Happy holidays !

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bruxselsfuture va vous laisser vous détendre et décompresser à l’aise
pour vous retrouver tout frais à partir du 20 août
bye, bye … see you later !

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Happy Monday: L’art au secours de l’air

Peter MacDiarmid for Somerset House

C’est à Londres. A l’occasion du Earth Day, l’artiste Michael Pinsky a installé ces dômes géodésiques au cœur de la cité, pour permettre aux Londoniens de respirer l’air de 5 grandes villes: New Delhi, Beijing, Sao Paulo … & London et de les comparer à l’air pastoral de l’île norvégienne de Tautra, avec son parfum presque beurrée d’herbe coupée.

C’est CityLab qui relate cette intervention artistique résolument politique. Ils décrivent fort bien les impressions des visiteurs à l’intérieur de chacune des capsules, qui simulent parfaitement les caractéristiques et la température de l’air de ces mégapoles, sans toutefois injecter de substances nocives. Une prouesse de la société danoise d’épuration d’air Airlabs.

Surprise: quand les Londoniens pénètrent dans le London dome, ils ne remarquent quasiment rien. La force de l’habitude. Et pourtant CityLab d’écrire : The result is still unsettling: We know that in places London have dangerously high levels of toxic nitrogen oxide (NOx) and nitrogen dioxide (NO2), which reaches such saturations in some places that some streets commonly reach their maximum safe levels for the entire year within the first week of January. The U.K. government itself estimated in 2015 that nitrogen oxides contributed to the premature deaths of up to 23,500 people annually.

>>>  commentaires: merci pour vos commentaires et vos conseils à propos de la difficulté de publier des commentaires sur ce blog. Nous sommes à la recherche d’une alternative.

Un ministre de l’agriculture ?

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Cela m’a toujours fait sourire de constater qu’à la Région de Bruxelles, Céline Fremault est aussi  » Ministre de l’Agriculture « . Pour la poignée de vaches qui broutent encore face au Basilix Shopping ou dans les dernières praires de Woluwe à Hof Ter Musschen ?

Happy Friday ?  Aujourd’hui, l’agriculture urbaine n’est plus une plaisanterie.
La Libre titre: « L’agriculture (urbaine) n’est plus une utopie de bobos ». On y  rappelle le travail de pionniers de la ferme Nos Pilifs, on y apprend que les potagers collectifs sont de plus en plus nombreux et qu’on commence à compter de véritables entreprises agricoles, généralement installées sur les toits plats de grandes surfaces, comme au Foodmet à l’abattoir ou à Ixelles au Delhaize de Boondael. Du producteur directement au consommateur.

L’Europe commence à subventionner la Région, qui était même présente à la foire agricole de Libramont de cette année, c’est dire. Si l’on considère aussi l’aspect ville durable, tous ces toits verts ralentissent le débit de l’évacuation des eaux de pluie, contribuent à lutter contre les températures excessives en ville et dans les bâtiments, en été comme en hiver … et ils permettent aux enfants de découvrir que les carottes ne poussent pas dans les barquettes sous blister des grandes surfaces. Yes Happy Friday !

Des chiffres extraits de La Libre

  • 250 hectares de terres agricoles sont déclarées à l’Europe
  • Une vingtaine de PME, associations, start-up se consacrent à l’agricuture urbaine
  • 260 sites potagers collectifs sont répartis sur 90 hectares, dont 2,7 sur des espaces verts publics bruxellois

La liberté de la presse ensanglantée

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C’est aux Etats Unis. Comme Charlie Hebdo, le  journal local Capital  Gazette d’Annapolis a connu fin juin la pire attaque contre la presse libre de son pays. CityLab évoque Rob Hiaasen, qui y a perdu la vie parmi quatre de ses collègues journalistes. Il écrivait des billets à propos des gens ordinaires, si beaux, si banals ou répréhensibles qu’ils fussent. Ils valaient toute la rigueur, la poésie et le professionnalisme qu’il mettait à rédiger ses textes et ils valaient largement les nombreux boring-ass city council meetings. Il vient de payer le prix de ses services.

CityLab relève qu’il donnait même la parole à une voisine sur un banc ou à un chat disparu. Il s’intéressait aux histoires tristes ou drôles des un-famous people. Cruelle ironie du sort, l’homme de 38 ans qui l’a abattu est le type même de personnage auquel il aurait pu consacrer une chronique. Il l’aurait fait avec grande empathie et curiosité.

Il n’y a pas de petite et grande presse. Il n’y a pas de là-bas et ici. Cette attaque n’est pas seulement dirigée contre un journal communautaire que le meurtrier haïssait, mais finalement dirigée contre le journalisme et la liberté de la presse en général. Une profession que le président des US se plaît à qualifier de enemy of the people.” Au cours de la cérémonie d’hommage, le maire de la ville a contesté vivement cette affirmation, pour lui, en ces temps polarisés:  “They’re not left or right. They’re us.”

Un devoir d’intervention de l’école

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Nos écoles pas toujours à la hauteur lorsque des conflits culturels émergent. C’est Johan Leman – anthropologue et président de la vzw Le Foyer à Molenbeek –  qui l’affirme, face à des propos d’élèves comme: « Tu n’es pas circoncis, tu es sale »  ou « Ta tartine au jambon c’est un péché ». Propos d’enfants qui ne font que répéter ce qu’ils entendent à la maison, mais propos qui peuvent dégénérer et ont même été la cause de changement d’école. N’est-ce pas à juste titre que Johan Leman dit dans De Morgen ne pas comprendre comment de telles « onnozelheden » peuvent devenir un problème ?

Pourquoi certains enseignants ne réagissent pas et ne profitent pas de telles occasions pour faire le point avec les enfants ? Différentes origines, différentes cultures, différentes coutumes, tant pour l’alimentation que pour l’hygiène ou le sens de la vie sur terre. Les enfants ont le droit d’être informés de l’origine et des raisons d’être de ces différentes croyances et usages. C’est un devoir de l’école pluraliste. Oui, on peut être propre sans être circoncis.  Non, on n’est pas dégoûtant parce qu’on mange de la viande de porc.

Certes, cela doit faire partie de la formation ou du recyclage des maîtres. Certes les enseignants doivent être soutenus par leur direction, qui doit les inciter à profiter de ces propos d’enfants – qui ne sont pas anodins – pour fournir des explications et des réflexions à leurs élèves. En effet, il y a ce que l’on pense et dit à la maison ou dans les lieux de culte et il y a ce que l’école d’un état démocratique et pluraliste précise sur le plan historique et scientifique, par-delà les croyances de chacun, qui elles relèvent de la sphère privée. N’est-ce pas essentiel pour la cohabitation harmonieuse d’une nouvelle génération de citoyens bruxellois ?