Archives pour la catégorie Environnement

La croissance en question

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La croissance, cela semble aller de soi et nous sommes nombreux à nous réjouir lorsqu’elle est en hausse. Elle permet notamment d’assurer le financement de l’importante dette cumulée par la Belgique, de générer des dividendes et parfois aussi de créer de l’emploi. C’est dire si nous sommes dépendants de cette croissance à tout prix, même si elle s’accompagne d’un épuisement des ressources de la planète, entraîne le développement d’une économie de l’inutile et généralise des pratiques d’obsolescence programmée, nécessaire pour stimuler la consommation d’une société de l’abondance.

Si cette situation est dénoncée depuis longtemps par des organisations non gouvernementales et par quelques partis politiques – souvent qualifiés de naïfs, de catastrophistes et d’anti-capitalistes – aujourd’hui, nous assistons à un événement sans précédent. Ce sont 237 scientifiques de prestigieuses universités qui tirent la sonnette d’alarme. Dans la liste on retrouve de professeurs de toutes les universités bruxelloises, de la London School of Economics – UK, de l’Erasmus University – Rotterdam NL, du ZOE Institute for Future Fit Economies -Germany, de Goldsmiths, University of London – UK, de Columbia University – USA, de l’Université Paris Dauphine – France, … la liste complète est ICI.

Vous lirez ICI leur déclaration commune en plusieurs langues. Ils n’y vont pas par quatre chemins et pointent l’urgence à agir. Scientifiques, politiques et décideurs se réunissent en ce moment à Bruxelles pour une conférence Postgrowht 2018 qu’ils qualifient  » d’historique « .

Parmi leurs recommandations j’en épingle une carrément révolutionnaire.
« Incorporer des indicateurs alternatifs dans le cadre macroéconomique de l’Union Européenne et de ses États-membres. Les politiques économiques doivent être évaluées en fonction de leur impact sur le bien-être humain, l’utilisation des ressources naturelles, les inégalités sociales et la génération d’emplois décents. Dans les processus de prise de décision, ces indicateurs doivent avoir une priorité supérieure au Produit Intérieur Brut ».

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Gagner le grand défi de la mobilité ?

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J’ai testé la nouvelle ligne de tram 9 vers Jette – directement accessible en souterrain depuis la station Simonis/Elisabeth – et j’en suis revenu convaincu par la formule tram en site propre qui offre une ponctualité et un confort dignes d’une ligne de métro, mais avec un coût de construction, des délais et des frais d’entretien, bien plus limités, si l’espace en surface est disponible. Je relate cela, parce que certains rêvent (naïvement ?) d’un réseau métro à la parisienne, pour résoudre nos problèmes de mobilité. Tout simplement impossible à financer et à rentabiliser pour une ville qui ne compte qu’un bon million d’habitants, dispersés sur un territoire plus grand que Paris, sans compter les nombreuses années nécessaires pour le construire.

Brussels Studies vient de publier à ce sujet une recherche fouillée de Vincent Carton dont la DH publie un résumé transmis par un lecteur. L’étude éclaire le débat sur les choix possibles: faut-il investir dans une ligne de métro entre Albert et Bordet ou investir ces moyens dans le réseau de surface avec extension du réseau au moyen de lignes à « haut niveau de service », protection (et même priorité) des trams et bus vis-à-vis des véhicules individuels et amélioration des fréquences ? Une réponse : « Bruxelles gagnera la bataille de la mobilité si elle continue à diversifier son offre en surface et en souterrain ».

Extraits. « A court terme, la demande (croissante) de déplacements ne peut être rencontrée ni par la voiture privée sur des voiries saturées aux (longues) heures de pointe, ni par les trams et bus (englués) dans ce trafic, ni par le métro dont l’extension prendrait énormément de temps ». Il faut donc prôner des investissements plus systématiques dans les réseaux (protégés) de bus et de tram. Mais favoriser les réseaux de surface nécessite plus de courage politique pour des arbitrages entre intérêt général et intérêt local, tout le monde n’étant pas forcément heureux de voir passer un tram ou un bus devant chez lui. « Les défis à rencontrer sont complexes vu l’offre de stationnement (souvent gratuit) dans les zones d’emploi, le faible coût perçu de l’usage des transports individuels et une politique fiscale avantageuse pour l’automobile. Cela rend les politiques de transfert entre modes de déplacement aléatoires, y compris en faveur du futur RER. Bien sûr, le vélo prend progressivement sa place et la voiture partagée et le covoiturage permettent de réduire les besoins d’espace du transport privé ». Mais est-ce bien suffisant ?

