Archives pour la catégorie Economie

Changer la ville

________________________

Ils sont jeunes. Audacieux. Entreprenants. A travers différents rendez-vous et une plateforme Internet, le collectif Brussels Together réunit et encourage les initiatives qui visent à faire bouger Bruxelles. Selon ses fondateurs, c’est maintenant qu’il faut agir. Il n’est plus question d’attendre que les politiques enclenchent le mouvement, disent-ils dans un reportage de La Libre. Tous les premiers mercredis du mois, ils organisent une réunion dans un endroit différent – ce qui permet aussi de découvrir de nouveaux lieux -, et donnent la parole à trois groupes qui viennent présenter leur propre projet.

« Auparavant, on végétait, on attendait que le politique résolvent les problèmes pour nous et, du coup, rien ne bougeait vraiment. Mais aujourd’hui, avec les outils disponibles grâce au Web, on a tout ce dont on a besoin pour réaliser les projets qui nous tiennent à cœur. Avec le crowdfunding, on peut lever un budget, avec les réseaux sociaux, on peut véhiculer des idées et communiquer des directives. Il y a aussi plein d’endroits pour se réunir. Et de ce fait, on a plus besoin de subsides ou de demander quoique ce soit aux politiques. Tout ce qu’il faut, c’est de la coordination et savoir où se trouvent les ressources dont on a besoin.
C’est exactement cela que travaille le opencollective « BrusselsTogether ».

Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, si tu as envie de créer une nouvelle école, de faire de la méditation, d’aider les réfugiés, d’améliorer la mobilité, ‘just do it’! Le coût d’un nouveau projet ne peut plus être un frein. Au lieu d’en débattre, mieux vaut en faire l’expérience, tenter l’aventure, et voir si la sauce prend. Nous ne sommes plus dans un jeu où certains gagnent et d’autres perdent! A nous de créer un système où tout le monde est gagnant.« 

Publicités

La fin du travail ?

Selon Express, une étude réalisée auprès de 1400 experts technologues et futurologues par le très sérieux Pew Research Center révèle que 30 % d’entre eux sont plutôt pessimistes, estimant que les progrès techniques vont créer un chômage de masse qui ne pourra jamais être résorbé. Mais la majorité estime que les bénéfices de cette révolution de la robotisation et de l’intelligence artificielle dépasseront les coûts, même très élevés.

Ils pensent que globalement, la société devrait s’enrichir, mais aussi qu’elle pourrait être confrontée à un certain nombre de problèmes de nature sociale provenant du temps excessif qui sera consacré aux loisirs, et de l’inégalité croissante des revenus.

Une très grande partie des postes seront tenus par des robots, et en conséquence, très peu d’humains auront un emploi. Il ne sera donc plus judicieux de former la plupart des gens à exercer une profession. Les programmes de formation devraient donc plutôt s’articuler sur les connaissances pratiques pour améliorer l’existence.

En conclusion, le véritable enjeu de ce type de société sera le partage des richesses dans un monde où la plupart des gens deviendront professionnellement inactifs.

Investir pour une ville durable ?

___________________________________

Le secteur bancaire s’est toujours prioritairement préoccupé du développement de ses bénéfices et de ceux de ses clients, n’hésitant pas à investir dans des entreprises rentables sans trop se soucier de leur production, même s’il s’agissait d’armements ou de produits chimiques néfastes pour la santé. Le temps changent et il lui faut aujourd’hui tenir compte d’une sensibilité accrue de ses clients en faveur d’un lieu de vie et d’un monde durable.

A côté de banques comme Triodos – qui en ont fait leur raison d’être – on trouve aujourd’hui des banques plus classiques – comme KBC Brussels – qui surfent sur cette nouvelle tendance. S’il peut être pris pour argent comptant, le texte publicitaire ci-dessous révèle qu’un rendement financier et une contribution au développement durable ne seraient plus deux notions qui s’excluent.

« Le développement durable doit répondre aux besoins économiques et sociaux actuels sans compromettre la capacité des générations futures à pourvoir à leurs propres besoins. Rendement financier et contribution au développement durable, deux notions qui ne s’excluent plus. Pour les fonds best-in-class, nous attribuons aux entreprises des scores en fonction de paramètres liés à l’environnement de travail, au respect de la nature et à la bonne gouvernance. En sont exclues les entreprises qui enfreignent les principes de l’investissement socialement responsable (ISR) ou sont actives dans des secteurs controversés, comme le commerce des armes. Seules les entreprises qui obtiennent les meilleurs résultats dans leur secteur sont retenues. » KBC Asset Management.

Faut-il quitter Bruxelles ?

__________________________

C’est la question provocante que pose « Question à la Une » dans un reportage que vous trouverez ICI, à la 44ème minute, parce qu’il est précédé d’une question tout aussi provocante: La Flandre a-t-elle pris le pouvoir ?

Si vous ne pouvez prendre le temps d’écouter cela un de ces soirs, voilà un texte de la RTBF qui le résume très imparfaitement …

A bruxselsfuture notre réponse est claire: fuir Bruxelles pour aller miter la campagne et gonfler le flot des navetteurs qui encombrent quotidiennement les entrées de la ville n’est pas une option. Certes, Bruxelles est loin d’être parfaite, mais elle a du potentiel et il nous appartient de contribuer à son développement harmonieux et à sa convivialité.

Les robots doivent payer des impôts

robot2

S’ils prennent notre travail, ils doivent payer des impôts et alimenter les caisses de l’Etat.
Non, ce n’est pas le PTB qui l’affirme mais le cofondateur de Microsoft Bill Gates, à la plus grande joie du candidat Benoît Hamon selon Le Monde et ZDNet

 » Un robot remplissant la même mission qu’un travailleur devrait lui aussi être taxé, sous peine pour un Etat de voir les recettes fiscales basées sur l’imposition du revenu fondre du fait de l’automatisation permise par les robots ». L’automatisation permettrait alors de remplir des tâches et de libérer de la main d’œuvre pour des activités requérant des qualités humaines, comme l’empathie. « Une piste serait de définir pour chaque robot un salaire théorique, basé sur le travail d’êtres humains nécessaires pour effectuer la même tâche. Une autre idée serait de passer par la TVA, dans la mesure où ces robots offrent des livraisons ou des services

Un récent rapport approuvé par le Parlement européen proposait lui aussi de taxer les robots afin de financer un revenu universel et compenser les conséquences sur l’emploi de la robotisation. Cette mesure n’a pas fait consensus parmi les eurodéputés.