Archives de l’auteur : Yvan Vandenbergh

A propos Yvan Vandenbergh

Citoyen bruxellois engagé, passionné par l'avenir de notre Ville-Région

Happy Monday: des paysages citoyens

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Savez-vous que Bruxelles possède plus de 300 potagers urbains ? que beaucoup de quartiers proposent un compost collectif ? que des friches urbaines deviennent des vergers, des lieux de culture et d’exploration ? que les guinguettes se multiplient dans les parcs … Le nouveau guide « Paysages citoyens à Bruxelles »  en fait un inventaire coup de cœur, qui met en lumière l’incroyable énergie que les Bruxellois déploient pour investir les friches et autres espaces disponibles.

Commune par commune, Christophe et Jacques Mercier vous emmènent en images à la découverte de 50 projets, à la fois verts et citoyens. Certains projets sont plus axés « nature » et d’autres davantage tournés vers le social, tous favorisent les rencontres entre habitants. Cette tendance se répand dans le monde, mais à Bruxelles, la quantité et la qualité des paysages verts citoyens sont uniques. Cette fois nous avons une longueur d’avance et le phénomène ne semble pas près de s’éteindre !

Les auteurs présenteront l’ouvrage le 19 novembre, de 12h15 à 14h, chez Perspective, au 59 rue de Namur. Vous pouvez aussi le feuilleter sur le site des éditions Racine.

>>>  tiens, avez-vous déjà fait part de vos plaintes à la Région à propos des pollutions sonores que vous subissez ?  Chaque réponse sera prise en compte. Il est encore temps de renvoyer ce formulaire, très simple à remplir.

 

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Revenu universel ou gratuité de services essentiels ?

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Des êtres humains riches de plus en plus riches, des pauvres de plus en plus pauvres …
« Le projet de revenu universel suscite l’enthousiasme de certains, dans leur immense majorité animés par un souci d’équité et de générosité. Mais leur ambition repose-t-elle sur des fondations solides dès lors qu’elle postule l’idée d’une «
 crise du travail », laquelle suggère qu’une partie de plus en plus importante de la population ne trouvera plus à s’employer ? ». C’est Paul Aries qui l’affirme dans le Monde Diplomatique de novembre.

Il poursuit en pointant un véritable dilemme. « Prendre acte de cette situation conduit à prôner un autre type de revenu d’existence, démonétarisé. Revenu universel ou gratuité, ainsi se résume le dilemme : vaut-il mieux donner de l’argent aux citoyens ou leur fournir des services  gratuits ? ».

Il opte plutôt pour la gratuité de services, mais pour lui, pas n’importe lesquels. « La gratuité que nous devons défendre relève d’une construction. Économique, d’abord : si l’école publique est gratuite, c’est que l’impôt la finance. La gratuité libère le service du prix, pas du coût. Culturelle, ensuite : il ne s’agit pas de promettre une liberté sauvage d’accès aux biens et aux services, mais de l’adosser à des règles ». Quelles règles ? vous le saurez en consultant ICI l’article que le mensuel français consacre à cette problématique, qui ne devrait pas tarder à être d’actualité chez nous.

 

 

Des fonctionnaires européens s’engagent pour Bruxelles

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Un lecteur du blog nous livre une information capable de casser des préjugés trop bien ancrés: 1.000 eurocrates vont s’engager dans activités de volontariat en collaboration avec des ONG locales qui agissent face à des situations d’urgence sociale à Bruxelles. Ils et elles le feront avec le soutien actif de leur employeur. Ils décrivent ICI leur semaine du volontariat, qui se tiendra du 19 au 23 novembre.

Ces fonctionnaires européens motivés agissent ainsi en vue de renforcer leurs relations avec les communautés locales tout en renforçant leur « esprit de corps ».

Tiens, et si cela donnait des idées à d’autres employeurs ?

 

 

Valoriser la langue maternelle

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Nombre de parents bruxellois francophones inscrivent leurs enfants dans l’enseignement néerlandophone, en vue d’en faire de parfaits bilingues, faute d’enseignants « native speakers » motivés et de classes d’immersion dans l’enseignement francophone bruxellois. A juste titre, leur langue maternelle n’y a pas sa place, pour maintenir l’immersion dans le néerlandais, déjà menacé par un nombre croissant d’enfants francophones dans les écoles de la Communauté flamande.

Bruzz relate l’expérience réalisée dans deux écoles primaires néerlandophones à Anderlecht, où les enfants sont parfois encouragés à recourir à leur langue maternelle – souvent diverses –  notamment pour la préparation d’activités de groupes. Ils sentent leur identité reconnue et se montrent concernés, motivés et fiers de montrer leur connaissance d’une autre langue à leurs condisciples. La Erasmushogeschool qui pilotait le projet en a tiré des conclusions à découvrir ICI.

Ce recours à une langue maternelle riche et nuancée est une belle occasion pour moi de rappeler, que comme être humain doté de parole, nous pensons avec des mots. La langue est donc le support de notre pensée. Il est particulièrement important pour les enfants de disposer d’une langue qu’ils maîtrisent bien comme support de leur pensée. Que ce soit leur langue maternelle, paternelle ou celle de l’école, peu importe. Après, il ne  » reste plus «  qu’à traduire cette pensée dans une ou plusieurs autres langues pour communiquer avec les autres.

Boire l’eau du robinet

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Boire l’eau du robinet, le faites-vous ? Ou transportez-vous chaque année des centaines de kilos d’eau en bouteille ? … qui vont aboutir dans vos poubelles, si ce n’est dans les rivières ? Mettre fin à cette assuétude vous fera des économies (200 fois moins cher) et aura un impact positif sur l’environnement, en réduisant les émissions de CO2 et les déchets plastiques. A Bruxelles, nous avons la chance de disposer d’une eau de distribution de qualité, très largement supérieure aux normes. Profitons-en allègrement et n’écoutons pas trop les habiles messages publicitaires.

Si le goût du chlore – qui est ajouté pour en garantir la qualité bactériologique vous déplaît – comme à moi – il suffit de remplir une carafe et de la placer dans votre frigo pendant quelques heures pour que le chlore s’évapore. Quelques gouttes de citron ou quelques feuilles de menthe en feront une boisson appréciée de tous. Quant au calcaire, il n’est pas néfaste à la santé, mais une cartouche filtrante vous permettra de l’éliminer pour un thé ou un café d’aspect irréprochable.

Des études de Test Achats dont parle Ecoconso ont démontré que nombre d’eaux en bouteille sont trop chargées en minéraux et vous conviennent souvent moins bien que l’eau du robinet. Bruxelles Environnement a publié une information qui résume bien la situation. Les députés européens viennent de voter une nouvelle législation qui devrait favoriser une plus forte généralisation de la consommation de l’eau du robinet.

Bon pour la santé, bon pour votre porte-monnaie et bon pour la planète. Qu’attendons-nous ?