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Quel tourisme pour Bruxelles ?

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Quand on mesure les difficultés auxquelles les habitants de Berlin, Venise, Amsterdam ou Paris sont confrontés, il est temps de s’interroger sur le type de tourisme que Bruxelles doit développer. La nouvelle échevine du Tourisme de la Ville de Bruxelles affirme ne vouloir miser que sur un tourisme de niche et non sur un tourisme de masse. Karine Lalieux estime aussi que les touristes doivent être mieux répartis dans la ville.  Pas évident quand elle est limitée au territoire de la commune de Bruxelles et qu’à ce sujet on n’entend pas beaucoup Rudi Vervoort, pourtant en charge du Tourisme à la Région.

Easyvoyage rapporte qu’Amsterdam vient de prendre la décision de refuser l’installation de tout nouveau commerce ciblant spécifiquement la clientèle des touristes. Cela va des boutiques de souvenirs aux bed & breakfast en passant même par les marchands qui vendent de la nourriture à consommation immédiate, comme le relate fort bien The Guardian. Il serait intéressant de voir comment Bruxelles pourrait s’en inspirer, malgré le principe acquis de la liberté du commerce.

La transformation de maisons affectées au logement en hébergements touristiques est aujourd’hui réglementée par la Région. Le cabinet de l’Urbanisme de la Ville nous précise que: si l’appartement ou le studio a une affectation – logement – il ne peut y avoir de permis airbnb ou chambre d’hôte. Le PRAS interdit expressément la suppression de logement. Très peu sont actuellement en règle d’un point de vue urbanistique. La Ville n’a rien contre les touristes mais n’est pas d’accord que l’offre de logement soit réduite alors que déjà insuffisante. Et Karine Lalieux d’ajouter : je ne veux pas demain que le Pentagone ne soit qu’un grand hôtel.

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Une ministre de l’agriculture ?

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Oui, le gouvernement bruxellois compte une ministre de l’Agriculture dans ses rangs et c’est Céline Frémault qui en dit plus ICI. Ce qui pourrait ressembler à une plaisanterie, une utopie ou un rêve fou, commence à devenir une réalité: Bruxelles produit des fruits et légumes sur ses toits.

Le potager de l’Albertine reste un précurseur, mais voilà que coup sur coup, le projet Foodmet de l’Abattoir et la Ferme urbaine du Delhaize de Boondael viennent de passer du rêve à la réalité. On va pouvoir cueillir des légumes sur le toit de son supermarché et les payer à la caisse …

Sans toujours disposer de la certification « BIO », ces légumes cultivés dans de bonnes conditions reviennent souvent moins chers que les légumes bios. Tout qui possède un toit plat pourrait cultiver des radis, de la salade de blé et même des potirons pour Halloween s’il procède à un aménagement professionnel de sa toiture et de son arrosage automatisé. Un toit qui assurera aussi une bonne rétention d’eau, un isolant thermique efficace et qui piègera modestement du CO2. Potage-toit, comme La Grange en Ville et Bruxelles Environnement  en disent plus si vous voulez tenter l’expérience.

L’avenir de la Bourse est fixé

Si vous êtes intéressé par ce débat urbain qui a fait rage à Bruxelles pendant des mois, nous faisons le point. Après bien des discussions à propos de ce bâtiment emblématique et populaire, après une enquête publique, une pétition et la réunion de la Commission de concertation, un avis favorable vient d’être émis pour la rénovation de la Bourse et de son affectation à plusieurs fonctions dont le Belgian Beer World, des salles d’expositions temporaires, un accès à l’espace archéologique, des commerces et des sanitaires que vous pouvez visualiser sur cette vidéo de BX1.

Un avis favorable – mais assorti de plusieurs conditions – que vous trouverez ICI et qui sont commentées par la presse et des associations citoyennes ICI. Si vous êtes très curieux, vous pouvez aussi accéder ICI aux nombreux « considérant » qui relatent de nombreuses questions pertinentes soulevées par les participants à la réunion de concertation.

La Bourse est un bâtiment édifié avec de l’argent public et ne peut être privatisé. Le bourgmestre garantit que la gestion du bâtiment sera bien assurée par une structure dans lequel le pouvoir public sera majoritaire. La Bourse sera plus accessible qu’avant aux Bruxellois et aux visiteurs et la grande nef restera disponible pour des expositions temporaires comme aujourd’hui. Seul l’espace Beer World sera payant. Certains regrettent cependant que la question essentielle de l’affectation n’a jamais fait l’objet d’un véritable débat et craignent une disneylandisation du centre ville.

Respirer l’air du temps

Véritable enjeu de santé public, les problèmes liés à la pollution atmosphérique de la Région sont-ils suffisamment prix en charge par le gouvernement ?  A Bruxelles pas de chiffres spécifiques, mais en France, la pollution de l’air est responsable de 48 000 décès par an, troisième cause de mortalité…

Alors, les mesures qui vont être prises pour l’entrée à Bruxelles sont-elles suffisantes,  alors qu’elles ne visent que 5.000 voitures ? Et ensuite, elles seront très étalées jusqu’en 2025, comme le montre le tableau de Bruzz en bas de page.

En attendant, faudra donc commencer à se protéger de l’air que l’on respire, surtout si on est joggeur, conducteur de deux roues ou si on est un enfant. Une start-up française propose une solution pour temporiser.

Deux jeunes Français – amoureux de deux roues – ont constaté que les masques anti-pollution commercialisés font suffoquer, le confort est inexistant, le masque manque de style et est surtout trop souvent inefficace. Le duo propose une alternative avec le masque R-PUR.

Une belle rénovation discutable

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Vous vous souvenez sans doute du projet écologique et futuriste de Vincent Callebaut que je vous ai présenté ICI pour l’aménagement de la gare maritime proche de Tour & Taxis ?

Bruzz semble être le seul à annoncer que ce projet d’aménagement sera finalement attribué au bureau d’architecture néerlandais Neutelings-Riedijk qui a conçu le MAS à Anvers.  » La ville où il ne pleut jamais «  est un beau projet patrimonial qui va s’étendre sur 75.000 m2.

On peut cependant se demander si le projet retenu ne ressemble pas trop à un shopping center de plus dans le style de son voisin Docks Bruxsel ? Avec le projet NEO assez proche, l’offre commerciale ne devient elle pas excessive par rapport au budget de consommation disponible pour la majorité des Bruxellois ? Et si le projet s’avérait être un succès, ne sera-ce pas finalement au détriment des commerces du centre ville ?