Archives pour la catégorie Education

Tous trilingues

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 » Tous trilingues «  c’’est ce que souhaitent les promoteurs du Plan Marnix pour Bruxelles. Et même quadrilingues, pour ceux et celles qui n’ont ni le français, ni le néerlandais, ni l’anglais pour langue maternelle. Bert Kruismans, bien connu des deux côtés de la frontière linguistique en parle ICI  avec humour et réalisme. Etre plurilingue constitue évidemment un précieux sésame professionnel et relationnel dans une métropole internationale comme Bruxelles

Pas évident cependant lorsque l’on constate que notre Région manque de professeurs de néerlandais et que les Communautés ne sont toujours pas arrivées à échanger leurs enseignants pour disposer de vrais native speakers qui dominent la langue et la culture. Quant aux classes en immersion, leur nombre est toujours (très) réduit à Bruxelles.

Le Plan Marnix organise  une rencontre pour faire le point  sur ce qui a été fait, sur ce qui peut et doit encore être fait, sur les obstacles rencontrés et sur les objectifs pour l’avenir.  On y entendra Guy VANHENGEL, Marie-Martine SCHYNS, Brigitte GROUWELS, Hilde Crevits et Rudi VERVOORT qui seront interpellés par Mathias DECLERCQ (Bruzz), Véronique LAMQUIN (Le Soir) et Grégor CHAPELLE (Actiris).

Cela se passera place Royale 2, dans la Salle des Guichets, le jeudi 22 février de 17h30 à 19h. C’est gratuit, mais inscription obligatoire ICI.

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La soif de comprendre

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Le futur de la ville sera bientôt dans les mains d’une nouvelle génération. Celle du smartphone, des médias sociaux et de l’Infodivertissement en continu. Celle aussi qui aura à affronter la raréfaction des matières premières, l’intelligence artificielle et la concurrence des robots qui sont déjà parmi nous.

Eux – comme nous – ont la soif de comprendre le monde et d’y trouver leur place. Cette soif de comprendre et d’apprendre les habite dès le plus jeune âge. L’école, la famille et la société se doivent d’entretenir cette soif fondamentale et de réfléchir à la nature de l’éducation à dispenser.

Au moment où c’et toujours la Communauté française qui se penche sur l’école de demain – y compris pour Bruxelles – n’est il pas temps de réfléchir à celle d’après demain ?  D’en revoir les objectifs ? De définir la formation des enseignants du jardin d’enfants à l’université permanente ? Le temps du politique c’est 5 ans, le nôtre ne doit-t-il pas voir plus loin ?

Pour ceux qui en doutent encore, voici une vidéo du reportage édifiant qu’Envoyé spécial vient de diffuser sur TV5 Monde à propos de l’intelligence artificielle et de Robots, meilleur des mondes.

Sommes-nous des collaborateurs ?

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Les collabos évoquent de douloureux souvenirs à Bruxelles. Et les remerciements de la police ne sont pas de nature à justifier la délation.

Rappel des faits:
A la Bourse, le 11 novembre, les effectifs de police sont alignés immobiles en rangs serrés devant le canon à eau. Apparemment, aucun policier en civil parmi les quelques 300 supporters du Maroc. Aucun policier disponible pour neutraliser ou filmer les quelques casseurs belliqueux qui font dégénérer la fête du sport. Ils poursuivront donc impunément leur vandalisme en s’attaquant aux commerces et véhicules du boulevard Lemonnier.

La police en est réduite à demander des photos et vidéos aux citoyens. Elle communique: « Grâce aux images & vidéos que vous nous avez envoyées, nous avons pu  à ce jour identifier 56 auteurs des incidents connus les 11, 15 &  25/11 à Bruxelles et Ixelles dont 36 ont déjà été arrêtés. Un énorme  merci à la population pour sa mobilisation et sa collaboration ».

Une collaboration citoyenne que justifie ici les blessures et les dégâts subis par d’innocentes victimes – y compris des policiers –  et l’image désastreuse dont le centre ville et la communauté marocaine ne se remettront pas facilement.

L’impunité ne pouvait perdurer et  contribuer à faire le jeu des extrémistes.

Happy Monday: une école dans les bois

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Des parents et des pédagogues viennent de concrétiser BOS, leur projet d’école dans la nature basée au Rouge-Cloître à l’orée de la forêt de Soignes. Cette école multilingue – d’inspiration Montessori   met la curiosité et la créativité de l’enfant au centre de son projet éducatif qui se déroule au minimum à 70% dans la nature et par tous les temps. « Play is the work of the child » (Maria Montessori).

Actuellement, une initiative privée entièrement financée par les parents (qui peuvent se le permettre) et qui fonctionne 2 jours par semaine pour les enfants de 3 à 6 ans, mais qui ambitionne de s’ouvrir à l’enseignement primaire. Voici le premier programme  de Brussels Outdoor School – BOS.

Une innovation intéressante à un moment où Bruxelles s’interroge sur le type d’enseignement qui doit être dispensé aux futurs adultes de la société de 2034.

Si le patronat plaide pour une formation pragmatique qui délivre des travailleurs immédiatement prêts à l’emploi, d’autres pensent que devant l’inconnue du développement saisissant de l’intelligence artificielle et des robots multifonctions, il faut préparer la nouvelle génération à vivre dans un univers inédit où ne trouveront leur place que ceux qui auront développé l’ensemble de leur potentiel humain et cognitif, affûté leur esprit critique et auront finalement appris à apprendre.

Des clichés et un entre soi rassurant

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Le Soir a fait une plongée en immersion à Uccle, souvent présenté comme le Neuilly bruxellois, en moins homogène. « On vit géographiquement ensemble, mais on est séparés mentalement ». Ses journalistes en ramènent des portraits contrastés qui mettent “ l’entre soi ” en évidence comme une fatalité et révèlent aussi des clichés qui ont la peau dure.

“ Ce désir de vivre « entre soi » se manifeste aussi à travers les habitudes des habitants, qui évitent parfois le centre-ville de Bruxelles, pourtant tout proche. Thomas, jeune plombier, confie qu’il a « quelques appréhensions » par rapport à cette zone : la crainte, par exemple, de retrouver sa voiture vandalisée. Patrick, restaurateur, n’a pas l’esprit tranquille non plus. « Vous avez vu les émeutes récentes, je n’ai pas du tout envie que ma fille soit mêlée à des choses comme cela », assure-t-il avant d’énumérer les avantages de Waterloo (une ville citée en exemple par de nombreux Ucclois cette semaine). La mobilité compliquée et le piétonnier inachevé font également office de repoussoirs : « Depuis qu’il y a le piétonnier, nous n’allons plus dans notre restaurant thaï du centre », avancent Fabienne et Stéphan ”.

Travailler ensemble permet parfois de sortir des clichés et de l’entre soi. « Après de longues années à évoluer dans un cercle 100 % français. Nadia explique que sa vie a changé du tout au tout quand elle s’est reconvertie dans la décoration et a recommencé à travailler. « Mon réseau français s’est estompé, et aujourd’hui j’ai plus d’amis belges que français », assure la mère de famille, qui reconnaît que les expats français ont plutôt l’habitude de rester entre eux ”.