Habiter autrement

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Notre génération est sans doute la dernière à pouvoir disposer des maisons de maître unifamiliales, des vastes appartements et des cités-jardin sociales qui ont longtemps caractérisé Bruxelles. En dehors des privilégiés qui en hériteront de leurs parents, les Bruxellois vont devoir vivre dans des habitations plus petites comme à Londres ou Paris (pour ne pas citer Tokyo).

Face à l’augmentation du prix des terrains, des maisons et des loyers, des initiatives telles que l’habitat groupé, le community landtrust et la cohabitation sont des réponses qui commencent à se développer et répondent à une tendance nouvelle: la jouissance d’un bien prime sur sa possession comme pour les vélos et voitures.

Si les jeunes commencent volontiers à partager de grands appartements autant pour des raisons d’économie que de convivialité, le phénomène touchait peu la bourgeoise et les expats. Mais là aussi, les mentalités commencent à évoluer, notamment à l’initiative de Cohabs qui vise spécifiquement les expats aux revenus confortables. Plusieurs journaux y consacrent des reportages que j’ai regroupé ICI pour vous.

Lionel Jadot, le pro de la déco sans code. Avec ses ambiances « feel good » aux influences surprenantes, son style brut et instinctif qui place l’artisanat belge au cœur de sa démarche, Lionel Jadot, c’est l’étoile de l’architecture d’intérieur à contre-courant. Il a travaillé pour Cohab et nous en reparlerons demain.

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Une réflexion au sujet de « Habiter autrement »

  1. Veronique de Potter

    Vu le niveau des loyers à Bruxelles, je serais plutôt pour la co-location, mais je voudrais attirer l’attention sur les problèmes que cette formule peut poser, ayant vécu pendant 2 ans un voisinage extrêmement pénible avec une dizaine de jeunes adultes (sans enfants) occupant une grande maison unifamiliale juste à côté de chez moi (et un mur mitoyen pas très épais) faisant la fête en grandes tablées quasi chaque soir jusqu’à pas d’heure, avec des cohortes d’invités et moultes boissons alcoolisées, beaucoup plus de cris que de chuchotements, tant à l’intérieur qu’au jardin, des BBQ en été qui enfumaient toute ma maison, jouant tous les instruments de musique imaginables dont le djembé, alors que j’avais 3 enfants d’âge scolaire se couchant en principe à 21h pour se lever à 7h pour aller à l’école. Après de vains pourparlers pacifiques (qui m’ont valu des réflexions du genre: « Pourquoi vous n’allez pas habiter à la campagne si vous voulez du calme? » ou « Le mois de juin c’est la saison des BBQ » et j’en passe), j’ai régulièrement appelé la police pour tapage nocturne et informé du problème le propriétaire de la maison, sans résultat. Excédée, j’ai fini par faire savoir au propriétaire que j’allais saisir la justice, Du coup, il a mis la maison en vente. J’ai maintenant pour voisins un paisible jeune couple avec 2 enfants, qui sous-louent 2 chambres à des étudiants que je vois parfois mais que je n’entends jamais. Je sais que, dans le quartier où j’habitais précédemment, il y a eu un problème similaire avec 4 jeunes adultes louant une maison unifamiliale qui menaient eux aussi une vie très tapageuse à des heures indues, obligeant leurs voisins à appeler régulièrement la police et le propriétaire. Au bout d’un an, les joyeux co-locataires ont été obligés de plier bagage.

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