Archives pour la catégorie Culture

Ce WE, Bruxelles s’illumine

Ce soir et dimanche soir, Bruxelles s’illumine depuis le canal et Citroën jusqu’à Sainte- Catherine. Onze œuvres lumineuses ayant voyagé dans le monde entier, ou créées spécialement pour l’occasion, vont transformer la ville pour deux nuits. Après une première expérience menée en 2013, le  » Bright festival   » fêtera sa seconde édition jusqu’à dimanche 23h. Un petit aperçu sur la vidéo du Soir (après une inévitable petite pub)

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Encadrer la gentrification

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Bruxelles a besoin de retenir sa classe moyenne qui file en périphérie … et y paie ses impôts. Des projets comme la « marina » d’Anderlecht ou le contrat de quartier durable des Marolles ont cependant remis le débat sur le danger de gentrification sur la table. L’arrivée d’une nouvelle population dans un quartier plutôt homogène pose question parce qu’elle brise l’entre-soi et vise à créer une certaine mixité qui se retrouvera jusque dans les écoles. Que ce soit une marina dans un quartier populaire d’Anderlecht ou la construction de logements sociaux à Uccle, le changement fait peur.

Souvent présentée comme le mal absolu, la gentrification d’un quartier populaire n’est souvent qu’une étape vers une mixité du quartier. Sans encadrement et sans limites, cette gentrification pourrait cependant bien finir par chasser la population d’origine, notamment suite à la hausse progressive des loyers. Avant de se lancer dans des projets de rénovation de l’espace public qui peuvent conduire à cette gentrification excessive, les pouvoirs publics ont le devoir d’assurer le contrôle du phénomène, par exemple en disposant de suffisamment de logements publics dont ils maîtrisent les loyers ou de logements gérés par des agences immobilières sociales (AIS).

Le quartier populaire  » Frogtown «  de St. Paul au Minnesota s’est organisé pour résister à une gentrification excessive en produisant une bande dessinée  qui a illustré les exigences de la population existante et a coalisé les habitants. Elle conclut par  «  Gentrification isn’t going to go away, our best bet is to ask for a certain amount of housing that will allow residents to continue to afford to live here “

 

 

 

 

Happy Monday: une école dans les bois

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Des parents et des pédagogues viennent de concrétiser BOS, leur projet d’école dans la nature basée au Rouge-Cloître à l’orée de la forêt de Soignes. Cette école multilingue – d’inspiration Montessori   met la curiosité et la créativité de l’enfant au centre de son projet éducatif qui se déroule au minimum à 70% dans la nature et par tous les temps. « Play is the work of the child » (Maria Montessori).

Actuellement, une initiative privée entièrement financée par les parents (qui peuvent se le permettre) et qui fonctionne 2 jours par semaine pour les enfants de 3 à 6 ans, mais qui ambitionne de s’ouvrir à l’enseignement primaire. Voici le premier programme  de Brussels Outdoor School – BOS.

Une innovation intéressante à un moment où Bruxelles s’interroge sur le type d’enseignement qui doit être dispensé aux futurs adultes de la société de 2034.

Si le patronat plaide pour une formation pragmatique qui délivre des travailleurs immédiatement prêts à l’emploi, d’autres pensent que devant l’inconnue du développement saisissant de l’intelligence artificielle et des robots multifonctions, il faut préparer la nouvelle génération à vivre dans un univers inédit où ne trouveront leur place que ceux qui auront développé l’ensemble de leur potentiel humain et cognitif, affûté leur esprit critique et auront finalement appris à apprendre.

Des clichés et un entre soi rassurant

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Le Soir a fait une plongée en immersion à Uccle, souvent présenté comme le Neuilly bruxellois, en moins homogène. « On vit géographiquement ensemble, mais on est séparés mentalement ». Ses journalistes en ramènent des portraits contrastés qui mettent “ l’entre soi ” en évidence comme une fatalité et révèlent aussi des clichés qui ont la peau dure.

“ Ce désir de vivre « entre soi » se manifeste aussi à travers les habitudes des habitants, qui évitent parfois le centre-ville de Bruxelles, pourtant tout proche. Thomas, jeune plombier, confie qu’il a « quelques appréhensions » par rapport à cette zone : la crainte, par exemple, de retrouver sa voiture vandalisée. Patrick, restaurateur, n’a pas l’esprit tranquille non plus. « Vous avez vu les émeutes récentes, je n’ai pas du tout envie que ma fille soit mêlée à des choses comme cela », assure-t-il avant d’énumérer les avantages de Waterloo (une ville citée en exemple par de nombreux Ucclois cette semaine). La mobilité compliquée et le piétonnier inachevé font également office de repoussoirs : « Depuis qu’il y a le piétonnier, nous n’allons plus dans notre restaurant thaï du centre », avancent Fabienne et Stéphan ”.

Travailler ensemble permet parfois de sortir des clichés et de l’entre soi. « Après de longues années à évoluer dans un cercle 100 % français. Nadia explique que sa vie a changé du tout au tout quand elle s’est reconvertie dans la décoration et a recommencé à travailler. « Mon réseau français s’est estompé, et aujourd’hui j’ai plus d’amis belges que français », assure la mère de famille, qui reconnaît que les expats français ont plutôt l’habitude de rester entre eux ”.

 

Happy Monday: nouveaux modes de vie reconnus

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Vu le prix des loyers à Bruxelles, des personnes qui veulent ou doivent être autonomes (souvent des jeunes) s’organisent pour louer un logement à plusieurs.

Considérés comme « cohabitants », ceux qui bénéficient d’une allocation perdent le bénéfice du statut plus favorable de personne isolée, parfois même avec effet rétroactif et sanctions.

La Cour de Cassation a statué dans un arrêt récent (Cass., 9 octobre 2017, S.16.0084.N/1), que les personnes qui partagent un logement ne sont pas nécessairement des cohabitants. Si chaque habitant assure sa subsistance, il reste considéré comme personne isolée.

L’insécurité de leur situation juridique est donc levée à certaines conditions détaillées ICI.