Gagner le grand défi de la mobilité ?

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J’ai testé la nouvelle ligne de tram 9 vers Jette – directement accessible en souterrain depuis la station Simonis/Elisabeth – et j’en suis revenu convaincu par la formule tram en site propre qui offre une ponctualité et un confort dignes d’une ligne de métro, mais avec un coût de construction, des délais et des frais d’entretien, bien plus limités, si l’espace en surface est disponible. Je relate cela, parce que certains rêvent (naïvement ?) d’un réseau métro à la parisienne, pour résoudre nos problèmes de mobilité. Tout simplement impossible à financer et à rentabiliser pour une ville qui ne compte qu’un bon million d’habitants, dispersés sur un territoire plus grand que Paris, sans compter les nombreuses années nécessaires pour le construire.

Brussels Studies vient de publier à ce sujet une recherche fouillée de Vincent Carton dont la DH publie un résumé transmis par un lecteur. L’étude éclaire le débat sur les choix possibles: faut-il investir dans une ligne de métro entre Albert et Bordet ou investir ces moyens dans le réseau de surface avec extension du réseau au moyen de lignes à « haut niveau de service », protection (et même priorité) des trams et bus vis-à-vis des véhicules individuels et amélioration des fréquences ? Une réponse : « Bruxelles gagnera la bataille de la mobilité si elle continue à diversifier son offre en surface et en souterrain ».

Extraits. « A court terme, la demande (croissante) de déplacements ne peut être rencontrée ni par la voiture privée sur des voiries saturées aux (longues) heures de pointe, ni par les trams et bus (englués) dans ce trafic, ni par le métro dont l’extension prendrait énormément de temps ». Il faut donc prôner des investissements plus systématiques dans les réseaux (protégés) de bus et de tram. Mais favoriser les réseaux de surface nécessite plus de courage politique pour des arbitrages entre intérêt général et intérêt local, tout le monde n’étant pas forcément heureux de voir passer un tram ou un bus devant chez lui. « Les défis à rencontrer sont complexes vu l’offre de stationnement (souvent gratuit) dans les zones d’emploi, le faible coût perçu de l’usage des transports individuels et une politique fiscale avantageuse pour l’automobile. Cela rend les politiques de transfert entre modes de déplacement aléatoires, y compris en faveur du futur RER. Bien sûr, le vélo prend progressivement sa place et la voiture partagée et le covoiturage permettent de réduire les besoins d’espace du transport privé ». Mais est-ce bien suffisant ?

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