Archives pour la catégorie Economie

Happy Monday : Une source d ‘énergie gratuite et durable

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Sous nos pieds circule de la chaleur à température constante (10 à 12°C), source d’énergie inépuisable. La géothermie permet de l’exploiter. Mais pour cela, il est nécessaire de connaître les propriétés de ce sous-sol. A Bruxelles, le projet « Brugeo » s’y atèle, afin de valoriser au mieux cette ressource qu’ils décrivent ICI. Les quotidiens  Le Soir et Bruzz y consacrent aussi un article.

En Wallonie et en Flandre, des particuliers ont déjà fait appel à la géothermie « basse température ». En forant des puits de faible profondeur (entre cinq et 200 mètres), ils y puisent l’énergie qui par l’intermédiaire d’une pompe chaleur, permet d’assurer le chauffage de leur habitation en hiver ou son rafraîchissement en été en évitant l’usage énergivore de l’airco. A Bruxelles, des îlots et même des quartiers pourraient recourir à cette source inépuisable d’énergie. L’investissement est important mais très rentable à l’usage. Des entreprises bruxelloises se sont équipées avec succès et quelques particuliers s’y sont déjà lancés selon L’Echo.

Nous avons interrogé Bertrand Waucquez, consultant énergie de la Vlaamse Confederatie Bouw, dont nous retenons un certain nombre d’informations pratiques qui rendent le projet réaliste.
– pour parler des aspects bruxellois contacter Estelle Petitcler ici epetitclerc@naturalsciences.be
– pour des idées, le champion de la débrouillardise c’est Jacques Vercruysse à contacter ici info@geo-green.be 
– pour le dimensionnement des installations, voilà le site de référence (NL)

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La revitalisation de la ville

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Peu après sa naissance, la Région s’est lancée dans un vaste projet de revitalisation de ses quartiers anciens, en visant à la fois leur réhabilitation physique, leur dynamisation sociale et économique. Avec la collaboration de l’Etat fédéral (Beliris) et des communes, elle a créé les « Contrats de quartier » aujourd’hui appelés  » Contrats de quartier durables «  dotés de budgets considérables de l’ordre de 25 millions par contrat et censés donner forme à la ville.

A l’occasion des 25 ans d’existence ce programme – qui compte plus de 20 contrats principalement situés sur Bruxelles Ville  – le Centre international pour la Ville, l’Architecture et le Paysage (Fondation CIVA) s’est lancé dans un travail de recherche et de réflexion autour de la politique des contrats de quartiers bruxellois. Ce travail se concrétise par une exposition qui se tient au CIVA jusqu’au 15 avril et qu’il sera intéressant de découvrir, malgré le nom peu engageant de « Operational Aesthetic », suivant une habitude nouvelle et discutable qui privilégie l’anglais pour ne pas devoir utiliser le français et le néerlandais.

En faisant des communes les maîtres d’œuvre de ces projets de revitalisation, certains estiment que la Région a largement perdu la maîtrise des opérations et les communes se sont parfois avérées peu équipées pour les piloter. De multiples changements d’échevins, des fonctionnaires peu habitués à gérer ce genre d’opération et des bureaux d’étude pas toujours au fait de la situation ont été cause d’importants retards, de pertes de budgets et de communication pas toujours aisée avec la population « bénéficiaire » parfois victime d’excès de gentrification. Pas sûr que l’exposition aborde cet aspect des choses. On en reparlera.

 

Happy Monday: Non, pas champion des embouteillages

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Non, Bruxelles n’est pas la ville la plus embouteillée du monde, ni même d’Europe, où elle fait mieux que Anvers. Arrêtons de nous flageller, même si rester à la 101e place est toujours inadmissible pour des raisons de santé publique et d’économie.

Selon l’analyse du cabinet spécialisé Inrix – qui a examiné 38 pays et 1.360 villes – voilà le tableau des heures passées dans les embouteillages:

1. Los Angeles 102h
2. Moscou 91h
3. New York. 91h
4. Sao Polo. 86 h
5. San Francisco. 79h
6. Bogota. 76h
7. Londres. 74h
8. Atlanta 70h
9. Paris 69h

101. Bruxelles 39h


Unix
évalue le coût direct du temps passé coincé au volant par un conducteur américain à 1.445 dollars par an (essence et temps de travail gâchés), ce qui représente 300 milliards de dollars à l’échelle d’un pays comptant 211 millions de voitures. En 2010 un taxi roulait à une vitesse moyenne de 10,5 km/h à Midtown, quartier du centre de Manhattan. En 2016, elle était tombée à 7,5 km/h, à peine plus vite qu’un piéton. (Source: La Libre)

Changer la ville

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Ils sont jeunes. Audacieux. Entreprenants. A travers différents rendez-vous et une plateforme Internet, le collectif Brussels Together réunit et encourage les initiatives qui visent à faire bouger Bruxelles. Selon ses fondateurs, c’est maintenant qu’il faut agir. Il n’est plus question d’attendre que les politiques enclenchent le mouvement, disent-ils dans un reportage de La Libre. Tous les premiers mercredis du mois, ils organisent une réunion dans un endroit différent – ce qui permet aussi de découvrir de nouveaux lieux -, et donnent la parole à trois groupes qui viennent présenter leur propre projet.

« Auparavant, on végétait, on attendait que le politique résolvent les problèmes pour nous et, du coup, rien ne bougeait vraiment. Mais aujourd’hui, avec les outils disponibles grâce au Web, on a tout ce dont on a besoin pour réaliser les projets qui nous tiennent à cœur. Avec le crowdfunding, on peut lever un budget, avec les réseaux sociaux, on peut véhiculer des idées et communiquer des directives. Il y a aussi plein d’endroits pour se réunir. Et de ce fait, on a plus besoin de subsides ou de demander quoique ce soit aux politiques. Tout ce qu’il faut, c’est de la coordination et savoir où se trouvent les ressources dont on a besoin.
C’est exactement cela que travaille le opencollective « BrusselsTogether ».

Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, si tu as envie de créer une nouvelle école, de faire de la méditation, d’aider les réfugiés, d’améliorer la mobilité, ‘just do it’! Le coût d’un nouveau projet ne peut plus être un frein. Au lieu d’en débattre, mieux vaut en faire l’expérience, tenter l’aventure, et voir si la sauce prend. Nous ne sommes plus dans un jeu où certains gagnent et d’autres perdent! A nous de créer un système où tout le monde est gagnant.« 

La fin du travail ?

Selon Express, une étude réalisée auprès de 1400 experts technologues et futurologues par le très sérieux Pew Research Center révèle que 30 % d’entre eux sont plutôt pessimistes, estimant que les progrès techniques vont créer un chômage de masse qui ne pourra jamais être résorbé. Mais la majorité estime que les bénéfices de cette révolution de la robotisation et de l’intelligence artificielle dépasseront les coûts, même très élevés.

Ils pensent que globalement, la société devrait s’enrichir, mais aussi qu’elle pourrait être confrontée à un certain nombre de problèmes de nature sociale provenant du temps excessif qui sera consacré aux loisirs, et de l’inégalité croissante des revenus.

Une très grande partie des postes seront tenus par des robots, et en conséquence, très peu d’humains auront un emploi. Il ne sera donc plus judicieux de former la plupart des gens à exercer une profession. Les programmes de formation devraient donc plutôt s’articuler sur les connaissances pratiques pour améliorer l’existence.

En conclusion, le véritable enjeu de ce type de société sera le partage des richesses dans un monde où la plupart des gens deviendront professionnellement inactifs.