Archives pour la catégorie Education

Changer la ville

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Ils sont jeunes. Audacieux. Entreprenants. A travers différents rendez-vous et une plateforme Internet, le collectif Brussels Together réunit et encourage les initiatives qui visent à faire bouger Bruxelles. Selon ses fondateurs, c’est maintenant qu’il faut agir. Il n’est plus question d’attendre que les politiques enclenchent le mouvement, disent-ils dans un reportage de La Libre. Tous les premiers mercredis du mois, ils organisent une réunion dans un endroit différent – ce qui permet aussi de découvrir de nouveaux lieux -, et donnent la parole à trois groupes qui viennent présenter leur propre projet.

« Auparavant, on végétait, on attendait que le politique résolvent les problèmes pour nous et, du coup, rien ne bougeait vraiment. Mais aujourd’hui, avec les outils disponibles grâce au Web, on a tout ce dont on a besoin pour réaliser les projets qui nous tiennent à cœur. Avec le crowdfunding, on peut lever un budget, avec les réseaux sociaux, on peut véhiculer des idées et communiquer des directives. Il y a aussi plein d’endroits pour se réunir. Et de ce fait, on a plus besoin de subsides ou de demander quoique ce soit aux politiques. Tout ce qu’il faut, c’est de la coordination et savoir où se trouvent les ressources dont on a besoin.
C’est exactement cela que travaille le opencollective « BrusselsTogether ».

Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, si tu as envie de créer une nouvelle école, de faire de la méditation, d’aider les réfugiés, d’améliorer la mobilité, ‘just do it’! Le coût d’un nouveau projet ne peut plus être un frein. Au lieu d’en débattre, mieux vaut en faire l’expérience, tenter l’aventure, et voir si la sauce prend. Nous ne sommes plus dans un jeu où certains gagnent et d’autres perdent! A nous de créer un système où tout le monde est gagnant.« 

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Mixité des quartiers

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La brève  » Voulons-nous des quartiers mixtes ? «  a suscité plusieurs réactions sur le blog et à mon adresse mail. C’est heureux, parce que j’y livre un point de vue personnel et que ne prétends pas apporter de solution pour résoudre cette situation que je déplore et dont je redoute la prolifération.

Henri Goldman n’est pas très d’accord avec mon billet et il y consacre un article que je vous invite à découvrir sur le site de la revue Politique.

Voulons-nous des quartiers mixtes ?

Voulons-nous des quartiers mixtes et donc des écoles mixtes ? Ou voulons-nous rester entre nous ? La question se pose autant à Uccle qui refuse la création de logements sociaux qu’à Molenbeek qui refuse l’arrivée d’établissements et d’habitants « bourgeois ».

Les tags photographiés par Bruzz en disent long, même si le vocabulaire utilisé n’est pas nécessairement caractéristique des jeunes locaux. Si « Sales bourges dégagez ! » est tagué sur Le Phare du Kanaal, un atelier de coworking qui attire un public plus friqué et scolarisé que les habitants du vieux Molenbeek, la phrase « Nike la gentrification, dégagez. » est taguée sur le restaurant Bel’O de l’Atelier Groot Eiland qui travaille depuis des années avec un public en mal de job.

Le refus de la mixité et le maintien de l’entre soi est une menace considérable pour l’avenir d’une ville déjà très duale qui pourrait maintenir, et même développer, des ghettos de riches et des ghettos de pauvres. Je ne peux cacher que cela m’attriste beaucoup et que je me sens assez impuissant devant cette incitation à l’ostracisme de la part des intellos autant que des prolos, des blancs autant que des basanés.

 

 

 

Les médias font le jeu de Daesh

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Daesh – l’Etat islamique – perd du terrain tous les jours, mais gagne en audience. Les petits et grands attentats qu’il revendique accroissent son pouvoir, la peur qu’il inspire et la haine de l’autre qu’il développe et attise. Impossible bien évidemment de ne pas parler de ce qui s’est passé à Barcelone dans les médias, mais une simple information factuelle, sans photos ni témoignages divers n’eut elle pas été suffisante ? Pourquoi en première page ? Pourquoi plusieurs articles ? Pourquoi y revenir tous les jours pour nous révéler si on a, ou non, retrouvé le conducteur agresseur ?

A qui profite ce matraquage ?
– aux médias qui vendent du papier ou gagnent de l’audience
– à la pulsion voyeuriste de certains lecteurs et spectateurs.
– … et surtout à Daesh, qui se réjouit de la couverture mondiale acquise avec une simple camionnette. On est loin de la technologie complexe et coûteuse du 11septembre

Les médias ne pourraient-ils s’entendre pour traiter une telle agression comme un triste fait divers ? Il y a bien plus de14 morts chaque jour sur les routes d’Europe. Les chefs d’Etat et de gouvernement ne pourraient-ils s’abstenir de faire parler d’eux en répétant en boucle les mêmes condoléances de circonstance à chaque attentat visant l’occident ?
Il en va de l’évolution de l’image de Daesh et de la fascination que cette organisation exerce sur les jeunes désoeuvrés et frustrés de Bruxelles et des banlieues de l’Europe.

La fin des « machines à crasse »

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C’est ainsi que Test Santé appelle les distributeurs de sodas dans les écoles. Bannis dans l’enseignement secondaire en Flandre, Bruxelles et la Wallonie sont toujours à la traîne avec les conséquences que l’on connaît en termes de santé publique malgré des annonces demeurées sans effet depuis 12 ans.

Le lobbies ne doivent pas y être pour rien, mais la ministre Schyns vient de déclarer vouloir remplacer les sodas par des boissons plus saines.

Les trois ministres de l’enseignement vont discuter avec les distributeurs afin de trouver un accord. La fin d’une trop longue saga ?