qu’on m’a dit de venir, cela m’a redonné le moral et une vision positive de mon avenir ici. ». Le Soir en dit plus dans  cet article.

Le parcours n’a débuté à Bruxelles qu’en 2016 et uniquement sur base volontaire. Bien sûr, dans la capitale, les participants ont le choix de le suivre dans une asbl néerlandophone ou francophone. Peut-on oser espérer qu’ils ont été informés que dans le Bruxelles multilingue, la lingua franca reste le français et qu’elle leur donnera encore actuellement plus de chance de se faire comprendre et d’obtenir un emploi ?

En Wallonie, ce parcours d’intégration est obligatoire et donne des résultats. A Bruxelles, le parlement a adopté une ordonnance il y a un an pour le rendre obligatoire, mais comme on pouvait s’y attendre « les arrêtés d’application tardent à se concrétiser. En cause, comme souvent, des discussions politiques complexes entre Flamands et francophones et l’éternelle « lasagne institutionnelle » qui complique la donne ».

Des familles abandonnent leur voiture

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Vous souvenez-vous de la carte Modalizy que je vous ai présentée comme alternative à la voiture personnelle ? Objet d’un lancement beaucoup trop discret, de trop peu de visibilité et peut-être d’une interface pas assez « user friendly », cette formule de « buffet mobilité à volonté » commence cependant à faire des adeptes dans plusieurs grandes villes européennes.

A Göteborg, 70 foyers ont fait l’expérience durant 6 mois dès 2013. Il s’agissait de laisser sa voiture personnelle au garage et de remplacer les offres de transports – cartes, forfaits et applications diverses – par un seul abonnement mensuel, le «tout en un» du transport. Pour environ 130 euros par mois on pouvait utiliser les vélos, le covoiturage, les bus, le tram, le taxi et même la location de voiture pour un week-end à la campagne par exemple.

Après 6 mois d’essai, 50% des usagers de ce service ont indiqué que leur comportement allait changer. C’est le cas d’un consultant en management: « J’ai aimé avoir une grande flexibilité dans le choix des transports. C’est parfait quand on a besoin d’avoir une voiture sans pour autant s’en servir toute la journée. ». En savoir plus sur l’expérience ICI.

La leçon catalane

in L’Echo

Des extraits de l’éditorial « Le droit et l’adhésion » de Fréderic Rohart dans L’Echo éclairent une situation inédite, qui n’est pas sans intérêt pour la Belgique fédérale. « Madrid est dans son droit, Barcelone est dans son tort. L’État de droit est inaliénable. L’Europe, qui ne connaît que des Etats, ne peut (et ne veut) défendre les Catalans. L’Union fragilisée, ne peut se permettre le démantèlement anarchique de ses États-nations. Elle cherche la convergence et n’a rien à céder aux régions les plus riches, poussées par avarice à s’affranchir de l’indispensable solidarité nationale. »

Pourtant, l’Europe doit défendre la démocratie. L’adhésion des régions passe par le dialogue. Madrid et Barcelone ne comprennent pas cela. Et l’Europe risquerait gros à laisser l’Espagne et la Catalogne continuer de maintenir le couvercle de la casserole fermé et de voir si l’autre éteindra le feu qui couve. Demander à des millions de Catalans de respecter un cadre qu’ils n’acceptent plus, sans dialogue pour le faire évoluer, c’est leur demander d’accepter un lien de vassalité. »

Pour Bruxelles aussi, l’aventure catalane est pleine d’enseignements, pas seulement pour la Flandre, l’Ecosse et autres nations séparatistes. Un surcroît d’autonomie sera sans doute demandé par la Flandre dans le cadre d’une 7è réforme de l’Etat qu’elle souhaite, mais que certains partis francophones refusent. A Bruxelles, des voix se font entendre pour cette nouvelle réforme qui dresserait les contours d’une Belgique basée sur 4 Régions autonomes et solidaires, dans laquelle Bruxelles serait une Ville-Région à part entière, débarrassée de la tutelle bicommunautaire et d’institutions superfétatoires.