Happy Monday: les Bruxellois ont pu se passer de voiture

Comme chaque année, le soleil était de la partie et les Bruxellois n’ont pas boudé leur plaisir de reconquérir leur ville. Jamais vu autant d’enfants, ni autant de vélos du dimanche.
Les médias vous auront déjà tout dit à propos de cette journée de repos pour la planète.
Je me contenterai donc de vous livrer trois découvertes dominicales.

Dans les quartiers, peu d’activités organisées, mais la vie y revient spontanément et les enfants accourent de partout, dès que les voitures dégagent la chaussée.

Des groupes d’action citoyens sont venus nombreux ce dimanche pour affirmer leurs vérités.
Ici la prestation silencieuse d’ Anonymous for the Voiceless.

Vivaqua se lance aussi dans la protection de l’environnement en nous conseillant – comme Test Achats – de boire l’eau du robinet, parfois plus saine que l’eau en bouteille … grande consommatrice de plastic. Une cruche d’eau placée dans le réfrigérateur élimine l’odeur de chlore en 2h et quelques feuilles de menthe fraîche ou de verveine, et pourquoi pas quelques gouttes de citron, achèveront de la rendre agréable à boire.

Sans voitures, mais pas sans événements

Nous étions habitués aux nombreuses animations qui émaillent joyeusement la journée sans voiture bruxelloise dont Bruxelles champêtre bio, le Waterbus gratuit sur le canal, le Bike Circusde très nombreuses initiatives communales et citoyennes dans les quartiers, le lancement de la semaine de la Mobilité  et même la présence bienvenue des nouveaux acteurs de la mobilité alternative.  Aujourd’hui certains se demandent s’il est judicieux de programmer à le même WE une série d’événements supplémentaires que les Bruxellois ne pourront suivre tant l’offre est multiple

Faut-il absolument que la riche Journée du Patrimoine se tienne le même jour ? Cette année on y ajoute la Fête de la bande dessinée au parc de Bruxelles et sa Balloons Parade , le Salon Bike Brussels à Tour et Taxi , Folklorissimo à la Grand-Place, Zotday et ses sports extrêmes à la Bourse, Wanderlust – Brussels Beer Project Beer Festival à l’avenue du port, le Eye Contact Experiment au parc de Bruxelles … et j’en passe, parfois des plus inédits.

Faites votre choix et un beau dimanche quand même à toutes les Bruxelloises et les Bruxellois curieux et motivés par l’avenir de leur ville.

Les shopping malls appartiennent-ils au passé ?

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Bruxelles veut encore y croire. Les projets immobiliers des mega shopping malls à venir nous sont vendus comme des lieux privilégiés pour « vivre des expériences » et non plus comme des temples de la consommation. C’est ainsi que la Ville veut nous convaincre de l’utilité  au Heysel des 72.0000 m2 de surfaces commerciales de NEO, rebaptisé Mall of Europe (2 x plus grand que City 2).  La demande de permis introduite pour le centre de congrès et l’hôtel de NEO 2, montre que la Ville et la Région ne pourront financer que la moitié des 300 millions nécessaires pour leur construction, le reste doit venir des charges à payer par … le shopping de NEO 1.

Les opposants à ce mega shopping avancent la question de la mobilité autour du nouveau mall proche d’un ring déjà largement saturé. Ils pointent aussi une concurrence accrue qui pourrait être fatale au commerce indépendant du centre-ville, pourtant nécessaire à sa vitalité.

Vous pouvez en savoir plus en lisant le dossier d’IEB et l’action en justice du BRAL.
Vous pouvez agir en signant une pétition.
Vous pouvez aussi agir en faisant faire part de votre position par mail à la <Commissionconcertation.Urbanisme@brucity.be> et même demander à être entendu.
L’indifférence des Bruxellois serait tout bénéfice pour NEO 1 et 2.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.change.org/p/mr-close-bourgmestre-de-la-ville-de-bruxelles-et-mr-coomans-de-brach%C3%A8ne-echevin-de-l-urbanisme-prot%C3%A9geons-les-parcs-de-laeken-et-la-qualit%C3%A9-de-vie-sur-le-plateau-du-heysel