Archives pour la catégorie Environnement

Gratuité des transports en commun ?

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Selon TV5Monde AFP,– c’est ce que l’Allemagne envisage de tester dans cinq villes en vue de réduire la pollution, sous la menace d’amendes de l’UE et alors que la justice allemande pourrait bientôt interdire les véhicules diesel dans certaines métropoles. Avec cette mesure phare parmi d’autres, Berlin espère convaincre Bruxelles de ne pas saisir la Cour européenne de justice à son encontre, comme il menace de le faire pour neuf pays au total, dont la Belgique

Les villes concernées s’inquiètent parce que la part de financement de l’Etat fédéral pour appliquer la gratuité des transports et acquérir de nouveaux véhicules, tout en embauchant du personnel supplémentaire dans les régies de transport, n’est encore nullement définie et que les constructeurs de bus et de tramways écologiques ne pourront pas livrer en un court laps de temps.

En Belgique, la ville d’Hasselt a déjà expérimenté la gratuité des transports en commun. Mais le transport public n’est jamais gratuit, il a toujours un coût, et si l’usager ne paie plus, les pouvoirs publics devront se partager l’ardoise. Beau débat en perspective entre l’Etat fédéral et la Région si une telle mesure devait être envisagée à Bruxelles aussi menacée par l’Europe.

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Happy Monday : Une source d ‘énergie gratuite et durable

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Sous nos pieds circule de la chaleur à température constante (10 à 12°C), source d’énergie inépuisable. La géothermie permet de l’exploiter. Mais pour cela, il est nécessaire de connaître les propriétés de ce sous-sol. A Bruxelles, le projet « Brugeo » s’y atèle, afin de valoriser au mieux cette ressource qu’ils décrivent ICI. Les quotidiens  Le Soir et Bruzz y consacrent aussi un article.

En Wallonie et en Flandre, des particuliers ont déjà fait appel à la géothermie « basse température ». En forant des puits de faible profondeur (entre cinq et 200 mètres), ils y puisent l’énergie qui par l’intermédiaire d’une pompe chaleur, permet d’assurer le chauffage de leur habitation en hiver ou son rafraîchissement en été en évitant l’usage énergivore de l’airco. A Bruxelles, des îlots et même des quartiers pourraient recourir à cette source inépuisable d’énergie. L’investissement est important mais très rentable à l’usage. Des entreprises bruxelloises se sont équipées avec succès et quelques particuliers s’y sont déjà lancés selon L’Echo.

Nous avons interrogé Bertrand Waucquez, consultant énergie de la Vlaamse Confederatie Bouw, dont nous retenons un certain nombre d’informations pratiques qui rendent le projet réaliste.
– pour parler des aspects bruxellois contacter Estelle Petitcler ici epetitclerc@naturalsciences.be
– pour des idées, le champion de la débrouillardise c’est Jacques Vercruysse à contacter ici info@geo-green.be 
– pour le dimensionnement des installations, voilà le site de référence (NL)

La revitalisation de la ville

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Peu après sa naissance, la Région s’est lancée dans un vaste projet de revitalisation de ses quartiers anciens, en visant à la fois leur réhabilitation physique, leur dynamisation sociale et économique. Avec la collaboration de l’Etat fédéral (Beliris) et des communes, elle a créé les « Contrats de quartier » aujourd’hui appelés  » Contrats de quartier durables «  dotés de budgets considérables de l’ordre de 25 millions par contrat et censés donner forme à la ville.

A l’occasion des 25 ans d’existence ce programme – qui compte plus de 20 contrats principalement situés sur Bruxelles Ville  – le Centre international pour la Ville, l’Architecture et le Paysage (Fondation CIVA) s’est lancé dans un travail de recherche et de réflexion autour de la politique des contrats de quartiers bruxellois. Ce travail se concrétise par une exposition qui se tient au CIVA jusqu’au 15 avril et qu’il sera intéressant de découvrir, malgré le nom peu engageant de « Operational Aesthetic », suivant une habitude nouvelle et discutable qui privilégie l’anglais pour ne pas devoir utiliser le français et le néerlandais.

En faisant des communes les maîtres d’œuvre de ces projets de revitalisation, certains estiment que la Région a largement perdu la maîtrise des opérations et les communes se sont parfois avérées peu équipées pour les piloter. De multiples changements d’échevins, des fonctionnaires peu habitués à gérer ce genre d’opération et des bureaux d’étude pas toujours au fait de la situation ont été cause d’importants retards, de pertes de budgets et de communication pas toujours aisée avec la population « bénéficiaire » parfois victime d’excès de gentrification. Pas sûr que l’exposition aborde cet aspect des choses. On en reparlera.

 

Non assistance à personnes en danger

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Une bonne nouvelle Mobilité (celle de lundi) peut en cacher une mauvaise …

La  Région est en charge de la qualité de l’air que nous sommes contraints de respirer et cette qualité est médiocre, voire dangereuse. L’Echo annonce qu’une étude poussée de l’université de Gand vient de démontrer que les particules fines et les émanations de dioxyde d’azote dues au diesel ne se contentent pas de causer des problèmes respiratoires mais ont un impact presque immédiat et parfois mortel sur les infarctus du myocarde.

L’instauration de zones de basses émissions – mises en place à Bruxelles par Céline Fremault – sont un pas dans la bonne direction, mais absolument insuffisant pour régler la situation, comme le précise l’article publié par l’Atelier de Recherche et d’Action Urbaine (ARAU).

Là, on n’en est. plus à une question de confort ou de qualité de vie, mais bien dans une situation d’intoxication mortelle qui peut condamner de nombreuses personnes. Un lecteur nous demande si la Ministre ne pourrait être poursuivie pour non assistance à personnes  en danger ?

Happy Monday: Non, pas champion des embouteillages

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Non, Bruxelles n’est pas la ville la plus embouteillée du monde, ni même d’Europe, où elle fait mieux que Anvers. Arrêtons de nous flageller, même si rester à la 101e place est toujours inadmissible pour des raisons de santé publique et d’économie.

Selon l’analyse du cabinet spécialisé Inrix – qui a examiné 38 pays et 1.360 villes – voilà le tableau des heures passées dans les embouteillages:

1. Los Angeles 102h
2. Moscou 91h
3. New York. 91h
4. Sao Polo. 86 h
5. San Francisco. 79h
6. Bogota. 76h
7. Londres. 74h
8. Atlanta 70h
9. Paris 69h

101. Bruxelles 39h


Unix
évalue le coût direct du temps passé coincé au volant par un conducteur américain à 1.445 dollars par an (essence et temps de travail gâchés), ce qui représente 300 milliards de dollars à l’échelle d’un pays comptant 211 millions de voitures. En 2010 un taxi roulait à une vitesse moyenne de 10,5 km/h à Midtown, quartier du centre de Manhattan. En 2016, elle était tombée à 7,5 km/h, à peine plus vite qu’un piéton. (Source: La Libre)